Bendy and the ink machine

INFO
2017 – PC/MAC/LINUX (épisodique)
2018 – Switch/PS4/ONE/PC/MAC/LINUX (complète)
Genre – Survival-Horror/Énigmes
Développeur – Joey Drew Studios Inc.
Éditeur – Joey Drew Studios Inc./Rooster Teeth Games (consoles)
PEGI 12
Testé sur One
Nota Bene : Si vous découvrez pour la première fois le jeu en lisant cet article et que vous êtes intéressé, je vous déconseille fortement de taper son titre sur Youtube où même Google image sous peine de vous faire fortement spoiler. J’ai fait le jeu en étant vierge de tout concernant l’univers, les personnages et l’histoire. Mon plaisir n’en fut que plus grand.

J’entends trop souvent autour de moi : « Si c’est un dessin animé, c’est forcément pour les enfants ». Ce à quoi je ne répond généralement rien car un tel niveau de bêtise me dépasse totalement. Il est pourtant facile de les imaginer chez eux en train de convaincre leurs enfants de 5 et 6 ans d’investir dans la pierre pour un avenir plus radieux. Par contre, pour tous les ouverts d’esprit, je vais vous parler de Bendy and the ink machine.

Comme une envie de Bendy
Nous incarnons Henry, un animateur à la retraite qui retourne sur son ancien lieu de travail après avoir reçu une étrange invitation de la part de son ancien employeur. Arrivée sur place, Henry va vite se rendre compte que quelque chose ne tourne pas rond dans ce studio d’animation qui à fait naître le personnage de Bendy. L’histoire va s’étaler sur cinq chapitres. C’est un FPS horrifique.

Graphisme, ambiance et oppression
Dès les premières minutes, le choix du cell-shading nous plonge dans les eaux malsaines de ce lieu mystérieux puant l’encre et la transpiration. La colorimétrie nous donne l’effet d’un papier journal resté trop longtemps au soleil. Un ocre qui donne une vraie personnalité au jeu. Ajoutons à cela des décors et une direction artistique à faire bander un mort et le tour est joué. Chaque lieu sera un régal à visiter. On traverse les couloirs avec une certaine appréhension et le sentiment d’être observé nous accompagnera jusqu’à la fin de l’aventure. Le plus troublant restant ce putain de PLV de Bendy qui bouge de place quand je lui tourne le dos. Pire, je le défonce, le ventile, l’éparpille ! Je le vois en miettes au sol. Je lui tourne le dos ne serait-ce qu’une seconde et il me regarde de nouveau ! Avec son putain de sourire. Et ce n’est qu’un des nombreux éléments qui vont venir perturber vos points de repère.

Bioshock Forever
Impossible de ne pas penser au chef-d’œuvre de Irrational Game en jouant à Bendy and the Ink machine. Je parle ici clairement d’hommage et non de plagiat. Que ce soit le réticule de visée, le mécanisme des missions ou la mise en scène, le jeu se donne les bases inoxydables du gameplay de Bioshock tout en gardant sa propre personnalité. Un travail admirable.

Le glauque, le glauque, le glauque
L’action ne sera clairement pas à l’honneur dans cette descente aux enfers d’encre et de papier. Nous aurons bien évidemment notre petit lot de combat parfaitement légitime mais qui n’éclipseront en rien l’objectif principal du jeu : nous raconter une histoire. Pour se faire, nous aurons énormément de témoignages audio à trouver et écouter absolument partout. La règle est simple, plus nous en trouvons, plus nous en savons. Mais il restera toujours des questions en suspens. Des zones d’ombres qui ne trouveront jamais la lumière. Le jeu en devient très prenant. L’apothéose est atteint à la fin de chaque épisode avec d’incroyables cliffhangers.

Des défauts ?
Les combats sont complètement ratés. Le déplacement de notre personnage est lent au possible. La traduction française est sorti de Google traduction… De quoi râler de temps à autre. J’ai bien évidemment explosé de rage quand ma sauvegarde sur One a planté, me condamnant à tout recommencer depuis le début… Mais l’envie de savoir le fin mot de l’histoire est tellement forte que j’ai remonté mon slip et recommencé le jeu. L’ambiance est tellement excellente, la direction artistique à tomber par terre et les personnages croisés vraiment marquant. Ma situation est d’autant plus intéressante que j’ai remarqué des éléments que je n’avais pas vu la première fois. Je me suis par la même occasion demandé le niveau de rejouabilité du jeu une fois terminé une première fois. Sans spoil, la réponse est des plus positive.

Bendy and the ink machine m’a ensorcelé, énervé, fait rêver, horrifié et passionné. Ça fait des années qu’un jeu ne m’avait pas retourné comme ça pour me claquer le fessier. Joey Drew Studio, merci. EXCEPTIONNEL

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