LUNAR TIDE

Un jour, quelqu’un expliquera pourquoi l’humanité associe toujours la lune aux catastrophes. Les marées, la folie, les loups-garous, les playlists ambient un peu tristes. Lunar Tide s’inscrit dans cette tradition cosmique: une lune étrange, des créatures pas très diplomates, et une envie irrépressible de survivre quelques minutes de plus. Pas un jeu contemplatif, plutôt une bagarre nocturne sous pixels nerveux.

Un roguelite d’action en vue du dessus où l’on affronte des vagues de monstres, on améliore ses compétences run après run, et l’objectif consiste simplement à survivre assez longtemps pour devenir ridiculement puissant… ou mourir en beauté.

PLATEFORMES : PC

DÉVELOPPEUR : Whipli

ÉDITEUR : Whipli

DATE DE SORTIE : 2 février 2026

La lune, les monstres, et ce moment où le café refroidit pendant que tout explose

Ce qui frappe rapidement, c’est la lisibilité. Beaucoup de clones du genre confondent chaos et bouillie visuelle. Ici, malgré l’avalanche d’ennemis et d’effets, l’œil garde ses repères. On comprend toujours pourquoi ça a mal tourné, ce qui est presque vexant.

Le pixel art joue la carte rétro sans sombrer dans la nostalgie automatique. Pas de clin d’œil lourdingue façon musée du jeu vidéo. Plutôt une esthétique fonctionnelle, sombre, parfois élégante, avec quelques touches franchement réussies lors des boss ou des pouvoirs avancés.

Le rythme, lui, est une mécanique d’horlogerie légèrement sadique. Les premières minutes donnent l’impression de maîtriser la situation. Puis les monstres affluent, les choix d’amélioration deviennent stratégiques, et soudain la partie ressemble à un exercice de survie mentale. C’est précisément là que le jeu devient addictif.

Un gameplay addictif

Ce qui rend Lunar Tide malin, c’est son équilibre entre accessibilité et exigence. On entre facilement, mais progresser demande une vraie lecture du système. Certaines synergies d’armes ou de capacités transforment une partie banale en feu d’artifice tactique. D’autres choix conduisent à une mort rapide, parfois humiliante.

La progression permanente reste raisonnable. Pas cette inflation absurde où l’on gagne juste parce qu’on a insisté assez longtemps. Il faut apprendre, expérimenter, accepter l’échec comme un professeur un peu sec mais compétent.

Et puis il y a l’ambiance. Discrète, presque minimaliste, mais cohérente. Musiques feutrées, bestiaire inquiétant sans tomber dans l’horreur gratuite, sensation constante d’être toléré dans un monde hostile plutôt que héros glorieux. Une nuance qui change tout.

Évidemment, tout n’est pas parfait. Le contenu pourrait s’étoffer avec le temps. Certaines runs donnent un léger parfum de répétition. Et l’interface, parfois, manque d’un soupçon d’élégance.

Mais l’essentiel est ailleurs: Lunar Tide comprend ce qui rend ce type de jeu hypnotique. La montée en puissance, le danger permanent, la satisfaction d’un build improbable qui fonctionne enfin.

Résultat: un roguelite qui ne révolutionne rien, mais qui polit ses idées avec suffisamment d’intelligence pour devenir difficile à lâcher.

MON AVIS
Au fond, Lunar Tide ressemble à ces nuits où l’on promet d’arrêter après une dernière partie. Puis une autre. Puis encore une. Et la lune continue de monter pendant que le sommeil négocie sa reddition. Une petite obsession vidéoludique, élégante, légèrement cruelle, et franchement recommandable.

TRÈS BIEN

Points forts

  • Lisibilité exemplaire malgré le chaos ambiant
  • Progression équilibrée, addictive sans tricher.
  • Ambiance nocturne efficace.

Points faibles

  • Contenu encore un peu maigre à long terme.
  • Interface fonctionnelle, pas toujours inspirée.

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