Duck Detective: The Ghost of Glamping est un jeu d’enquête narratif développé par Happy Broccoli Games et sorti en mai 2025 sur PC (Steam). Dans ce test, on s’immerge dans cette aventure absurde et touchante, où l’on incarne un canard divorcé accro au pain, lancé dans une enquête entre glamping, fantôme et miettes de croissants.
Humour noir, direction artistique adorable, doublages cinq étoiles… Ce petit jeu indépendant a-t-il tout d’un grand ?
Plateformes :PC, PlayStation 5, Xbox Series X|S, Xbox One, Nintendo Switch
Développeur : Happy Broccoli Games
Éditeur : Happy Broccoli Games
Sortie : 22 mai 2025
Plus noir que le plus noir des canards
Parfois, tout commence avec un croissant.
Un croissant tiède abandonné dans une tente trop chère, entre deux sacs de couchage en lin biologique. Et un canard. Un détective canard, divorcé, lessivé, mais obstiné. Il le renifle. Il soupire. Il note. Bienvenue dans Duck Detective: The Ghost of Glamping.
Suite directe de The Secret Salami, ce second opus nous renvoie dans les plumes d’Eugene McQuacklin, détective animalier au flair fatigué mais à la verve impeccable.
Le décor ? Un campement de luxe hanté. Le ton ? Entre film noir des années 40, jeu de mots aviaire et feuilleton de camping qui déraille. L’ambiance ? Jazz, moustiques, suspicion.
les Deducktions
Le jeu repose sur une mécanique de déduction bien pensée : on récolte des indices en interrogeant les campeurs, puis on complète des phrases à trous avec les bons mots-clés (les fameuses Deducktions).
C’est limpide, intuitif, gratifiant. Même les non-initiés aux jeux d’enquête s’y retrouvent, et les habitués ne s’ennuient jamais grâce à l’humour omniprésent.
un canard dans du velours noir
Visuellement, Duck Detective adopte un style « papier découpé » mêlé à une 3D légère, évoquant Paper Mario ou un livre pop-up façon film noir doux-amer.
Chaque lieu est un décor miniature savamment agencé, chaque personnage un archétype délicieusement moqué.
Mais c’est surtout le sound design qui impressionne : bande-son jazzy, silences pesants, et surtout des doublages absolument magistraux.
Eugene, avec sa voix grave et désabusée, porte l’histoire comme une valise pleine de regrets (et de miettes de pain).
Une enquête (trop) courte, mais sans gras
Comptez 2 à 3 heures de jeu. Pas une minute de trop, pas de temps mort, pas d’artifice. Mais aussi, pas de grande surprise. Le jeu suit sa formule avec une rigueur presque scolaire : dialogue → indice → déduction → twist → fin.
Est-ce un défaut ? Pas forcément.
Mais on aurait aimé un peu plus d’audace, quelques détours narratifs, ou une seconde enquête en bonus. Un DLC ? Un carnet secret ? Un mini-jeu de pain grillé ? On prend.
MON AVIS
Duck Detective: The Ghost of Glamping n’est peut-être pas le jeu de l’année au sens technique du terme… mais dans la catégorie “jeu qui rend heureux, qui fait rire et qui respecte votre temps”, il est indétrônable.
Un mini chef-d’œuvre de charme, parfait pour une soirée douce, une session de stream d’une heure, ou un moment de légèreté dans un monde vidéoludique trop souvent en crunch.
PRESQUE PARFAIT
Points forts
- Des doublages inoubliables, avec un jeu d’acteur rare dans les jeux indés
- Une écriture ciselée, drôle, tendre, jamais forcée
- Un gameplay limpide, accessible sans être idiot, avec des mécaniques d’enquête bien rythmées
Points faibles
- Une durée très courte, même pour une expérience “snack”
- Peu d’évolution par rapport au premier épisode
Test effectué sur :
PC (Steam)




