Sunset Overdrive

INFO
2014 – ONE EXCLU
Genre : TPS/Action
Joueur : Solo
Développeur : Insomniac Games
Éditeur : Microsoft
PEGI 16
Quand on me dit Insomnia, je pense immédiatement au film de Christopher Nolan. Cette confrontation entre Al Pacino et Robin Williams était vraiment intéressante. Sorti en 2002, il est le remake du film norvégien du même nom qui lui est sorti en 1997. Il…pardon ? Ha ! Insomniac ? Comme Insomniac Games ? Je me disais aussi, je parle plus de…Bref, Insomniac games. Où est ma canette de Overcharge Delirium XT ?

Thirst of the Death
L’histoire va commencer sur les chapeaux melons et bottes de cuir. Cette phrase veut rien dire, je sais merci. On peut même plus créer ses propres expressions. Eh toi là-bas ! Tu jètes pas ta canette par terre ! C’est moi qui nettoie ici ! Je vais te foutre ma serpillière dans la gueule ! Merde, ils sont tous en train de muter avec cette boisson de merde. Il me faut fuir avec classe, en grindant. Mon employeur va encore me lyncher mais c’est le cadet de mes soucis. Il va falloir stoper la production de cette boisson démoniaque au plus vite.

Un jeu à mille à l’heure
Il se présente comme un TPS type action des plus classique. Graphiquement, le jeu fait encore honneur à la XBOX ONE avec un style bien à lui. Le côté très punk et très speed du jeu pourra rebuter quelques joueurs et je les comprends, on est pas dans Sybéria 3. On est pas là pour tortiller du cul. Tout est extrêmement coloré avec un aspect très dessin animé du plus bel effet. Je regrette juste que le jeu soit à 30 Fps, quand on sait que les petits gars de Insomniac sont largement capable de faire mieux si ils se sortaient les doigts du cul. La ville fourmille de détails et de petites interactions bien rigolotes. En parlant d’humour, Sunset Overdrive est super pipi-caca-popo-la-grosse-bite-a-Jeannot sur les bords. Pour ma part, j’ai rigolé comme une baleine à la majorité des blagues et remarques de notre personnage. En parlant personnages, les PNJ sont nombreux et complètement barrés. Il faudra bien évidemment remplir des missions pour eux. On aimerait bien leur dire d’aller se faire foutre, mais il n’y a pas de jeux si on va pas au charbon.

Comment ça se joue ton truc ?
Il va falloir jouer avec « style » et dézinger de l’overdosé avec des armes plus ou moins cool. J’aime beaucoup la lanceuse de vinyles ou encore le bazooka à boules de bowling. Le système de visé n’est clairement pas le meilleur qui soit mais une fois maitrisé on en fait vite son affaire. C’est là qu’intervient la notion de grind. Glisser sur les fils électriques et les rambardes tel un héros fier et tout le temps bien coiffé. Toujours être en mouvement, toujours mon petit. Il en sera de même pour les zones rebondissantes. Savoir bouger et tirer en même temps deviendra très vite obligatoire. Je ne vais pas parler du système d’amélioration du personnage, je vous laisse un peu de surprise.

Game over tender
J’adore les game over de ce jeu. J’en entends déjà crier à l’inutilité de ce paragraphe. L’exemple des game over va illustrer le talent cinéphile de Insomniac Games. Revenir dans la partie pourra donc se faire en Delorean ou à la manière de Dracula. C’est hilarant et il faut un petit moment pour découvrir toutes les possibilités de revenir dans la partie.

Overdose et syndrome de Crazy Taxi
On va décrypter ce sous-titre dans le plus grand calme. Quand je parle d’overdose, je parle de la trop grande répétitivité du jeu. Les cinq premières heures passées, une routine s’installe et l’enthousiasme laisse malheureusement place à l’ennuis. L’effet de surprise est passé. Pourquoi le syndrome de Crazy Taxi ? Ce dernier est un jeu d’arcade super cool et addictif mais si on y joue trop, c’est l’overdose. Ici, c’est la manette qui claque sur le sol quand on se retrouve encore dans une mission de zone à défendre. Tout ce paragraphe pour finir de définir ce syndrome qui touche beaucoup trop les jeux de ce genre. Pour éviter cette saturation à vomir tripes et boyaux la solution est très simple: il faut y jouer de manière homéopathique. Comme un petit jeu de carte pendant l’apéro, c’est le même principe. Mesurez les doses et le plaisir de jeu restera.

Il arrive ce Perrier rondelle ?!
Sunset Overdrive est un jeu de commande. Microsoft voulait s’offrir une exclusivité pour sa ONE et c’est chose faite. Le jeu est clairement programmé avec amour et est truffé de références cinématographique toutes aussi génial les une que les autres. L’action est effrénée et l’humour à t’en décaper les chiottes. Le truc qui coince est ailleurs. Cette impression de regarder une excellente série mais dont il manquerait des saisons. Un patchwork d’idées mis bout à bout sans trop pousser la cohérence. Cela se traduit par une redondance extrême et c’est vraiment dommage.

Sunset Overdrive est vraiment cool et vous fera passer un bon moment à condition de doser les parties pour éviter l’overdose d’Overcharge.
BON

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