Trover saves the Universe

INFO
2019 – PS4
Genre – Aventure/Plateforme/Poésie
Joueur – Solo
Développeur – Squanch Games
Éditeur – Squanch Games
PEGI 16

J’ai les boules qui collent. Quand ça arrive c’est vraiment chiant. C’est gras, c’est mou et en plus la couleur n’est jamais la même. Heureusement que je n’aurais pas à m’en servir pour cette fois. Elles passeront au nettoyage la prochaine fois. Vous l’aurez compris, pas de besoin des PlayStation Move pour apprécier l’univers pipi caca prout prout zinzin de Trover save the universe.

Erratum du rectum
Ce premier paragraphe pour vous mettre en garde sur deux choses à savoir à propos du jeu avant d’investi. Premièrement, le jeu est incroyablement vulgaire. Pas une phrase sans un « fuck » ou une insulte dedans. C’est gras, souvent en dessous de la ceinture et sans être vraiment explicite le jeu pourra rebuter les âmes qui ne veulent pas salir leur immaculée pelage blanc de chasteté. La seconde c’est que le jeu est praticable avec ou sans VR. Le fond reste le même.

Amour, poésie et caca boudin
L’histoire de Trover saves the Universe n’est pas bien intéressante. Vos deux chiens adorés se sont faits enlever et Trover va venir vous donner un coup de pince. Un extraterrestre très très très grande gueule en plus d’être violet, vulgaire et un peu con. On retrouve instantanément l’humour et le rythme de Rick et Morty. Ça ne s’arrête jamais et bordel de merde je vais défoncer le tutoriel ! Prend ça ! Si tu mouftes je te fais avaler tes chaussettes avec de la moutarde. J’ai des planètes à visiter moi ! Poussez-vous.

Astro Bot moi le cul
Tout est dans ce sous titre. Trover saves the universe se joue à la manière d’un Astro Bot, la bienveillance en moins. Notre personne ne pouvant pas marcher va se voir filer une manette pour diriger Trover. Il sera possible de prendre de la hauteur où d’interagir avec le décor pour faire évoluer Trover dans les différents mondes proposés. Une structure somme toute classique, un peu trop peut-être mais l’essentiel n’est pas là.

Le poids des mots, le choc des photos
Comme je l’ai dit plus haut et comme je le repèterai plus bas dans l’encart bleu, ce jeu est incroyablement vulgaire. Un humour qui ne parlera pas forcément à tout le monde et qui n’a pour ainsi dire aucune limite. Souvent choquant, le jeu tord le cou à tous les codes et on se retrouve à rire face à une blague où « non je devrais pas hahaha les cons c’est pas drôle mouhahaha ». Pour être honnête, passé la première heure, je m’en suis accommodé. Le débit de connerie est en connexion fibre et une vanne en chasse une autre à la vitesse d’un pet lâché innocemment au milieu d’une foule.

Graphismes pas cracra
Impossible de prendre le jeu à défaut sur sa plastique. C’est propre, fluide et beau. La VR ne m’a pas fait gerber. Les références pleuvent, la parodie est constante et la patte de Justin Roiland se voit à chaque plan. Cette capacité à briser le quatrième mur est juste spectaculaire. Du très bon boulot.

Mon avis
Donner un avis objectif sur un tel jeu est juste impossible. Le gameplay et les graphismes sont très bons et l’histoire est génialement conne. Mais il faut passer la douane d’un humour « pipi caca popo la bite à Jeannot » qui ne donne pas dans la dentelle. Si l’idée d’une séance d’acupuncture anal vous fait sourire, c’est que ce jeu vous tend déjà les bras.

Beau, vulgaire, sans limite et extrêmement dynamique. Trover saves the universe est un plaisir coupable qui sent le pet coupé à l’aloé vera.
TRÈS BON

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