Nioh 2

INFO
2020 – PS4
Genre – Action – RPG
Joueur – Solo, Multijoueur
Développeur Team Ninja
Éditeur – Koei Tecmo Holdings, Sony Interactive Entertainment
PEGI 18
Testé sur PS4

Pas d’introduction pour cette fois. Non, n’insistez pas. Je n’ai ni l’envie ni le temps. De toute façon vous ne les lisez jamais. Je pourrais vous y expliquer la loi de la relativité que vous ne l’auriez même pas remarqué. Un référentiel inertiel est un référentiel dans lequel tout corps libre (non influencé par l’extérieur) qui est au repos y reste indéfiniment, et tout corps libre en mouvement reste à vitesse constante (et donc aussi à moment angulaire constant). Du fait des autres contraintes indiquées, un tel référentiel ne peut être défini que localement et temporairement. Vous voyez ? Vous ne la lisez pas.

Des nioh nioh
Je ne suis pas du genre à spoiler les histoires mais comme ici c’est clairement secondaire et comme absolument personne n’en a rien à foutre, je vais vous raconter le début et ce sera déjà pas mal.
Nous sommes au Japon en 1555, de l’ère Sengoku (et non Son Goku, je vous vois venir). On est pépouze dans notre petite maison de campagne en train, le plus naturellement du monde, de boire un thé d’une qualité exceptionnelle et de se rendre le cul carré à force d’être assis par terre.
On reçoit alors un drôle de message d’un certain Tokichiro, qui recherche un homme de main (devinez qui ? Bibi) pour défoncer, défourailler, décapiter, découper, déssouder et même cautériser les méchants pas beaux. On se retrouve alors en plein conflit armé et je vais avoir besoin de chiffon pour nettoyer un nombre incalculable de fois la lame de mon katana. Inutile de préciser que nous sommes en plein cliché samouraï de série B classé au fin fond d’un vieux vidéo club qui sent le renfermé. Il faut pourtant se rassurer sur un point, comme disais Canal +, on ne choisit pas toujours les films pour leur scénario. Il en va de même pour les Nioh.
On peut ainsi résumer ce premier paragraphe pour un magistrale : « bon mais pas top », même si anecdotique est par définition bien plus appropriée.

Des ki ki
Qui a du caca kaki collé au cucul ? C’est cette salope de barre d’endurance (le ki), celle qui va vous faire réviser votre vocabulaire d’insulte jusque dans les langues étrangères les plus oubliées. Elle est ainsi le point faible et le point fort de la série Nioh, particulièrement handicapante pour les néophytes du genre. En d’autres termes, nous devons la surveiller en permanence car chaque coup, esquive et contre-attaque consommeront la barre comme une clope oubliée. Fort heureusement, la touche R1 saura nous venir en aide, mais attention : il faudra être millimétré, on est dans un die and retry tout de même. Nouveauté : on peut désormais invoquer un yokai, sorte de démon surpuissant qui dédouble notre forme physique faisant de notre personnage une sorte de Docteur Jekyll et Mister Hyde. Ce yokai correspond à une nouvelle barre qui est violette, qui elle se chargera au fur et mesure des coups de sabre distribués dans la gueule de l’ennemi. Il est possible d’esquiver, attaquer ou encore charger avec, avec un très (très) léger temps d’invincibilité.
Ce nouveau pouvoir a franchement de la gueule, car en plus, il est totalement personnalisable lors de la création de notre avatar. Je créé ainsi une magnifique transition que même PPDA m’envierai pour vous dire que oui, vous pouvez désormais créer votre propre avatar dans Nioh 2.

Where is William Adams ?
William Adams était le personnage du premier Nioh, avatar pas forcément très beau et imposé par le soft au chausse-pied. La Team Ninja a enfin entendu nos complaintes et nous offre désormais une personnalisation plus que complète de notre avatar féminin ou masculin.
Du bout des yeux jusqu’au bout des pieds, nous pouvons très finement le créer et le retrouver dans les cinématiques du jeu. Un effet « putain c’est mon personnage c’est moi qui l’ai fait ! » qui est absolu en rien une innovation mais qui fait toujours plaisir.

