The Turing Test

INFO
2016 – PC/ONE
2017 – PS4
Genre : Puzzle Game
Développeur : Bulkhead Interactive
Éditeur : Square Enix
PEGI 16
Testé sur ONE
– Tu vas pas le croire !
– Quoi ?
– Je vais créer un jeu révolutionnaire, avec une arme qui n’en est pas une. Elle pourrait absorber et déplacer des boules d’énergie. Déplacer des caisses aussi ! Le tout dans un enchaînement de pièces. Des pièces qui seront des énigmes a elles seules. Avec une voix qui te parle et…
– Ouais, une forme de Portal…
– Ta gueule !

Espace dit connasse
On incarne Ava Turing, une spationaute qui se réveille d’un long dodo cryogénique. Et elle a une énorme envie de pipi mais les chiottes de son vaisseau sont bouchées. De plus, les plombiers coûtent une blinde. Pour se soulager, elle doit atterrir sur Europe, une des lunes de Jupiter où se trouve son crew. Mais cette bande de trou du cul doute d’elle. Elle va devoir passer le Turing test, du nom de son créateur, pour prouver qu’elle est humaine et pas une saloperie de robot qui like tout ce qui bouge sur Facebook. Un prétexte bien évident pour nous offrir une chiée de salles avec des énigmes à résoudre. L’architecte de cette structure sousterraine a dû se faire des testicules en platine avec ce projet. J’en parle avec ironie et humour car toute cette mise en scène n’est pas forcément utile dans un jeu d’énigmes tel que celui-ci. N’est pas Portal 2 qui veut.

Les tests y boulent
C’est avec ce mauvais jeu de mot que je vais parler du principe de base des énigmes. Pour se faire nous aurons à notre disposition une arme qui peut stocker des boules d’énergie, des caisses alimentées ou non. En d’autres termes, il faut composer avec tout ce matos pour réussir à alimenter un mécanisme par exemple. Partant de cette base, les puzzles vont devenir plus complexes avec toutes les variantes que cela impliquera. Le flingues peut porter jusqu’à trois boules d’énergie. Trois boules ça c’est énorme.
Dit comme ça, on est clairement pas dans Portal 2. La vérité est ailleurs.

Tomtom et Ava
Ava c’est le personnage que l’on joue. Tom c’est l’intelligence artificielle qui nous parlera tout le long du jeu. Il va nous offrir des réflexions de comptoirs plus ou moins pertinentes. On est à des années lumières de ce que peut proposer par exemple un Ghost in the shell – l’animé pas le film – au niveau philosophique sur le rapport entre l’homme et la machine. Bateau et déjà vu. Pas de quoi se taper le cul par terre mais ça a le mérite d’être là.

Un manque cruel de personnalité
Graphiquement, le jeu est propre. C’est ni moche ni beau. On est dans la moyenne d’un jeu où les programmeurs ont clairement passé plus de temps à créer des énigmes qu’à peaufiner le visuel. Ça devient vite un problème quand on se rend compte que le jeu est froid comme un cadavre dans une morgue. Aucune personnalité n’en ressort, avec cette sale impression de jouer a une mauvaise copie de Portal. Ces murs blancs, cette arme qui n’en ai pas une, ces blocs avec différentes fonctions, cette voix qui nous parle… Il est où ce putain de gâteau ! Oups, ça c’est Portal.

Tout est relatif
D’un côté, le jeu est un excellent puzzle game avec sa difficulté progressive et tous les codes qui lui sont relatif. De l’autre, ce manque de personnalité et cette narration banale font de lui un jeu vite fait puis surtout vite oublié. Attention, ce n’est pas un mauvais jeu, c’est juste un bon puzzle game sans âme. Dommage.

Les amoureux du genre seront aux anges. The Turing test fait le job et c’est finalement tout ce qu’on lui demande.
TRES BON

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