INFO
2021 – XBOX SERIES / PS5 / PC
Joueur – Solo
Editeur – Bloober Team
Développeur – Bloober Team
PEGI 18
Testé sur PS5

J’adore me faire peur. J’adore aussi les films d’horreur. Les plus insoutenables étant les comédies françaises à titre jaune sur fond bleu. Mais ce que je préfère le plus, ce sont les survival-horror. Outlast m’ayant marqué les fesses au fer rouge en 2013, je cherche souvent la pépite qui saura me faire peur et réfléchir. Silent Hill 2 me guette et me juge depuis son trône. Quand j’apprend que les créateurs de Layers of fear vont proposer leur version à la troisième personnes et plans fixes d’une histoire de médium tourmenté : intéressant. La manette de la PS5 sera à l’honneur : intriguant. Mon test c’est maintenant. Commençons. 

Erratum
Si vous cherchez de l’action, des flingues et des gros monstres à défoncer à coup de canon scié, passez votre chemin. Je suis adorable et vous place ici le test de Resident Evil 8 et ici Tourmented Souls qui est plus old school. 

Ma vie avec Marianne
Marianne est une médium qui va devoir faire face à une très sombre histoire. Elle pourra utiliser ses pouvoirs pour avancer. Le tout se joue à la troisième personne avec un maximum de plans fixes à la manière d’un Resident Evil premier du nom. Ajoutons tout de même quelques caméras flottantes mais 90% des plans sera fixe et malaisant. 

Ombre et lumière
De prime abord sorti en exclusivité sur Series X et PC, The Medium s’est étendu sur PS5 avec pour objectif d’exploiter au maximum les capacités de la manette dual senses. C’est totalement réussi et retenir la respiration de notre héroïne en faisant attention aux couleurs de la manette est génial. Je me suis aussi surpris à porter la manette à mon oreille comme un téléphone pour mieux entre une voix lointaine. Sur ces points là, la manette de Sony embarque une avance considérable sur celle de Microsoft.

Le frame du seum
La direction artistique est de toute beauté, les graphismes correctes pour de la new gen et les effets de lumières très mis en scène. Cependant, difficile de ne pas râler sur les chutes de frame rate très fréquentes et les temps de chargement juste indignes de la PS5. Certains passages incluant des morts obligatoires pour connaître par coeur la marche à suivre sera entrecoupée d’un petit papillon de « chargement » que l’on veut finir par écrabouiller. Pire, Layers of fear et Blair Witch rament de la même manière sur consoles. C’est dommage quand on sait que Observer Redux et Layers of fear 2 prouvent le contraire. Possible que l’hypothètique projet Silent Hill du studio en partenariat avec Konami ai précipité les mises à jours sur console dans un immense brouillard. Information à prendre avec des pincettes mais quand on sait que Bloober c’est l’horreur psychologique et que la seule licence d’horreur de Konami c’est Silent Hill, on est quand même en droit d’y croire. Pour clore définitivement ce chapitre, un Layers of Fear 3 à quand à lui bien été confirmé.

Suivez la ligne blanche
Le vrai problème de ce jeu sera inévitablement sa linéarité. Un seul chemin possible, impossible de se perdre et c’est parfois problématique de se sentir constamment sur des rails en plus de ne faire aucun aller-retour pour un objet. Je comprends parfaitement l’argument que c’est une bonne chose pour éviter les temps mort dans la narration mais ça reste une prison dorée quand même surtout quand on sait que les jeux qui l’inspire (Silent Hill en tête) sont connu pour être labyrinthique et forcément plus brouillon narrativement. Ce choix je le comprends mais j’aurais aimés avoir des éléments parallèles, plus de mystère.

Le verre à moitié plein
J’ai pris vraiment beaucoup de plaisir à parcourir cet expérience. La Bloober team n’a plus rien à prouver en qualité d’écriture et de mise en scène. Les capacités de la dual senses sont utilisées intelligemment. Néanmoins, les phases d’infiltration sont un peu fini a la truelle, les animations pas toujours à la hauteur et certains passages pas toujours bien amenés. Mais qui peut sauver le tout ? Offrir une ambiance sonore à s’en faire jouir les cages à miel ? Akira Yamahoka ! Le compositeur des thèmes de Silent Hill lui-même. Un dieu des ténèbres musicales, une référence glauque incontournable. Il signe ici un chef d’œuvre auditif qui est déjà dans ma playlist musicale.

MON AVIS
Très déçu par la version de Blair Witch et fan de Layers of fear 2, j’étais méfiant de ce The Medium. La surprise est pourtant bien là. Une histoire très bien écrite, une direction artistique sublime et une dual senses exploité au mieux. C’est certes linéaire mais tellement bon à parcourir quand on aime les ambiance lancinantes et peu propice à l’action.
TRÈS BON

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