Du gra-gra sur mes phi-phismes
Ô cher lecteur, inutile de vous rappeler pour la 100ème fois que je n’ai pas de PS4 Pro et que je bichonne tous les jours ma PS4 pas pro comme le Kevin de mon quartier bichonne sa 106 sport avec un pot non homologué. Je tombe alors les yeux emplis de joie, le cœur empli d’allégresse, le corps fébrile sur le meilleur menu du jeu, en français dans le texte : « Paramètres du mode de jeu ». Je vous laisse ainsi admirer l’originalité de ce nom pour nous permettre de personnaliser la partie avec des options que l’on ne trouve normalement que sur PS4 Pro. Ainsi, nous avons le mode action (celui que j’ai utilisé pour mon test) qui baisse un peu les graphismes (qui ne sont de toute façon pas fifou, j’en parle dans le prochain paragraphe #teasing) et fait passer l’affichage à 60fps. Le mode vidéo quant à lui coupe la poire en deux avec des graphismes un poil plus fins et une stabilisation à 30 fps. Enfin, le pire mode, le mode vidéo à taux d’images variable qui affine à son maximum les graphismes en nous servant sur un plateau d’argent des chutes de framerate qui ne devrait plus exister dans un monde parfait comme le nôtre. Pourquoi j’insiste autant sur ces modes de jeu, c’est pour saluer l’initiative de l’équipe qui a bien compris qu’un jeu aussi exigeant se doit d’être le plus sur-mesure possible pour les joueurs. Une bien belle initiative.

Encore un paragraphe sur les graphismes
Même si Nioh 2 est quand même bien plus beau que le premier, tout est relatif car cela reste quand même assez moche. Même en prenant en compte les différents modes d’affichage, notamment celui qui pousse soi-disant les graphismes à leur maximum, ce n’est clairement pas une référence esthétique. Tous les potards sont au strict minimum, en particulier ceux des ombres et des effets de lumière qui, la plupart du temps, sont aux abonnés absents. Pour comparaison, j’allais citer d’autre action-RPG mais il est clair que la Team Ninja préfère privilégier le fond à la forme et qu’une comparaison devient alors inutile.
L’ensemble est tout de même rattrapé par une direction artistique qui envoie du pâté de campagne bio labellisé, même constat pour les différents lieux traversés. Ce Japon médiéval de 1555 est retranscrit à merveille. Le bestiaire n’est pas en reste et nous réserve quelques belles surprises.

Ce test est trop long
C’est typiquement le genre de chose que j’aurais dû annoncer au début de mon test mais si vous avez atteint cette phrase en me lisant, vous savez pertinemment que Nioh 2 n’est pas un jeu facile, bien au contraire. Malgré trois niveaux de difficulté, on reste sur du challenge extrêmement élevé et la connaissance du gameplay sur le bout des doigts est obligatoire sans quoi, la répétition des game-over pourra vous donner une nausée persistante.
Info pratique : chaque mort sera saluée d’un « Libéré de ce bas monde » du meilleur goût par les temps qui court. On ne joue pas Nioh 2 pour se détendre mais pour apprécier à sa juste valeur des combats particulièrement exigeants et méritants.

Non mais c’est abusé franchement
J’ai oublié le point faible principal du jeu. Vous l’aurez deviné : c’est l’IA des ennemis. C’est très souvent incohérent pour ne pas dire risible au début. On s’habitue et on finit par jouer de cette faiblesse pour les défon… Non ! Mais je suis mort en un coup bordel ! Non mais ho ! Vous l’aurez compris, ça ne rend pas le jeu plus facile.

Mon avis
Nioh 2 donne un sacré coup dans les roupettes du premier opus. Avec des graphismes toujours pas au top mais quand même meilleur, une direction artistique à son sommet et une exigence de combat au cordeau, Nioh 2 saura ravir les joueurs exigeants à la recherche du « j’ai mis 6 mois avant de réussir à passer le premier niveau sans me faire toucher une seule fois » et nos chouchous les speedrunners.

Nioh 2 ne fait pas dans la dentelle et vient parfaitement compléter le premier avec des améliorations bienvenues et la création d’un avatar qui fait plaisir. Ne pas oublier une difficulté qui vexera les plus susceptibles.
EXCELLENT

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