Earthworm Jim

INFO
1994 – MEGADRIVE/SNES/SATURN/GAMEGEAR/GAMEBOY/MEGA-CD/PC/GBA
Genre : Plateforme
Joueur : Solo
Développeur : Shiny Entertainment
Éditeur : Virgin Interactive
Testé sur SNES
Un jour de pluie comme un autre pour ce mois de Février 1994. Je me dirige vers le vidéo futur de ma ville en espérant me louer un nouveau jeu pour ma super Nintendo. Cette première phrase est bien surprenante n’est-ce pas ? Ça n’a pas duré longtemps comme principe mais je me souviens parfaitement avoir loué une N64 avant de l’acheter. Il faut se remettre dans le contexte de cette époque : pas d’Internet et encore moins de consoles qui s’y connectent. Pas de patch ni de mise à jour possible sur nos cartouches. Quand le jeu sortait avec des bugs, tant pis pour lui. Mais je radote. Je parcourais donc le rayon à la recherche d’une nouveauté plus intéressante que Tintin au Tibet qui m’avais provoqué vomissements et maux de tête. J’aperçois une jaquette un peu crado avec un personnage des plus singulier. Rien de bien attirant en soit et c’est bien pour ça que pour une poignée de francs je me décidais de l’emprunteur pour la soirée. Une soirée groovy.

La vache un pris un super vol !
Fébrile, j’allume la télévision cathodique, enfonce la cartouche dans la console et l’allume. Les logo Virgin et Shiny s’affichent puis le jeu se lance. Un ver de terre sur un corps musclé prêt à en découdre avec des extraterrestres qui ressemblent à des poulets. Un délire finalement assez cohérent et bien amené. L’image de ce lombric qui défonce son principal prédateur est une idée qui paye. Notre ver de la terre aura aussi plein d’autres ennemis comme les chiens enragés qui veulent lui bouffer le cul, ces saloperies de corbeaux ou encore des fantômes. Et les vaches dans tout ça ? Je vous laisse la surprise. Les plus grands délires ne se racontent pas, il se vivent manette en main.

Une jouabilité groovy
Notre Jim répond au doigt et à l’œil avec une palette de mouvements très variés pour l’époque. Il saute, flingue, donne des coups de fouet avec sa tête, s’agrippe avec sa tête ou encore escalade certaines surfaces. C’est un coup un prendre mais une fois la jouabilité bien en main, on va se heurter à autre chose : la difficulté.

« Vas-y fait le, j’arrive pas à atteindre les chiottes pour me téléporter »
Pour ceux qui aime le challenge à en faire craquer la manette, ce jeu est fait pour vous. Il faudra connaître les niveaux par cœur pour espérer en voir le bout. Impossible d’être vraiment tranquille dans le jeu, un ennemi arrivera toujours pour vous emmerder. Alors vous déverserez votre haine sur un corbeau en criant : « Prend ça dans ta gueule ! Mais putain mais lâche ma tête ! J’ai plus de munitions ! ». Plus sérieusement, il faudra viser juste sous peine de se prendre des coups et des animations d’attaque à n’en plus finir. Je pense notamment à celle du corbeau qui est bien trop longue et vite saoulante. Mourir devant un point de sauvegarde arrivera aussi très souvent. Un vrai challenge.

Mi-ver Mi-sel
L’ambiance du jeu est incroyable. Les animations de Jim sont excellentes et il suffit de poser la manette dans un endroit calme pour le voir faire de la merde. Le regarder faire du saut à l’élastique avec sa tête est incroyablement délirant. Les niveaux sont complexes avec plein de petits détails partout. Une direction artistique qui donne souvent dans le pipi caca et qui s’assume complètement à coup de poisson pourri dans la face.

Et en 2018 ?
Earthworm Jim fait partie des increvables. Les graphismes et la jouabilité résistent au temps qui passe et donnent même encore des leçons aux pixels art qui sortent cette année. C’est l’avantage d’être un jeu en 2D dans un style parfaitement intemporel, ce qui n’est pas le cas de Earthworm Jim 3D sur Nintendo 64. C’est dit.

C’est un incontournable de son genre. Dur, beau, drôle et pouvant assurer une soirée entre potes avec des pizzas, Earthworm Jim est un monument à ne surtout pas rater pour parfaire sa culture vidéoludique.

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