Concrete Genie

INFO
2019 – PS4
Genre – Aventure Compatible VR
Joueur – Solo
Développeur – PixelOpus
Éditeur – Sony
PEGI 12

Il est extrêmement rare que je reprenne totalement l’écriture d’un test. En règle générale, quand elle est lancée elle ne s’arrête plus jusqu’au point final et la note. Quand j’ai relu la première version de cette introduction, j’ai rapidement effacé. Idem pour les premiers paragraphes. Pas plaisant à lire et sans génie. Concrètement, cette introduction est-elle meilleure ? Certainement pas. J’ai tellement la rage contre ce jeu que j’en bafouille et perd mes mots. Comme un immense tableau dont les couleurs ne me plaisent pas. J’aimerais tellement pouvoir aimer ce jeu mais cet amour est impossible. Tel un grand cheval blanc qui… Je redis de la merde… C’est fatiguant.

Clichés dans la colle
Comment anéantir mon enthousiasme en moins de deux minutes ? Comment empiler autant de clichés en si peu de temps ? Comment rendre les stéréotypes encore plus insupportables ? Nous incarnons un jeune qui aime dessiner des génies dans son carnet de dessins. Malheureusement, des méchants jeunes vont venir lui faire du mal, lui voler ses dessins et balancer notre jeune héros dans un téléphérique en direction du phare de la ville côtière où se déroule l’action. Des clichés en tubes pour lancer l’action du jeu. Je ne vais pas parler plus de l’histoire pour deux raisons : elle ne propose rien d’intéressant et les clichés sont à vomir. Reprendre la partie du fond d’une poubelle quand le groupe de lascars vous choppe, merci mais non merci. Dans Glee ça passe. Dans Concrète Genie, on se demande à qui veulent s’adresser les programmeurs.

« J’achète pas une PS4 pro juste pour ça »
Voilà la réflexion que j’ai eue à plusieurs reprises en voyant le jeu ramer sur ma PS4 slim noire qui brille encore en plein soleil tel un diamant étincelant jalousement gardé. Pourquoi ? Le jeu n’est pas vraiment fluide. Beaucoup de chute de frame rate malgré un nombre cohérent de mise à jour pour le jeu. Je terminais mes sessions avec un mal de crâne me rappelant qu’un jeu se doit d’être avant tout fluide avant d’être beau. On parle de la direction artistique ?

Concrètement beau mais inachevé
L’univers à de la gueule. Le style est suffisant marqué, le côté pastel des couleurs est beau et pertinent. Cependant, les animations des personnages sont rigides et grimper à une fenêtre offrira quelques incohérences physiologiques des plus marrante. Si on laisse de côte un minimum le souci de réalisme pourtant lié à un univers proche du notre, Concrète genie m’a surtout donné envie de me refaire Litlle big planet 3 et Terraway unfolded. Dessiner sur les murs pour donner vie au génie qui nous donne les moyens d’avancer est un début d’idée mais pas un jeu entier. En résumé, une direction artistique qui se stop net quand elle devrait bien plus s’exprimer. Bien trop sage pour un jeu qui revendique un éloge de l’imagination.

Que penser de la VR sans être vénère
Ce paragraphe consacré à la VR qui se distingue par une couleur différente va répondre à la plus grande question de ses 10 dernières années ainsi formulé : la VR de Concrète Génie est-elle géniale et immersive ? La réponse est non. Aucune immersion. Une reproduction à plat du jeu qui ne mérite même pas le bandeau « compatible VR » sur le boîtier.

Pinceau et Pince moi sont sur un bateau
Il est possible de dessiner avec les mouvements de la manette et c’est très agréable à faire, du moins au début. C’est moins évident avec le joystick mais pas injouable non plus. L’ensemble manque de rythme et passer notre temps à changer de modèle de dessins devient vite fatiguant. Les déplacements de notre personnage sont lourds et la précision n’est clairement pas le maître mot ici. Entendons-nous bien, la jouabilité est bonne pour le genre mais aurait mérité quelques rafistolages.

Mon avis
Pourquoi je tape aussi fort sur ce jeu qui aurait pu mettre des paillettes et des moulures au plafond dans notre vie ? Pourquoi je lui donne cette note alors que visiblement j’ai envie de le mettre à terre pour lui filer une paire de coups de savate dans les côtes ? Un si beau potentiel perdu dans une bouillie de stéréotypes à s’en noyer. De belles musiques gâchées par un rythme bien trop entrecoupé. Une direction artistique qui s’essouffle quand elle devrait exploser enfin. Concrète Genie c’est un peu la phrase qui n’a pas

Concrètement, ça manque de génie. Un récit cliché qui manque de couleur et une version VR inutile. La déception est là.
TRÈS MOYEN

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