Layers of Fears

INFO
2016 – PC/MAC/PS4/ONE
2018 – SWITCH
Genre : Survival Horror
Joueur : solo
Développeur
: Bloober Team

Éditeur : Aspyr
PEGI 16
Testé sur PC

Erratum : les versions consoles du jeu sont complètement chiées ( très grosses chute de frame rate toutes les 5 secondes), je vais exclusivement parler de la version PC, qui tourne comme un hamster sous speed dans sa roue.

La maison du bonheur
En pleine nuit, pluie battante, dans le vestibule d’une maison,le jeu commence. On ne sais pas qui nous sommes. Un enquêteur ? Un membre de la famille ? On sait pas. On avance dans cette grande maison pas très bien rangé. On y trouve des documents, on apprend la présence de rats et on fouille de plus en plus. La maison d’un peintre. Comme c’est intéressant. L’expérience va pouvoir commencer.

Le syndrome de Stendhal
Oui je vais bien parler d’expérience ici. Il suffira d’avancer et fouiller cette maison sans être affecté par la folie douce qui y réside. Par moment, des directions différentes seront possibles. Chacun d’entre nous aura alors une expérience qui lui ressemble avec la fin qui lui correspond. Car ce petit bougre se paye le luxe d’avoir plusieurs fins possibles. Une putain d’insolence de la part de la toute petite équipe de programmeurs polonais qui compose Bloober. Hallucinations, déformations et psychologie malsaine seront au rendez-vous. Et comme la faim justifie les moyens, l’histoire se dévoilera au compte goutte. Comme un piccolo inarrêtable entêtant et fascinant. Pour en revenir et conclure avec la jouabilité, il faudra joindre la mouvement à l’action que l’on souhaite effectuer. Exemple: ce putain de tiroir m’intrigue, je souhaite l’ouvrir. Il faut attraper la poignée du tiroir en laissant appuyer sur une touche et l’ouvrir avec un mouvement cohérent du joystick. J’insiste sur « cohérent » au cas où certain voudraient ouvrir un tiroir en le poussant. Il en sera de même avec les portes et autres boîtes mystérieuses remplies d’indices narratifs. Ces interactions sont bien évidemment très fortement conseillées pour espérer obtenir les grâces du jeu qui vous récompensera d’avoir fouillé les moindres recoins.

Beau comme un Caravage
La direction artistique du jeu est extrêmement travaillée. Arriver à rendre des lieux aussi commun angoissant tient du talent. Le moteur graphique Unity se montre largement à la hauteur de l’expérience visuelle. Les 60 fps sont bien présents et des plus agréables. Quelques très rare chutes de frame-rate sont a relever : on va pas en chier un tableau de Courbet. La colorimétrie du jeu saura évoluer au fil de nos pas. J’apprécie fortement que Blooder ne se soit pas fait avoir par les sirènes hurlantes -à en faire saigner les oreilles- de la VR. Le jeu sur un écran HD des plus classique se suffit à lui-même. Au passage, les options graphiques disponibles sont reduites au strict minimum. Il est intéressant de constater que les configurations Low/Medium/High n’ont pas de grandes différences. Une bonne nouvelle pour les joueurs qui n’ont pas de configuration PC de compétition et qui souhaitent participer à l’aventure.

Une ambiance très graphique
La peur et l’insécurité seront les mamelles de ce voyage. L’ambiance est la colonne vertébrale du jeu ; la pointe de sel qui fait toute la différence, la cerise sur le gâteau fourrée aux amandes. Indescriptible, je vous laisse le plaisir de la découvrir par vous-même. Les thèmes musicaux sont grandioses. Putain que c’est énervant de ne pas trouver de défaut majeur. La durée de vie est moyenne. Haha, je te tiens petit défaut. Le jeu se torche en 8h, c’est honorable mais…Quoi ?! Qu’ouïe-je ? Le jeu a un excellent DLC ? Donc la durée de vie est bonne. J’abandonne alors.

Les plus curieux peuvent s’imprégner de l’ambiance avec le main theme du jeu:

Inheritance: un DLC de qualité
Exactement dans la continuité de l’aventure principale, Inherance boucle l’expérience horrifique. Proposant 2h de plus, il coûte quelques euros sur Steam et est même proposé dans la « masterpeace » édition avec le jeu principal pour un prix dérisoire. Faute d’édition boîte. Il est la le vrai problème de ce jeu, l’édition sous boite est très dure a trouver. Bigre !

Layers of fear est une expérience a faire absolument si vous aimez l’horreur dans toute sa splendeur psychologique. Un must dans le genre. Ce fut EXCELLENT.

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