Persona 5 Strikers

INFO
2021 – PS4/SWITCH/PC Jouable sur PS5
Genre – JRPG
Joueur – Solo
Editeur – Atlus/Koei Tecmo
Développeur – Omega Force
PEGI 16
Testé sur PS4 Pro et PS5

Je me souviens encore de ces soirées à manger Persona 5 Royal. Je découvrais pour la première fois la licence sur console de salon et la claque fut tellement forte que ma joue me picote encore. Et quand on aime, on a tôt fait de se méfier des spin-off qui ont la fâcheuse tendance à tirer la ficelle du bouchon un peu trop loin. Il est vrai que jouer sur le nom d’une licence aussi prestigieuse que Persona est alléchant pour tout le monde. Je me suis souvenu du génial Persona Q2 new cinéma labyrinthe qui fut ma première expérience Nintendo 3DS constamment branchée sur le secteur. Je n’avais pas trouvé plus addictif sur la portable de Nintendo depuis Luigi’s manson 2. Bref, voir débarquer un Persona 5 à la sauce Hyrule Warrior est-il pertinent ? Même si vous avez déjà vu ma note en bas de la page avant même de commencer la lecture complète de ce test, je me dois de respecter ceux qui jouent le jeu : réponse dans ce test.

Etat des lieux et remise des clefs
Persona 5 Strickers est la suite de Persona 5 (jusque-là pas d’embrouille). Il se joue à la troisième personne tant au niveau de l’exploration que des combats. Cependant, les combats passent du tour par tour strict au temps réel hybride (je détaille tout ça dans le paragraphe consacré au sujet du cassage de tronche) ajoutant un arrière-goût de Dynastie Warrior. J’ai testé une copie éditeur PS4 sur PS4 pro et PS5.

Retour sur un univers que j’adore
Ce paragraphe ne sera pas des plus objectif tant j’adore l’univers de Persona 5. Absolument tout est stylé. Même le menu pause a un caractère incroyable. Des couleurs en passant par cette police d’écriture très singulière, la direction artistique de Persona 5 Strickers ne laissera personne indifférent. Ajoutons à cela un groupe de personnages très attachants et des dialogues toujours très bien écrits. Même quand il s’agit de choisir une destination pour leurs vacances, Joker, Skull, Futaba ou encore Morgana savent nous passionner. L’histoire, je ne vais en parler pour éviter tout spoil, mais que tout le monde se rassure, la qualité d’écriture est indéniable.

Quoi qui change en fait ?
Le plus gros changement va venir de la structure des combats. Nous passons donc d’un système de tour par tour à un temps réel hybride qui va s’autoriser quelques arrêts dans le combat. En d’autres termes, on donne les attaques de bases en direct et les persona de manière plus ciblée avec un arrêt du temps. En encore d’autres termes, tu poutres encore et encore et dès que tu sais que le marron est chaud bouillant patate (c’est bien évidemment un clin d’œil bien nul à l’expression « chaud patate » que j’ai décidé de pimper un peu) tu le balances via un persona qui poutre encore plus fort. Il est vrai que le bordel dans les zones de combats sera régulier en vue du nombre d’ennemis qui voudront vous savater la tronche. Même si très rapidement, on peut jouer d’autres personnages de la fine équipe des voleurs fantômes, j’ai personnellement privilégié Joker de bout en bout, car il est le bon équilibre avec tout plein de persona qui font bobo. Une certaine répétitivité des combats va s’installer surtout face à des sacs à PV qui sont parfois plus long à battre que le boss de fin de prison.

Donjon ou Prison ?
Nous sommes ici en présence de prisons qui vont bien appuyer sur les points faibles de notre société de consommation. Persona n’a jamais caché ses coups de pied politiques et engagés et ce sera donc par le biais de prisons. On avance dans des lieux souvent assez austères et plutôt vides où l’on enchaîne les combats. C’est finalement assez mécanique et seules quelques interactions avec le décor viendront nous rafraîchir le museau. La structure des sbires/mini boss/sbires/boss se fait ressentir, mais en soit rien de bien gênant. Quand on lance un Persona 5 Strickers ce n’est pas pour jouer au golf.

Voyage voyage
Notre groupe va donc passer de ville en ville et de problème en problème avec quelques éléments de vacances au milieu. Ce genre de suite pourrait très bien annuler cet aspect social, mais il ne le sera que partiellement. On sera forcément moins dans l’échange que dans Persona 5, c’est tout de même à pendre en compte pour ceux qui aiment creuser les personnages.

Mon avis
Avec cette gueule d’amour, Persona 5 Srickers arrive à garder tout ce qui fait le charme de la License. Il reste cependant difficile à aborder seul sans connaitre le reste. Persona 5 racontant la rencontre et l’origine de chaque personnage, il est certain que le joueur qui se lance dans cette suite sera perdu. Persona 5 est un univers dense avec beaucoup de personnages qui ont plein de choses à raconter et des situations qui nous rappel les travers de notre société à travers un prisme original et franc. Arriver au milieu de cette histoire, je le répète, est dommage. En absolu, on regrette une certaine répétitivité inhérente au genre et un aspect social diminué par rapport à Persona 5. Pour le reste ? C’est du bonheur, par container de mille tonnes.

Persona 5 Strickers est une excellente suite directe qui continue de hisser la licence au rang des incontournables.
VIENS CHERCHER BONHEUR

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