Shadow warrior

INFO
2013 – PC/PS4/ONE
Genre : FPS
Joueur : Solo
Développeur : Flying Wild Hog
Éditeur : Devolver Digital
PEGI 18
Testé sur PS4
La journée a été longue et particulièrement chiante. Quand ce n’est pas mon sac à merde de patron qui m’emmerde c’est le banquier qui me harcèle. Les embouteillages m’ont fait réviser mon vocabulaire d’argot et je me suis même surpris à conjuguer des mots qui n’étaient pas des verbes. La journée se termine tranquillement avec quelques insultes échangées avec ma voisine de palier qui m’accuse de faire du bruit en marchant. Je claque la porte, enfin chez moi. Le canapé accueille enfin mes fesses en soufflant comme moi. J’allume la télévision et attrape ma manette de Xbox One. Après une journée de merde rien de tel qu’un petit Shadow Warrior servi avec son katana et son humour à tuer un fan de Chuck Norris lors de ses meilleures répliques. Le gong de la folie furieuse a sonné. Mesdames et messieurs, j’espère que vous avez un bon pressing.

Il était une fois au Japon
Nous incarnons Lo Wang, un assassin qui donne dans la punchline triviale et l’exécution expresse. Il doit acheter un sabre pour son employeur Orochi Zilla (vie de ma mère) à Mizayaki. L’affaire tourne mal comme vous vous en doutez. Wang se fait capturer mais un démon nommé Hoji va lui prêter main forte. Ils ont le même humour, l’amour du découpage au sabre bien fait et surtout l’envie de s’emparer de ce putain de sabre. On est loin du post-It habituel de ce genre de jeu niveau scénario et les surprises ne manquent pas au milieu de tout ce défouloir. Les cinématiques qui parsèment le jeu sont léchées avec une écriture soignée. Ce n’est pas exceptionnel non plus attention. C’est au-dessus de la moyenne pour ce genre de jeu.

Fast and Furious
Comme dans tout fast FPS qui se respecte, l’action va vite, très vite et il faut que le moteur graphique suive. Pas de problème à ce niveau-là. Le jeu tourne comme un hachoir à viande tout neuf fraîchement installé à l’arrière d’une boucherie tenue par des Samouraïs. On avance dans des environnements variés à la vitesse d’un serpent en rut en découpant les ennemis au pied de magnifiques cerisiers en fleurs. C’est beau sans être géniale non plus. On va devoir composer avec pas mal d’aliasing et quelques textures baveuses par moment mais je préfère un jeu moins beau et fluide plutôt qu’un bousin très beau qui rame. Les effets de lumière donnent dans le n’importe quoi et ça contribue énormément à l’ambiance du jeu. La direction artistique offrira par moment des environnements magnifiques à l’ambiance soignée. Par exemple, ce cimetière au clair de lune à vraiment de la gueule. Les petits gars de Wild Flying Hog ont chouchouté leur bébé. Les interactions avec le décor sont très nombreuses et défoncer une pièce à coup de katana pour se calmer est tout à fait possible. Tirer sur un scooter dans la rue va le faire éclater, idem pour les compteurs électriques et les distributeurs de soda. Bien viser pour les faire exploser à la gueule de nos ennemis offrira satisfaction et hémoglobine.

Baccalauréat katana option flingues
L’arme principal du jeu sera bien évidemment le sabre. Les mouvements vont suivre ceux du Joystick pour adapter les attaques en fonction des ennemis. On va alors chercher le contact et esquiver les coups avec des pas rapides déclenchés avec la gâchette. Toutes ces manipulations ne nécessitent aucun temps de « recharge », on enchaine sans se faire coup… Pardon, prendre la tête. C’est un gameplay qui mine de rien change des FPS où le corps à corps et une forme d’exécution silencieuse ou de dernier recours. Dans Shadows Warrior, on sort les flingues quand le Katana ne peut pas intervenir. Pour les ennemis volants ou les géants de trente mètres de haut par exemple. La mitrailleuse, le fusil à pompe ou encore l’arbalète pourront être utilisés pour défourailler entre deux répliques philosophiques de comptoir. Tout ce beau matériel sera améliorable via un menu digne d’un menu DVD de la Shaw Brother. Pour ce faire, il faut ramasser un max de fric pour améliorer les armes, du karma pour les améliorations, des cristaux de QI pour les mouvements spéciaux. De quoi bien faire évoluer Wong tout au long du jeu. C’est complet et bien fait. Je tiens à souligner que Shadow Warrior deviendra de plus en plus exigeant et rapide. Bien connaître ses pouvoirs sera indispensable pour ne pas finir brûler en petit morceau.

« Faire une pause toutes les heures »
La frénésie de l’action pourra filer mal au crâne à certain. La répétitivité de certaines situations amènera vers une certaine lassitude. On touche alors au vrai problème du jeu : le manque de variété. Un problème de fond qui apparaît à partir du quatrième chapitre. Le schéma restera toujours le même et seul le lieu changera. J’aurai aimé avoir un gameplay différent par moment, d’où une aventure qui aurait mérité d’être plus courte. C’est bien évidemment le genre qui veut ça et certains ne verront aucun inconvenant a faire le jeu rapidement sans s’en rendre compte.

Idéal pour se défouler, Shadow Warrior fait très largement le boulot. Je regrette cependant cette routine qui s’installe un peu trop vite. Je le conseille fortement à tous les fans du genre. Le travail effectué mérite le respect et un coup d’œil. Je me suis bien amusé, et c’est l’essentiel.
BON

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