Yooka-Laylee and The Impossible Lair

INFO
2019 – PS4/ONE/Switch
Genre – Plateforme
Joueur – Solo
Développeur – Playtronic
Éditeur – Team17/Sold Out
PEGI 3

Il fut un temps où la police d’écriture comic sans MS était au super méga top de la notoriété esthétique des magazines de jeux vidéo. On ajoute à cela une farandole incohérente de couleur à rendre malade une robe Desigual et nous obtenons l’ambiance vidéo-ludique des années 90. Quand on apprend que Yooka et Laylee sont de retour avec un hommage aux jeux de plateforme de la Super Nintendo et Nintendo 64, il faut justement se préparer à manger de la couleur et du comic sans MS comme un gredin.

« Yooka Lelo Yooka Lelo » (air connu)
C’est avec le cœur plein de nostalgie que je m’attaque au jeu. L’introduction est inutilement bavarde, sans mise en scène et appuyez sur une touche pour faire défiler les dialogues un par un est lourd. Pas de doute, les codes sont respectés. Je peux jouer ? C’est bon ? Il faut avouer que les graphismes sont mignons tout plein, c’est vraiment trop chou… Je veux jouer bordel !

Banjo Kong Story Land
Derrière cet incroyable sous-titre se cache quatre titres qui ont inspiré Yooka-Layle and the impossible Lair. Banjo Kazooie, Donkey Kong Country, Yoshi Story et Super Mario Land. Rien que ça. Il y en a d’autres mais je ne vais pas tous les citer non plus. Un hommage qui se traduit par les couleurs, les designs et les animations des personnages. Cependant, le jeu peine à trouver sa propre identité. On sourit quand on trouve une référence mais l’univers en lui-même n’a pas suffisamment de caractère pour se démarquer. Les Gina’s Sisters par exemple avaient réussi à se démarquer par leur univers tout en pompant sur la concurrence. C’est dommage aussi de remarquer que l’humour a une toute petite place et que les dialogues sont, la plupart du temps, affligeants. On parcourt pourtant des niveaux super jolis.

Beau Cacao
Impossible de prendre à défaut cet opus sur la qualité graphique. C’est beau, fluide et surtout sans ralentissements. Les niveaux se parcourent avec plaisir et leur level design ne tombe jamais dans la routine. Sauter, rouler, attaquer, attraper… Tout y est pour se baigner dans un bain bien chaud de nostalgie. Bon boulot.

Trop sage ?
Comme dit précédemment, Yooka-Layle and the impossible Lair souffre d’un manque de personnalité et de folie. C’est bête à dire mais sans folie, on est rarement original. Tout est déjà vu et revu et il est parfois difficile de se souvenir de l’univers après avoir éteint la console tellement il mixe les plateformers N64 en 2D. C’est bien simple, ceux qui ne retiennent pas le titre, citerons un titre N64 en disant que ça y ressemble.

Mais pour le nouveau venu ?
Ceux qui n’ont jamais eu le bonheur de souffler dans une cartouche de N64 ou de Snes partirons alors vierge dans l’aventure. Ils passeront un bon moment avant de peut-être s’intéresser aux « originaux ». Un jeu qui se fait par session. Tranquille. Pépère.

Des défauts ?
En absolu, le jeu pris seul, non. Maniable, beau et avec des niveaux varié Yooka-Layle and the impossible Lair coche toutes les cases du bon jeu de plateforme. Des temps de chargement un peu long peut être ?

Mon avis
Dans ce monde, il existe deux types de joueurs. L’expérimenté qui connait ses classiques et joue régulièrement et le néophyte qui joue une fois de temps en temps. Tout va dépendre de votre rapport aux jeux de plateforme en 2D. Connaître et avoir parcouru les classiques donnera une impression de bis repetita. Les joueurs occasionnels vont s’amuser comme des petits fous.

Yooka-Layle and the impossible Lair est un bol de nostalgie qui n’aura pas le même goût pour tout le monde. Partant d’un principe vu et revu, il fait cependant correctement le travail.
BON

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