Nelke and the Legendary Alchemists: Atelier of the new world

INFO
2019 – PS4/Switch
Genre – Aventure/Gestion/JRPG
Joueur – Solo
Développeur – Gust
Éditeur – Koei Tecmo
PEGI 7
Testé sur PS4

Oyé oyé jeunes gens. Le jeu est intégralement en anglais. Oyé Oyé jeune gens. Vous voilà prévenu. A cup of tea ?

Moi aristocrate je vais vous offrir une introduction digne de ce nom. Moi aristocrate, je vais vous montrer comment on amène la prospérité au village. Moi aristocrate, je sais aussi faire la teuf comme une fifolle. Moi aristocrate, je m’appelle Nelke (prononcez NelkÉ, alors oui il n’y a pas d’accent et on a bien envie de dire Nelke mais ça à quand même moins de gueule) Von Lestamm (avec 2 « m » ça claque vous trouvez pas ?) et je vais… Misty ! Il arrive ce thé !? Et que ça saute ! Ho mais vous êtes en gris aujourd’hui. Vous l’avez ? Voyez, je peux aussi avoir de l’humour.

Les chaussettes de l’archiduchesse sont-elles sèches, sèches et archi sèches
La licence Atelier n’est plus à présenter avec sa trentaine de jeux. Le studio Gust va nous servir une aristocrate pleine d’entrain qui veut trouver l’arbre de Granzweit tel un pirate qui court après un trésor. Mais le papa de cette dernière va poser des conditions : elle doit s’occuper du village de Westwald comme une administratrice digne de ce nom et alors elle pourra le trouver. Qu’à cela ne tienne, on va le pimper ton village. C’est l’heure du tutoriel et il est copieux.

La parenthèse graphique
Difficile de juger un jeu qui visiblement à été pensé pour la PSVita qui tourne toujours au Japon. Une console que j’adore mais la question n’est pas là. Nous sommes sur PS4 et c’est pas vraiment la même puissance. Alors certes, le style dessiné des personnages est inoxydable mais les décors eux s’assimilent plus à un cel-shading de première génération de PS3. Ce n’est vraiment pas gentleman de dire ça d’autant que le cœur du jeu ne sera clairement pas les graphismes. Tout est au minimum pour mieux se concentrer sur le fond dont nous parlerons plus tard. En résumé, les modélisations sont sommaires, les effets de lumières quasi inexistant, les animations sont « mécaniques » et les textures offrent des couleurs très douces et reposantes. Après une telle volée de bois vert sur les graphismes, je vais me rendre à l’évidence : Nelke and the legendary alchimiste est doux et reposant comme un chaton qui ronronne sur nos genoux. L’ensemble appelle donc au calme, à la réflexion et à la gestion tranquille dans une atmosphère joyeuse et bon enfant. L’ambiance est tellement réussie que les graphismes, finalement, suffisent à illustrer l’action. Bonjour les graphiques ! Les statistiques ! Et plein de truc en « ique ».

La gestion en mode pépouse
Nous y voici. Le cœur du jeu, sa colonne vertébrale, sa raison d’être : la gestion. Cet Atelier va se la jouer SimCity et ça marche plutôt bien. Construire un bâtiment, y placer la bonne personne puis rendre l’ensemble rentable est pertinent. Voir le tout évoluer puis grandir l’est encore plus. Le tout va tenir en trois mots : agriculture, alchimie et vente. Donner les bonnes tâches aux bonnes personnes sera tout un art. La solution : discuter avec eux, prendre en compte leur spécialité, leur besoin et leur envie. Qui dit alchimie dit alchimiste. Qui dit alchimiste dit synthétisation de ressources etcetera… C’est intéressant dans l’ensemble et j’en attendais autant des combats mais c’est une autre tasse de thé darling.

Sur le chemin de la route droite
On va enfin pouvoir sortir du village, découvrir le monde, voir de nouveaux lieux, fouler le sol d’endroit vierge ! Non je déconne. C’est malheureusement tout le contraire, la douche froide, le mode « automatique » qui s’enclenche. Notre groupe va suivre une ligne droite, trouver des trucs puis se battre. Ces combats vont se dérouler dans un système au tour par tour des plus basique. Pan pan ! On avance et on loot. Pan pan ! On avance et on l… Réveillez-moi quand je pique du nez ! C’est pas super passionnant il faut avouer. Heureusement, les alchimistes peuvent nous donner un coup de main. Ils ne sont pas jouables. Pauvres spectateurs que nous sommes. Plus sérieusement, le jeu fait clairement le choix de se concentrer sur la gestion du village. Ces phases « d’investigation » ont au moins le mérite d’exister mais n’offrent pas vraiment de challenge.

Le menu best of anniversaire
Cet opus va avoir la grande particularité de faire revenir tous les alchimistes des précédents opus et laissez-moi vous dire qu’ils sont nombreux. Le choc que j’ai eu en voyant débarquer Lilie ! Savoir qu’ils vont tous mettre la main à la pâte pour faire prospérer le village donne du baume au cœur.

Et le samedi c’est ravioli
Organiser sa journée et repartir les 12h de travail nous plonge dans une organisation constante. Les musiques, pour la plupart entraînante, nous poussent à voir grandir Westwald. Il va toujours se passer quelque chose : un nouvel alchimiste qui arrive, de nouveaux matériaux à fabriquer, parler et encore parler… Le jeu est très bavard mais c’est plutôt un bon point dans le sens où chaque personne à quelque chose à dire ou partager. L’ensemble est vraiment agréable à suivre.

Mon avis
Nelke and the legendary alchimiste innove dans la série des jeux Atelier. Se focalisant essentiellement sur la gestion, ce choix ne sera pas forcément au goût de tout le monde. Le jeu, bien que descendant d’une lignée importante sait rester suffisamment accessible au joueur néophyte du genre sans oublier les fans de la première heure et c’est plutôt cool.

La gestion de Westwald est au centre de ce nouvel opus d’Atelier. J’y ai trouvé mon compte même si l’exploitation passe clairement au second plan.
PRESQUE TRÈS BON

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