Devil May Cry 5 – Special Edition

INFO
2020 – PS5/XBOX SERIES
Genre – Action
Joueur – Solo / Coop en ligne
Développeur – CAPCOM
Editeur – CAPCOM
PEGI 18
Testé sur XBOX SERIE X

Moi, entre deux cassages de montres, j’aime nettoyer ma lame avec des tubes de ray-tracing. Ray-tracing ? C’est une substance révolutionnaire qui permet à mon arme, une fois nettoyée, de briller de 100.000 feux au lieu des 1000 habituels. L’utilisation du ray-tracing nécessite l’utilisation d’un chiffon en fibre de RTX et de beaucoup beaucoup de RAM. Malheureusement, le contexte actuel fait qu’il est de plus en plus difficile de se procurer du RTX. Je ne suis pas le seul à l’utiliser et beaucoup ne sont pas peu fier de leur reflet auburn qui scintille, grâce au ray-tracing, dans leurs cheveux.
La concurrence veut, elle, proposer du 120fps. Tout le monde sait, qu’à l’heure où je vous écris, il est impossible de mélanger du 120fps avec du ray-tracing. Et ce ne sont pas les agents bioniques venus de 2077 qui vont vous dire le contraire.
La légende raconte pourtant que des éditions 3090 du ray-tracing arriverait à concilier ces deux mondes. En revanche, si c’est pour jouer à Minecraft, personne n’en aura jamais besoin à part pour faire le cake sur YouTube.

C’est quoi tout ce pataquès ?

Vous l’aurez compris, mon introduction fait ici la satire de la surutilisation marketing des promesses de ray-tracing et des sacro-saintes 120fps. Cette Special Edition de Devil May Cry 5va nous permettre de profiter soit de l’un, soit de l’autre mais pas des deux en même temps. Au fait, le vrai test de Devil May Cry 5 se trouve ici car cet article-là va entièrement se consacrer au supplément de cette Special Edition.

Ray-tracing time

Entre nous, qui veut jouer à un jeu aussi rapide et orgasmique que DMC 5 à 30 fps ? Réponse : personne. Et pourtant c’est la condition sine qua non pour profiter du ray-tracing. Attention, ce n’est pas terminé. En plus vous resterez Full HD sur votre magnifique écran 4K HDR10 acheté spécialement pour la sortie des nouvelles générations de consoles (que vous n’avez peut-être pas encore reçues).
Cependant, il n’est pas impossible pour vous testiez ce mode pour lui offrir une raison d’exister et parce que oui, vous êtes une personne curieuse. Pour ma part, j’en suis venu à la conclusion que je ne voyais pas suffisamment la différence pour justifier une telle baisse de fluidité.
En revanche, et en fouillant un peu plus, j’ai remarqué qu’il était possible d’activer un ray-tracing en mode performance pour faire revenir les 60fps mais en restant toujours bloqué en Full HD. Dixit « si vous souhaitez un meilleur rendu des réflexions de lumières sans affecter les performances » (qui sont quand même affectée du coup, puisque Full HD). Le message est clair, le framerate ne sera pas régulier.
Au milieu de tout ce bazar, quel est donc la meilleure configuration qu’on puisse faire ?
Premier conseil : désactiver le ray-tracing. Pour ce qui sera du reste, les fps resteront ultra constants. Reste alors le dernier choix, celui de cette fréquence que l’on pourra enfin débrider.
On peut rester à 60fps fixes ou alors passer à mes yeux au meilleur mode, la version débridée qui peut monter jusqu’à 120fps. Le Graal des 120fps n’est pas un récipient ni un bocal à anchois, mais bien la meilleure façon de profiter du jeu. Tout devient alors complètement dément, fou, débridé et diablement dantesque (offre soumise à condition d’avoir une dalle compatible 120hz, sinon quoi vous ne dépasserait pas les 100hz).

Tu prends un Vergil ?

On ajoute encore deux nouveautés : un nouveau personnage jouable et un nouveau niveau de difficulté. Ce dernier s’appelle « chevalier sombre légendaire », un titre qui claque et qui aurait pu sortir d’un sous-titre de cape et d’épée réalisé en une semaine avec un scénario étrange.
Par conséquent, le nombre d’ennemi à l’écran se voit ainsi démultiplié montant encore de plusieurs cran la frénésie du jeu. Le plaisir de tailler ses propres morceaux de gras quel que soit l’endroit où tombe la lame de notre épée, m’a enfin donné la sensation d’être un hachoir inarrêtable. Revers de la médaille, comme la difficulté augmente forcément, il va falloir une maîtrise plus que parfaite du personnage et de ses combos.
En parlant de personnage, revenons à notre nouveau venu qui s’appelle Vergil. Il a sa disposition de quoi exploser quelques planètes entières. Des sabres, des poings surpuissants ou encore des flèches d’énergie quand la flemme du corps à corps se faire ressentir. Ce n’est pas terminé, mesdames, messieurs, il peut aussi invoquer un clone pour hacher encore plus de viande et vous offrir encore plus de plaisir.
Attention, ici destruction va devoir rimer avec maîtrise puisque tout ce que je viens de citer ci-dessus va vous demander pas mal d’entraînement avant de pouvoir enchaîner les attaques avec style et insolence.
D’un point de vue du scénario, il est impossible de ne pas remarquer que ce personnage, est introduit au chausse-pied. Ce qui pourtant ne fait pas retomber l’intérêt de refaire le jeu avec lui.

Mon avis

Devil May Cry 5, première édition du nom était déjà grandiose, cette Special Edition est sublime. Reste pourtant quelques questions : pourquoi ne pas avoir proposé un upgrade nouvelle génération avec le jeu de base alors qu’ici Capcom nous demande de repasser à la caisse ?
Pourquoi argumenter autant sur le ray-tracing alors qu’il bride les performances. Je le répète et le penserais toujours : un beat’em’all digne de ce nom mise sur la rapidité et la fluidité et non sur des reflets de lumières que nous ne remarqueront pas pendant l’action.
DMC 5 reste une référence du genre, encore plus incontournable dans cette édition-là pour ceux qui ne l’aurait pas fait.

Devil May Cry 5 Special Edition est le meilleur épisode de la série dans sa meilleure version.

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