Tropico 6

INFO
2019 – PC/LINUX
ÉTÉ 2019 – PS4/ONE
Genre – Gestion/Simulation
Joueur – Solo
Développeur – Limbic Entertainment
Éditeur – Kalypso Media
PEGI 16
Testé sur PC

Tropicoter (verbe, transitif) :
1. Action de jouer à Tropico 6, de préférence pendant des heures. Exemple : « J’ai tropicoté toute la nuit, je vais avoir besoin de café pour tenir la journée ».
2. Gouverner d’une main de fer une île magnifique aux ressources exportable. Exemple : « Je tropicote comme un chef. J’ai des champs de bananes, tu peux trop pas test.

On samba les bananes
Je parle rarement des introductions et c’est pourtant une jolie carte de visite pour un jeu. Une cinématique bien léchée qui plante le décor et l’ambiance a toujours son petit effet. L’introduction de Tropico 6 condense toute la folie et la philosophie du jeu. Mais peut-on parler de philosophie quand il s’agit de jouer les dictateurs au fond de son palais en train de péter dans la soie ? Exporter de l’or de contrebande pour son compte personnel sera aussi normal que trafiquer les bulletins de votes. C’est toujours avec votre fidèle serviteur Penultimo que vous vous lancez dans les campagnes. L’occasion pour lui de « se souvenir » des gloires du passé car les campagnes vont justement s’articuler autour de ces dernières. Des colonies jusqu’à l’époque moderne, il en aura vu. D’ailleurs mon petit Penultimo, tu peux arrêter d’enregistrer. Tu écriras mes mémoires plus tard. J’y pense, elle arrive quand la tour Eiffel que j’ai demandé ? C’est un peu vide à côté des pyramides tu trouves pas ?

Quand la musique est bonne (bonne bonne bonne)
Dès les premières minutes, on reconnaît instantanément les musiques qui font tout le charme du jeu. Les thèmes latinos sont dansants, variés et assez nombreux pour nous tenir en haleine. Ce point peut paraître négligeable dans un jeu de gestion mais je préfère ça au silence pesant ou au musique d’ascenceur. Le doublage est d’excellente qualité que ce soit pour la version française comme la version originale. Les accents à couper au couteau nous rappellent tout le temps le côté pastiche et parodique du jeu. Les personnages sont très nombreux. Entre les anglais égocentriques, les allemands qui aiment les maximes, les écolos, les communistes ou encore les religieux un brin envahissant l’ambiance est respectée de bout en bout. Du Tropico pur jus.

Accessible et plus clair
Pour gérer en toute tranquillité, il faut une interface aussi efficace qu’une exécution sommaire. Les icônes sont enfin plus grosses et le bal des « clic droit clic gauche » se calme enfin. Construire une route est désormais plus facile, idem pour tous les types de bâtiment. Le système de damiers pour poser ces derniers est quant à lui toujours aussi brouillon et mériterait plus de lisibilité, c’est dommage. Sur PC, les raccourcis clavier sont le meilleur ami du tyran qui sommeil en vous. Il faut aussi un bon point de vue et la caméra saura répondre au doigt et à l’œil…heu la souris.

Raids et négociation
Nouveautés dans Tropico, il est désormais possible d’avoir une crique de pirates et de les envoyer faire quelques « courses ». Pillages et autres sauvetages seront possibles. Ces actions seront symbolisées par une barre de progression plus ou moins longue en fonction de la mission demandée. Le négociant fait son apparition, il sera là pour vous proposer des plans commerciaux, des taux de changes suisse et des conseils. À partir du moment où son comptable est content, il le sera aussi. Le compte en Suisse va enfin avoir une fonction : débloquer des plans de construction ou encore des décrets. Des petits plus vraiment sympa mais qui ne bouleversent pas pour autant la recette de base.

La population del présidente
Le plus grand défi du jeu : plaire à un maximum de monde pour gagner les élections et régner le plus longtemps possible. Quand les communistes veulent une taverne et les religieux une église en même temps, il est normal de faire des choix. Le pourcentage de satisfaction va alors varier. Les résultats ne seront pas toujours cohérents et amènera parfois à des fins de partie absurde. Heureusement, la possibilité de sauvegarder à n’importe quel moment permet de remonter la barre et de ne pas tout recommencer. Conclusion, avoir toujours en œil sur la satisfaction pour éviter de se faire sortir comme un con. Ça rime en plus.

Beau comme un cocotier
L’incontournable paragraphe des graphismes. Ne tortillons pas plus longtemps, Tropico est beau comme une révolution communiste devant le palais en plein mois d’août. Tout est suffisamment détaillé pour donner envie d’avoir la plus belle île du monde. Tout est fluide et les temps de chargement très court. Du tout bon.

Encore un peu sage
Alors il est bien sympa d’avoir des ponts entre les îlots, les pyramides à 500 mètres du palais et la réplique facile mais ce n’est peut-être pas suffisant pour porter le numéro 6. Certes, les raids et le négociant ajoutent un plus indéniable mais ce n’est pas encore assez à mes yeux. Il manque l’étincelle de folie furieuse. Un élément qui pourrait rendre le jeu encore meilleur. C’est pourquoi j’ai plus de 100h de jeu sur Tropico 6, je cherche. Comment ça je suis de mauvaise foi ? D’ailleurs excusez-moi, j’ai une campagne à terminer. J’ai les communistes qui s’affolent et veulent leur station radio. Mais oui c’est ça. Bonne journée.

Addictif, entraînant et toujours aussi drôle Tropico 6 n’est pas une révolution mais il reste le meilleur de la licence.
TRÈS BON

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