Dragonball Xenoverse 2

INFO
2016 – PC/PS4/ONE
2017 – SWITCH
Genre
: Combat
Joueur : Solo/Multi
Développeur : Dimps
Editeur : Bandai Namco
PEGI 12
Testé sur ONE
Je ne compte plus les jeux Dragon Ball. On en bouffe au moins un tous les deux ans. Le principal mot d’ordre de Bandai était simple : pourquoi faire simple quand on peut faire très compliqué. Depuis la première PlayStation, les mecs persistent ridiculement avec la 3D ratée et la 2D merdique, donnant lieu à des jeux ignobles comme Final Bout ou encore Ultimate battle 22. La PlayStation 2 à accueilli dix jeux et ainsi de suite jusqu’à notre petite PlayStation 4. Xenoverse 2 signe un renouveau ? Non.

Dis papa, tu nous racontes une histoire avant d’aller bastonner ?
Dans Dragon Ball Xenoverse 2, on est une jeune recrue de la Police du temps, votre job sera d’aller réparer les conneries des autres à travers le temps. Et du coup, vous vous retrouvez propulsé dans « les principaux événements de la saga Dragon Ball ». Et c’est le site officiel du jeu qui le dit.

Vous avez votre BTS Notarial ?
Avant de pouvoir débuter le jeu pour la première fois, le système va vous demander de charger vos précédentes sauvegardes. Qui n’existent pas. Bon, il va aussi vérifier si vous avez jouer au premier Xenoverse. Et après, vous allez vous taper des pages et des pages de petites-lignes-qu’on-lit-jamais. Et quand tu crois que c’est fini, eh bien non. Car quand on aime, on compte pas. C’est à peu près aussi chiant qu’un notaire qui lit chaque mot d’un acte de vente.

Fais péter le synthé Michel
La musique vous emportera de films de boules en musique d’ascenseur en passant par la fanfare de la fête foraine. Vos oreilles vous remercieront de baisser le son. Votre chat aussi. Et même le poisson rouge. L’ambiance sonore des combats est, quant à elle, plutôt bonne et fidèle : hop un bon point. Autre (tout petit) bon point, on peut modifier les musiques des combats et des quêtes parallèles pour choisir les moins pires.

Accroches toi à ton slip Michael Bay
Si vous avez du scotch, c’est le moment de scotcher vos paupières, histoire de pas vous endormir. Les débuts en jeu sont laborieux. On fait de la fausse quête FedEx, on court comme un con dans tous les sens. C’est tout sauf engageant. Le tutoriel est ni bon ni mauvais, il est un peu longuet et ne nous apprend pas grand chose. L’expérience se fait en combat : soit, passons aux combats alors. Chose rassurante, on est quand même dans un Dragon Ball et ça pète dans tous les sens. C’est de circonstances et j’en attendais pas moins. Mais les développeurs ont choisi de fournir le minimum syndical. Ça devient affreusement répétitif. Et au sol ? La jouabilité à Conton City est d’une raideur affolante, la prise en main est pour le coup pas franchement agréable. Conton City qui est, au passage, relativement vide. Et chiant donc, appelons un chat, un chat.

Bref : je veux faire exploser des planètes.

Desigual, partenaires de vos soirées Dragon Ball Xenoverse
On a eut une promo sur la javel du coup, on s’en est servi pour les graphismes. Si je devais faire une comparaison chelou, je la ferais avec un (très mauvais) pressing. On javellise, puis on se dit qu’on a fait une connerie et on colorie au feutre Bic. Puis on amidonne les capes, au moins ça tiendra aussi droit comme une érection de la grande époque de Rocco. Des animations dignes des Sims 2. Et je vous parle pas de l’aliasing et des textures Si ? Je vous en parle ? Ok ! Les textures sont assez grossières, on a un peu l’impression que la terre vient tout droit de Minecraft et l’aliasing est omniprésent, maudit sois-tu escaliers avec tes arrêtes droite ! Les couleurs sont souvent criardes, loin du côté un peu pastel de l’animé ou du manga. Oui, je chipote un peu. La flotte est bleue c’est déjà ça. Je dois quand même admettre que par contre, en cinématiques, les couleurs sont belles et que… ah non c’est tout. Pour le reste, on a l’impression d’être dans un jeu ancienne génération lissé.

Message d’informations concernant les personnes épileptiques
Des temps de chargements, vous allez en avoir, à plus savoir qu’en foutre. Il y en a beaucoup trop pour un jeu de combat aussi léger, ça casse l’immersion (si tant est qu’il y ai une immersion).  Et certains sont très psychédéliques, à faire mal aux yeux. Mais rassurez-vous, la plupart du temps, vous aller pouvoir admirer un écran blanc éclatant.

« Oui bonjour, c’est pour faire changer mon bouton X »
Le gameplay est très monotouche, on bastonne, les combos sont assez simple. Les combats tendent vers l’illisibilité et m’ont littéralement donné un petit mal de tête pas sympa du tout. Ça part dans tous les sens, les effets lumineux de déplacement me rappelle beaucoup de choses mais pas vraiment le Dragon Ball de mon enfance.

Le jeu n’est pas complétement désagréable non plus. Mais il n’est clairement pas à la hauteur. Il est dispensable et ce n’est pas ce qu’on peut attendre d’un jeu comme celui-ci.

Ça t’apprendra à rouler des mécaniques
Malgré des mécaniques de jeu pas totalement dégueulasses, deux-trois idées plutôt bonnes et une prise en main rapide le jeu reste largement dispensable. Certains me diront que le jeu est suffisant. Mais « suffisant », est-ce assez ? Le jeu est beau de loin et loin d’être beau. Et si 2016 est l’année de sortie de Dragon Ball Xenoverse 2, c’est aussi l’année qui a vu éclore sur nos consoles des jeux comme Street Fighter V, Final Fantasy XV ou encore le magnifique Gears of War 4. Alors quand on peut, pour la même somme, avoir des jeux superbes au scénario dépassant allègrement le timbre-poste sur lequel est écrit en gros le scénario de ce cru Dragon Ball, pourquoi se contenter du peu que nous propose Xenoverse 2. En attendre plus est légitime et trouver « suffisant » ce type de jeu qui se complait à nous vendre le minimum syndical et du fan service effronté, c’est encourager les développeurs à ne pas produire de contenus plus aboutis et plus complet. Mon appréciation finale sera donc peut-être jugée un peu dure, mais elle est réfléchie au vu de tout ce que je viens de vous exposer.

Bref, vous l’aurez compris, si vous le trouvez à 5€, pourquoi pas, autrement c’est un non assez franc pour moi. TRÈS MAUVAIS 

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