Scott Pilgrim Contre Le Monde, Le Jeu

INFO
2010 – PS3/360
Genre : Beat them all
Joueur : Solo/Multi local
Développeur : Ubisoft
Éditeur : Ubisoft
PEGI 12
Testé sur PS3
Il est rapidement devenu populaire et représentatif de son époque. Notre Scott est un peu susceptible, musicien, joueur de jeux vidéo, bordélique, bagarreur et bigrement amoureux de Ramona Flowers.
Une histoire pleine à ras bord de pop-culture sans pour autant l’offenser. Son univers se décline maintenant en jeux vidéo rendant hommage aux Double Dragon et Mutan Nation, rien que ça.

Where is Bryan ?
Le créateur de l’univers et dessinateur du comics est Bryan Lee O’Malley. Il fait aussi un peu de musique à côté mais je sais que vous vous en foutez. En 2010, l’excellent Edgar Wright donne une version cinématographique qui déchire sa maman. Pour appuyer la sortie du film, un jeu apparaît sur le PSN de la PlayStation 3 et sur le Live de la Xbox 360. Un beat-them-all (moi castagner toi et toi et toi…) tout en pixel respectant le style graphique du comics. Oui, le jeu qui accompagne le film ne reprend pas le film. Une riche idée.

Insert a coin
On commence sur une intro speed et colorée. Les enjeux de l’histoire son simple comme « Salut comment vas-tu ? Oh mais tu es allé chez le coiffeur comment ça ne te va pas » et résumé en une image. Si Scott veut obtenir l’amour de Ramona, il va devoir combattre ses ex. Sept petits copains aux styles très différents comme, par exemple, un végétalien et un acteur de cinéma. On passe maintenant au choix du personnage que l’on veut jouer. Quatre sont disponibles : Scott, Ramona, Stills et Kim. Personnellement, j’ai choisi Stills car il m’a fait mourir de rire dans le comics. Avec son style, je ne peux pas perd… Ah mais putain. Oh on se calme ! C’est quoi les touches ? Mais c’est dur bordel ! Hein ? Mais c’est ma première partie je vais réus… Mais viens ici toi !

Coups de boules et bourre-pif
La première chose qui nous frappe à la gueule sera le poing de notre premier ennemi puis des autres. Le jeu est old-school dans sa jouabilité et dans ses graphismes. Ce n’est clairement pas un mal et j’ai vite retrouvé les sensations arcades de ce type de gameplay. On va prendre beaucoup de gnons au début mais c’est normal. Notre personnage va évoluer en technique et même monter en niveau pour améliorer sa puissance, sa défense et sa vitesse. On revient toujours plus fort dans la partie, on comprend le comportement des ennemis puis des boss. Réussir cinquante hits de coups de boules pour la première fois offre un plaisir incroyable. Intéragir avec les éléments du décor, fait bien évidemment parti du gameplay. C’est dynamique ?

À un c’est bien, à plusieurs c’est l’orgie de baffes
Oui, c’est dynamique. On se surprend vite à voir voler les ennemis au-delà de l’écran ou s’exploser sur un groupe d’assaillants. Les parties peuvent monter jusqu’à quatre joueurs et c’est le champ de bataille assuré. Chaque personnage ayant son style propre, on avance avec plaisir dans des niveaux étonnamment variés. En plus, certaines petites phases de plateformes viennent rajouter un vent de fraîcheur entre deux roustes. Rien d’insurmontable comparé à la difficulté des combats mais un saut mal calculé arrivera toujours au moment où l’on s’y attend le moins.

Prends des pièces
Chaque ennemi maravé lâchera quelques cents. Cumuler ce flouze va nous permettre d’acheter de la bouffe pour nous payer un peu de vie dans des boutiques bien planquées dans chaque niveau. On peut aussi payer les frais de retard de location de Scott. Un des très nombreux clins d’œil à l’œuvre originale. Une bonne idée pour relancer l’intérêt du jeu même si l’on doit acheter pour connaître les effets après. Frustrant.

Les pixels lui vont si bien
Pour une fois, je termine par la partie graphique. On ne va pas tortiller du cul pour chier droit et dire la vérité : nous sommes dans la BD. Le travail effectué est colossal. Le sourire et les mimiques de Scott sont génial. Chaque niveau à une très forte personnalité. Le choix de faire un jeu court et intense est intelligent dans le sens où rien n’est forcé ou artificiellement rallongé. Le boss de fin est déjà assez long à battre comme ça.

Scott Pilgrim contre le monde : le jeu vidéo rempli son office de Beat them all haut la main. L’univers ne parlera bien évidemment pas à tout le monde mais les fans ne pourront qu’être ravis. Un petit jeu avec un cœur gros comme ça.
EXCELLENT

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