RIDE 6

Il existe une légende tenace dans le jeu vidéo moto : un jour, quelqu’un trouvera la formule magique qui fera vibrer à la fois les puristes et les simples amateurs de vitesse. Un jeu capable de sentir l’essence, la peur dans un virage trop optimiste et cette euphorie idiote quand tout s’aligne parfaitement. Ride 6, lui, ne cherche même plus cette chimère. Il a choisi son camp depuis longtemps : la simulation sérieuse, précise, respectable… et parfois un peu austère. Personnellement, j’ai roulé quelques heures dessus avec l’impression persistante d’être devant un très beau catalogue interactif. Impressionnant, oui. Habité, moins.

Un jeu de course moto orienté simulation, blindé de contenu, proposant une carrière immense, des centaines de motos, de nombreux circuits, deux approches de conduite (arcade et pro) et une progression structurée autour d’un festival moto censé moderniser l’expérience.

PLATEFORMES : PC

DÉVELOPPEUR : Milestone

ÉDITEUR : Milestone

DATE DE SORTIE : 12 février 2026

Une simulation propre irréprochable mais qui me donne parfois l’impression de conduire avec un mode d’emploi scotché sur la visière

Les sensations sont bonnes. Vraiment. Les motos ont un poids crédible, les trajectoires exigent de la précision, et la physique ne pardonne pas les erreurs trop optimistes. On sent le travail, l’expertise, la passion technique. Pour un amateur de simulation moto, difficile de faire la fine bouche.
Mais voilà le hic, du moins pour moi : cette rigueur constante finit par lisser les émotions. Je pilote correctement, je progresse, je gagne des courses… et j’ai rarement ce frisson, ce moment où l’on lâche un « ok, ça c’était cool ». Certains joueurs adorent justement ce sérieux, et je comprends complètement. Juste que de mon côté, j’aurais aimé un peu plus de folie mécanique.

Une carrière gigantesque qui impressionne mais qui finit par ressembler à un agenda surchargé plutôt qu’à une aventure

Ride Fest sert d’épine dorsale : disciplines multiples, pilotes à affronter, événements partout, progression très structurée. C’est généreux, clairement. Personne ne pourra accuser le jeu d’être radin en contenu.
Sauf que cette abondance crée un paradoxe étrange : tout arrive vite. Motos, récompenses, crédits. On débloque beaucoup sans jamais vraiment savourer. Aucune machine ne devient « la moto de ma carrière ». C’est une rotation permanente.
Et au bout d’un moment, l’expérience prend un petit goût administratif. Pas désagréable, mais pas mémorable non plus.

Une réalisation technique solide qui coche toutes les cases sans jamais vraiment allumer l’étincelle

Visuellement, les motos sont magnifiques. Les circuits crédibles, les éclairages propres, l’ensemble tourne bien. Le passage au moteur plus récent apporte un confort technique évident.
Mais côté ambiance pure, ça reste un peu sage. Les visages sont rigides, la mise en scène timide, l’habillage festival assez froid. C’est chic, mais pas chaleureux.
On sent une volonté de sérieux presque permanente, comme si le jeu craignait de paraître trop fun. Ironique pour un titre qui parle quand même de machines conçues pour faire monter l’adrénaline.

Si l’on aime profondément la moto et la simulation, Ride 6 est probablement un investissement solide. Le contenu est énorme, la physique crédible, la durée de vie colossale.
Mais pour les autres, la question devient plus délicate. L’absence de folie, le côté très studieux et surtout le prix demandé peuvent refroidir. Parce que oui, à ce tarif, j’attendais quelque chose d’un peu plus marquant, un supplément d’âme, un grain de sable dans la mécanique trop parfaite.

Encore une fois, ce n’est que mon ressenti. Je respecte sincèrement ceux qui y trouvent leur bonheur. Ce type de simulation existe pour eux, et c’est très bien ainsi.

Un bon jeu probablement, un grand jeu peut-être pas, et surtout un rapport plaisir prix qui mérite réflexion

C’est là que mon avis devient plus tranché : le jeu est bon, solide, respectable. Mais au prix affiché, j’aurais aimé être davantage embarqué. Pas juste convaincu techniquement. Touché un minimum.
Aujourd’hui, il me donne surtout l’impression d’un épisode très maîtrisé qui affine la formule sans la transcender. Et ça, à tarif premium, ça se discute.

MON AVIS
Au final, Ride 6 ressemble à ces motos d’exception qu’on admire derrière une vitre : impeccables, fascinantes, techniquement irréprochables… mais qu’on ne conduit jamais vraiment.

Respect total pour la machine. Respect aussi pour ceux qui vibrent avec ce type de simulation. Mais de mon côté, la connexion ne s’est pas faite. Et à ce prix-là, j’aurais aimé sentir un peu plus le vent, même virtuel, passer sous la visière.

BIEN

Points forts

  • Une Simulation crédible et exigeante
  • Quantité de contenu impressionnante.
  • Modélisation des motos vraiment réussie

Points faibles

  • Manque d’émotion et de folie.
  • Ambiance générale assez froide.

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