Kingdom Hearts : The Story so Far

INFO
2019 – PS4
Genre – Plateforme/Action/Aventure
Joueur – Solo
Développeur – Square Enix
Éditeur – Square Enix
PEGI 12

C’est un sacré gros morceau auquel je m’attaque aujourd’hui. Il y a plusieurs mois, j’ai reçu de la part de Square Enix une copie de la compilation Kingdom Hearts : The Story so Far.
Jusqu’alors, je n’ai pas réussi à réunir suffisamment de courage pour écrire mon article. J’hésite encore sur mes mots alors que j’ai le clavier sous les doigts. Kingdom Hearts, c’est un pari à la fois diablement osé et à la fois bigrement logique.
L’univers Final Fantasy fonctionne. Il fonctionne de façon artistique bien entendu mais aussi de façon commerciale. Des ventes vertigineuses, un engouement impressionnant pour chaque opus, une collectionnite aigue des plus fervents fans de la licence. Réfléchissons un peu et voyons quel autre univers est capable de déclencher une telle passion ? En un mot : Disney.

Chacun a son histoire propre mais dans toute ces histoires il y a un bout de Disney, un souvenir, un film d’animation préféré et j’en passe. Réunir les deux licences, sur le papier, c’est un peu mettre une tartine de pâté dans son café du matin. On aime les deux, mais c’est pas dit que ça se mélange bien. Et j’étais la première à être sceptique.
Force est d’admettre que la recette fonctionne, un peu comme si c’était Jean François Piège qui nous avait préparé un sandwich thon, courgette et crème pâtissière.

Donald donne la réplique à Cid, Mickey se la joue roi disparu et les niveaux prennent vie dans les films d’animation Disney sans en modifier l’essence. L’intelligence de Square Enix a été de créer plusieurs personnages propres à Kingdom Hearts, D’abord celui que l’on incarne : Sora. Un jeune homme insouciant que la Keyblade choisi pour maître. Puis Kairi et Riku, les meilleurs amis de Sora viennent créer le trio de départ.

Pour la faire courte, Sora, Riku et Kairi s’amuse sur la plage quand lorsque soudain tout à coup patatra, les sans cœurs attaquent. Riku est emporté par les ténèbres, Sora hérite de la Keyblade. Commence alors un voyage à travers le monde de Disney afin de retrouver ses amis (et sauver le monde, obviously).
Si je passe rapidement sur l’histoire, c’est qu’elle n’est pas vraiment nécessaire à mon avis. Le premier jeu, évidemment présent sur la compilation (je précise même si cela semble logique depuis que la Handsome Collection de Borderlands a choisi de faire l’impasse sur le premier opus), a drôlement bien vieilli même s’il nous arrivera d’avoir envie de faire hara kiri avec la manette dans certaines phases de plateforme. Mention spéciale au monde de Tarzan qui m’a donné envie de me pendre avec les lianes. Cela dit, le jeu est dans son jus, les graphismes restent très flatteurs pour nos pupilles sans être non plus à un niveau de remaster de Spyro.

Il en va de même pour le reste de la compilation, qui fait son job de compilation et qui compile. Le point fort de cette compilation (promis, j’arrête avec ce mot), est de proposé une formule tout en un, dite formule kebab frite boisson, pour les néophytes de la licence et offre une occasion en or d’user son canapé de son délicat fessier au vu du nombre impressionnant d’heures pour avaler la galette. Un habitué des Kingdom Hearts y trouvera aussi son compte, indéniablement. Les opus consoles portables sont jouables sur PS4, votre PSP peut continuer tranquillement d’accumuler de la poussière. Pour toutes ces raisons, je ne peux que conseiller ce jeu, que dis-je ces jeux ! C’est incontournable pour qui aime la licence et pour qui est curieux de goûter ce sandwich thon courgette crème pâtissière. Je vous promets qu’il est bon.

J’ai envie de m’attarder un poil sur le phénomène. Kingdom Hearts, c’est 12 jeux (en comptant les version ReMix), c’est du multiplateforme et c’est la sortie encore récente de Kingdom Hearts 3. J’ai écouté, à droite et à gauche (même au milieu) des joueurs m’en parler. Si moi, mon avis est mesuré sans doute par ma réserve historique quant aux jeux Square Enix, j’ai pu constater le déchainement de passion qu’à engendré KH3. Les extrêmes se touchent en écrasant littéralement le centre où se terrent les avis mitigés. Si j’avais dû les répertorier dans un tableur, il m’aurait suffi de deux colonnes : « Ah bordel c’est le meilleur jeu du siècle » et « Ah non c’est vraiment de la merde ». Ce qu’aiment particulièrement les premiers c’est ce que reproche avec force les seconds. Je fouille dans ma mémoire mais je n’ai pas de souvenirs francs d’une telle ligne de démarcation dans le jeu vidéo, récent tout du moins.
J’ai presque envie de dire que Kingdom Hearts, c’est comme la sauce du Big Tasty. On ne trouve pas ça moyen et personne n’y est indifférent. Soit on adore, soit on déteste.

Mon avis : Indispensable pour qui veut découvrir la licence par la grande porte sans pour autant se la jouer retro gaming (même si le rétro, c’est la vie). Moins indispensable pour le fan et le collectionneur qui possède toutes les versions du jeu.

Typiquement un bon jeu qui a la recette des bons mécanismes de gameplay et qui a un univers plaisant. Encore faut-il y être sensible. Comme pour la bouffe.
TOP CHEF/20

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