Devil May Cry 5

INFO
2019 – PS4/ONE/PC
Genre – Beat them Up
Joueur – Solo
Développeur – Capcom
Éditeur – Capcom
PEGI 18
Testé sur One

Je vais être direct, ce test va refléter ce que j’ai ressenti pendant tout le long du jeu. Je vais pas vous servir une série de paragraphes aussi passionnant à lire que les pages jaunes un soir d’ennuis, je laisse ça à d’autre. Ce jeu à une ambiance toute particulière et il est normal de lui offrir par conséquent un traitement particulier. On ne va pas piler du poivre plus longtemps car c’est l’heure de la cinquième pizza et bordel qu’elle est bonne.

Des remous dans la section calbar
Quelques années se sont écoulées entre Devil May Cry 4 et 5. L’action va se dérouler dans la charmante et très accueillante ville de Red Grave et c’est naturellement la merde dans les parages, sinon il n’y a pas d’histoire. Un arbre est en train de pousser n’importe comment au centre ville et nous allons devoir aiguiser nos dards pour lui offrir la plus belle des coupes printanières. Inutile d’en dire plus sur le synopsis, nous sommes dans un beat them up quand même. Pour ma part, il se laisse suivre et j’ai beaucoup aimé l’idée de la timeline pour nous resituer l’action pendant les temps de chargement. Preuve que c’est pas compliqué de « meubler » pertinemment ces derniers.

Un jeu chenâtre qui vibure à toute allure
Le RE Engine faisait des merveilles avec Resident Evil 7. Il crève le plafond de la voisine avec Devil May Cry 5. En d’autres termes, le jeu est franchement beau et fluide. Les effets de lumières sont excellents, les mouvements de notre personnage sont parfaitement décomposés et le décor est en parti destructible. L’ensemble est impressionnant. Mener, par exemple, un combat dans une bibliothèque va nous faire tourbillonner du papelard sous le pif. Un combat entre plusieurs étages et c’est de la brique qui vole. Vous comprenez le principe ? C’est vivant, organique et fourmillant de détails. Les 60 fps sont assurés en toute circonstance ce qui est parfait pour un jeu aussi nerveux. Pour chipoter, j’aurais tendance à dire que certains lieux traversés manqueront de personnalité ou sont dans un style un peu trop vu et revu. C’est dommage mais c’est une goutte d’eau dans un jacuzzi de plaisir qui en plus fait des grosses bubulles.

Nero Burning Sword
Retrouver Nero est un plaisir indéniable. Il laisse derrière lui son bras démoniaque Devil Bringer et passe à un tout autre style avec les Devil Breaker. Si vous avez bien lu, il y en a effectivement plusieurs avec des styles différents. L’utilisation de ces bras mécaniques sera contrainte à une usure et il faudra donc régulièrement les changer. Ça va du plus destructeur au plus inutile. Ils ne sont pas gratuits et il sera demande de glaner des demonites pour pouvoir en jouir. Ces dernières, de différentes couleurs, peuvent servir de monnaie, d’augmentation de la vie …

Fa va faire mal
« Oui mais ils sont trois sur la jaquette, on peut donc jouer les trois ? ». Une inévitable question qui va trouver une réponse ici : oui. Si je vais vous en parler en détail ? Non. Il faut savoir que Nero, Dante et le très mystérieux V auront chacun un gameplay très différent. Tellement différent que la première prise en main de V risque d’en désorienter plus d’un. C’est extrêmement malin de part de Capcom. La routine ne vient jamais pointer le bout de son nez tout au long de cette aventure. Ho ! Une cabine téléphonique et si je demandais à Nico de ven… En moins de temps qu’il ne faudra pour le dire, notre bricoleuse débarque au volant de son van. Une version de Cidney (FF XV) sous acide et particulièrement réussi.

Un cœur qui bat sous cette carapace de répliques badass
Nos défonceurs de démons ne se résument pas à des enchaînements de combats. Ils ont chacun leur caractère, leur comportement et leur histoire. Les protagonistes ont une âme et ne se résument donc pas à des personnages vides juste capable d’offrir de l’action et des répliques qui tâchent. Cet élément passe aussi par un doublage de très bonne qualité.

Mourir en rythme
La musique aussi à une place tout particulièrement intéressante. Elle s’adapte à l’action et n’hésitera à nous faire lever le poil. Les compositions de Kota Suzuki, Yoshiya Terayama, Steven McNair, Casey Edwards ou encore Hiromitsu Maeba sont vraiment étonnantes et détonantes.

Il faut toujours viser la t… Pardon je me suis trompé de jeu
Le système de visée n’est pas toujours très fiable, la caméra part parfois en vrille et le mode photo mériterai d’être plus complet. Ils sont là les reproches que j’ai à faire. Et puis merde on s’en fout. « Devil May Cry 5 » qui résonne dans le menu principal, les clins d’œil aux autres jeux Capcom à s’en exploser les deux yeux, ces boss qui me donnent encore des frissons… La possibilité de revoir les cinématiques est aussi une excellente idée. Un jeu insolent et prétentieux et qui à bien raison de l’être.

Devil May Cry 5 est un orgasme vidéo-ludique. Le septième ciel du cassage de gueule. La suite que nous attendions tous.
EXCEPTIONNEL

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