Erica

INFO
2019 – PS4
Genre – Film Interactif
Joueur – Solo
Développeur – Flavourworks
Editeur – Sony
PEGI 16

Recevoir une proposition de test de la part de Sony Interctive Entertaiment c’est un peu comme recevoir une mission dans des lunettes spéciales comme Ethan Hawk dans Mission : impossible 2. Détruire les preuves puis se lancer dans la mission immédiatement. Malheureusement, la réalité est tout autre en ce qui me concerne. Quand je vois que c’est un film interactif du nom d’Erica je me dis que c’est certainement moins lourd que la moyenne à télécharger. N’ayant pas la fibre, mes missions sont la plupart du temps retardées. Un film interactif c’est bon, ça va. J’ai convulsé sur mon canapé après avoir vu que le film/jeu pesait 40Go. J’ai pédalé toute la nuit pour l’avoir.

Pop-corn salé ou sucré ?
Deux types de jouabilité vont être disponible avant de se lancer dans l’aventure. La première est d’utiliser le pavé tactile de la manette. Oui, le rectangle au-dessus en est un. La deuxième est de télécharger l’application du jeu via l’App Store ou le Play Store. C’est gratuit et surtout bien mieux que la manette. Pourquoi ? Parce-que l’écran de votre téléphone n’aura aucun mal à être plus grand que le pavé de la manette. De plus, le jeu demande des mouvements du doigt assez long, raison de plus pour être à l’aise. Concernant la jouabilité en elle-même, il faut suivre les lignes blanches proposé par le jeu pour les mouvements comme, par exemple, pour allumer un briquet. Les points blancs seront les directions : choisir entre le téléphone qui sonne où remonter le couloir. Le plus important reste évidemment les dialogues. Ils graviteront autour de notre personnage. Il faudra donc pointer la réponse choisie puis relâcher le doigt du tactile pour la valider. Une habitude à prendre qui n’est pas forcément naturelle et intuitive au début. Je conseille fortement de bien calibrer tout ça avant de se lancer pour éviter de hacher l’aventure.

Le synopsis six six
Erica souhaite retrouver le meurtrier de son père. Pour une aventure qui se fait en moins de deux heures, je vais pas en dire plus. Chacun va écrire sa propre histoire avec tous les choix qui parsèment l’aventure. Il arrivera que des scènes entières soit totalement différentes d’une aventure à l’autre et c’est le minimum syndical que l’on puisse espérer d’un film interactif. J’y suis revenu pour ma part trois fois et j’ai eu suffisamment de différences entre les trois pour dire que les embranchements sont assez variés pour y revenir.

Quand les actes heurtent je crie « tic » !
Le jeu des acteurs dans ce genre de film interactif est capital. C’est ce qui va avoir le plus d’influence sur nos choix. L’ensemble est très bon. Erica, le personnage principal est interprété par Holly Earl. L’actrice anglaise se donne à fond et ça marche plutôt bien. Le reste du casting est tout aussi passionné. On sent rapidement cette envie de nous faire partager l’expérience et c’est un très bon point. Mention spéciale à Duncan Casey qui campe un policier tellement cliché que s’en est une performance. Vous l’aurez compris, les acteurs sont tous très bon.

Mise en plis de la mise en scène
L’image est impeccable et la colorimétrie est juste dans ce qu’il faut d’excessif pour nous poser l’ambiance. Plus posé qu’un Late Shift, Erica va privilégier les plans fixes et traveling très lent. Il sera possible de « gratter » l’image en guise de transition, entre autres. La jouabilité tactile au service de la mise en scène est embryonnaire mais sur la bonne route. J’ai été surpris à plusieurs reprise par les idées éparpillées par ci par là nous faisant sortir de la routine habituelle de ce genre de film interactif.

Il manque quand même du gras
Si je devais le juger comme un film en lui-même j’aurais tendance à reprocher quelques personnages creux, des facilités scénaristiques et quelques faux raccords. Rien de grave en absolu car nous sommes pris dans l’histoire et ce genre de détails devient vite invisible. Il n’y a donc aucun problème pour ce qui est d’être spectateurs de quelqu’un qui joue.

Le prix
J’en parle pas souvent et pourtant c’est ce que nous dégainons pour acquérir la chose : l’oseille. Pour 10€, il est difficile de faire la fine bouche face à la générosité du jeu et sa rejouabilité. Une telle expérience pour le prix d’une séance de cinéma, la question se pose vraiment.

Les films interactifs arrivent peu à peu dans nos salons et leur niveau ne fait que s’améliorer. Erica est une expérience de qualité qui prouve que le genre à de beaux jours devant lui.
BON

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