Yakuza: Like a Dragon

INFO

2020 – PS4/PS5/ONE/SERIES X/PC
Genre – JRPG
Joueurs – Solo
Développeur – Ryū ga Gotoku Studio
Éditeur – Sega
PEGI 18
Testé sur PS4 Pro

J’aime avoir des journées bien remplies et ce sentiment de ne pas avoir perdu mon temps. Tester des jeux en fait partie et il est parfois surprenant de tomber sur un jeu qui nous rend la journée encore plus complexe. Vivre sa vie et se plonger dans un jeu qui va nous permettre de lancer une bonne vieille borne d’arcade. Cette mise en abîme m’a offert des moments nostalgiques incroyables, des pleurs et beaucoup de rire. Aurais-je entre les mains l’un meilleur jeu de l’année 2020 ?
Qui suis-je pour juger ? Pourquoi je me fais battre à Virtua Fighter 2 au bout du troisième tour ? Pourquoi je collectionne des gens bizarres dans mon Sujidex tel des Pokemons ? Que vient faire une parodie de Mario Kart dans cette introduction ? Le jeu sera à la hauteur de ce premier paragraphe : un joyeux bordel où tout est possible, où les loosers sont magnifiques et où les coups de poing dans la gueule ne dorment jamais.

T’appelle ça cogner ?
C’est le deuxième jeu de Ryū ga Gotoku Studio que je teste et c’est la deuxième fois que je me passionne. C’est aussi la troisième fois que le studio se paie des sous-titres en français. L’avantage de ce Yakuza : Like a Dragon c’est qu’il n’a pas besoin des autres pour exister. Il va tracer sa route comme un grand au milieu des Kiwami et autre Zero. Yakuza : Like a Dragon est chronologiquement le septième et ça vous fait une belle jambe. Je me garde de vous balancer le synopsis de cette longue histoire où les gueules cassées, les laissés pour compte et les minables ont une place toute particulière. Notre héros Itchiban en a gros et va remonter les origines d’une trahison qui va redistribuer les cartes de sa vie. Si vous êtes allergique au cut-scene de 30 mins, passez votre chemin. On est dans une histoire dense et chaque personnage va avoir une épaisseur sans égale, se traduisant par des dialogues très longs mais à la qualité d’écrire indéniable.

De l’amour
Tout transpire cette envie de vouloir bien faire. La mise en scène référencée m’a transporté dans un Yokohama plein de vie avec toujours quelque chose à faire. Je me suis surpris à marcher pour aller d’un point A à un point B quand d’autre le font en courant sans prendre le temps de profiter de l’ambiance. Les femmes d’affaires pressées, les taxis qui klaxonnent… C’est l’effervescence et j’ai adoré me balader et discuter avec les gens pour parfois tomber sur une quête secondaire.

Des jeux dans le jeu
Faire un karaoké endiablé après un petit Virtua Fighter 2 aura réchauffé mon petit coeur nostalgique. Proposer un monde ouvert avec un lieu pour se poser sur une borne d’arcade ne date pas d’hier (Shenmue) mais aura toujours son petit effet. On enchaine sur un Smile Burger et c’est la meilleure des journées.

Du J-RPG pur jus avec pulpe et un max de vitamines pour le matin, le midi, le soir et les mois à venir
Pour la première fois dans un Yakuza, les combats sont au tour par tour. Surprenant au début, cette nouvelle formule ne sera pas au goût des spammeur de touches. On prend le temps de s’organiser dans des combats plus tactiques qu’ils n’y paressent. Ça ne plaira pas à tout le monde mais pour ma part je suis conquis. Ajoutons à cela des attaques spéciales allant du méga coup de boule en passant par l’attaque satellite (oui vous avez bien lu) en repassant par l’attaque de pigeon. Le second degré est très à l’honneur et c’est un élément capital à prendre en compte avant de se lancer dans l’aventure. Nos héros vont en faire des caisses au milieu d’une histoire qui ne s’empêchera pas de traiter des sujets graves tel que l’abandon et la précarité. Toutes les émotions y passent et je salue une fois de plus la qualité d’écriture.

Mon avis
Avec ses graphismes tout juste corrects et sa petite map, Yakuza : Like a Dragon enchaîne les exploits avec insolence. La ville est extrêmement vivante, les combats peut-être trop nombreux mais fun et tactiques, les quêtes secondaires sont toutes passionnantes et on peut se retrouver à flâner pendant des heures en oubliant l’objectif principal. Je pourrais dire que ce jeu est exceptionnel alors que vous venez de lire que l’ai noté excellent mais ce sera pour mieux noter parfait le prochain opus.

Ce septième opus n’a pas peur de bousculer les codes et ce vent de folie furieuse lui va à ravir.
EXCELLENT

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