The Zelda of Zelda : Breath of The Wild

INFO
2017 – SWITCH/WIIU
Genre : RPG
Joueur : Solo
Développeur : Nintendo
Éditeur : Nintendo
PEGI 12
Testé sur WiiU
Il est enfin là. Nintendo nous avait servi des remake HD sur WiiU mais pas de nouveau Zelda. Il est enfin là, sur WiiU et Switch. Attendu de pied ferme par tous les fans, il aura fait couler beaucoup trop d’encre jusqu’à sa sortie. Une chose est sûre, la formule magique de Nintendo m’a mis presque K.O. de bonheur. La nouvelle génération Zelda est là et elle vise violemment les roustons de la concurrence.

Cette sensation de vertige
Link se réveille. Où est-il ? C’est quoi ce lieu ? Nous sommes comme lui. On se fourvoie, la tête remplie de questions. On se sent à poil, mais… nous sommes à poil ! Nous donnons les premiers mouvements à Link arborant un boxer en coton bio certifié d’une agriculture responsable. Une touche au hasard, un saut. Link sait sauter autrement que automatiquement. Enfin. On va se fringuer et découvrir que l’ouverture légendaire des coffres avec la musique et la mise en scène c’est du passé. Où est le monde ouvert ? Je veux sortir de cette grotte. On sort enfin, et là c’est la folie des grandeurs, la cerise sur la gâteau, le poireau qui dégorge. Le monde s’offre à nous. L’horizon nous appelle. Cette sensation de liberté nous parcours l’échine. La claque dans la gueule est bien réelle.

Jamais sans mes pouvoirs
Le première partie du jeu va constituer un immense tutoriel où l’on va acquérir quatre pouvoirs.

L’aimant, qui permet de déplacer les objets métalliques.
Les bombes, pour exploser des rochers et étourdir les ennemis.
Le cube de glace, que l’on pourra faire apparaître sur l’eau.
Le stoppeur de temps sélectif.

Avec cette base, il sera possible de les utiliser à tout moment monnayant un petit temps de recharge entre deux utilisations. Il sera aussi possible de les détourner de leur utilisation de « base ». Un seul exemple, j’ai besoin de bouger une grosse pierre. Je vais stopper le temps sur elle puis la frapper fiévreusement avec une arme lourde. Une fois l’effet terminé, la pierre va faire un joli bond. Elle a accumulé les coups qu’on lui a donné. Ce sera le seul exemple de tout ce qui est possible. On est pas sur un site de soluces ici. Une bonne utilisation de ces pouvoirs est primordiale pour traverser Hyrule sans trop de bosses sur la tronche. Link pourra aussi utiliser une forme de Bullet time quand il esquivera un coup ennemi. C’est beau, bien fait et la dynamique des combats est améliorée.

Wild wild Hyrule
Couper des arbres pour récupérer du bois, escalader, planer, nager… La sensation de liberté est impressionnante. Quand on prend le temps de regarder l’ATH, on trouve des informations à ne pas prendre à la légère. La première, c’est la température. Link pourra avoir trop chaud ou trop froid et il devra adapter ses sapes en fonction. La seconde, c’est la météo. Lorsqu’il pleut, Link va glisser sur les parois et ne pourra plus escalader. Quand un orage craque, il faut éviter de porter des éléments en métal sous peine de se faire éclater par la foudre. La dernière, c’est le niveau sonore de vos pas. Bien doser le joystick et ne pas se faire entendre pendant une avancée discrète sera souvent bien pratique. Tous ses éléments de gameplay mis bout à bout donne un cocktail étonnant, extrêmement surprenant et immersif.

Tu vas crever saloperie !?
Autre nouveauté et pas des moindre, les combats. Ici les ennemis ne s’éliminent pas avec quelques coups d’épée, trop facile. Il va falloir être plus technique que jamais, apprendre le point faible de chacun et utiliser la bonne arme. Oui, la bonne arme. Link va devoir se battre avec ce qu’il trouve et il va pas trouver grand chose au début. Un bâton, une vieille masse de bokoblin ou encore des épées rouillées qui seront peu puissants et pas durable. L’usure de l’arme est donc aussi à prendre en compte. Si pendant un combat, l’arme claque en plein milieu, il faut alors remonter son pantalon et courir vite pour pas se faire massacrer. Avoir plusieurs armes d’avance, idem pour les arcs, sera primordial. Notez qu’absolument aucune arme n’est incassable. Du début jusqu’à la fin du jeu, il faut gérer ça comme un comptable gère son compte offshore. Revenons à nos ennemis qu’il ne faudra surtout pas sous-estimé. Et comme ce n’est pas suffisant, la lune de sang va venir foutre son bordel, cette connasse. Chaque lune de sang va ressusciter les ennemis et les rendre encore plus puissants. Le prochain paragraphe va parler des gardiens, des ennemis pas comme les autres.

Archéonique sa mère
Se présentant comme des grosses araignées mécaniques, les gardiens seront les ennemis à éviter dans un premier temps puis à buter. Ce sera un peu l’objectif de puissance. A partir du moment où les battre devient possible, il sera envisage de s’attaquer aux Lichen. Les ennemis les plus puissants ne sont pas ceux que l’on croit. Pour ce qui est de l’archeonique, je vous laisse le découvrir par vous-même dans le jeu. Ce n’est pas parce que c’est un test que je dois tout balancer pour justifier mon avis.

Donjons, sanctuaires et orbes
Pour donner plus de vie et plus d’endurance à notre Link, il va falloir farfouiller les sanctuaires du vaste monde. Chaque sanctuaire terminé offrira une orbe. Il faut 4 orbes pour allé prier et obtenir soit un nouveau coeur, soit un quart de jauge d’endurance. Tout le monde suit ? Une question au premier rang ? Oui, les donjons sont présents aussi mais je vais plutôt les rebaptiser « mini donjon » car c’est malheureusement un peu le cas. Et le couperet tombe : ils sont quatre et horriblement court. Présenté comme des Rubik’s cube, une fois que l’on prend la logique, on va vite et le donjon se termine là où il devrait commencer en temps normal. La frustration est grande. Mais retourner jouer dehors avec tout ce qu’il y a faire inhibe rapidement cette impression. Un choix radical mais finalement peut-être gagnant.

Sors jouer dehors et restes-y
Explorer la carte est un plaisir sans nom. La variété des lieux fait presque passer un guide du routard pour un essais poétique. Les quêtes secondaire sont intéressantes et n’hésiteront pas à nous envoyer à l’autre bout de la carte. Elles ne sont pas toutes super bien écrites, mais je chipote histoire de rallonger un peu ce paragraphe qui est scandaleusement court.

Avoir sa bite et son couteau dans une histoire non linéaire
Tout le monde est ouvert d’entrée de jeu après le tutoriel. Pas de murs invisibles, pas de désintégration par un ennemi méga-surpuissant-sa-mère pour nous délimiter la carte. En gros, si on veut aller voir mister Ganondorf pour lui faire bouffer ses couilles, c’est possible. Je laisse ça aux speedrunners qui traverse la carte avec Link en caleçon qui court comme un demeuré à travers champs. Je prône de prendre son temps dans cette aventure grandiose. Le vrai était d’être le plus puissant possible pour envisager le château de Ganondorf. On commence par la zone que l’on veut à la vitesse que l’on veut. Personne ne vous prendra par la main. Elle est là, la vraie liberté.

The legend of Top chef
Je ne vais volontairement pas parler du craft et loot en détail. Je vais parler de l’élément le plus fun du gameplay : la cuisine. Il sera possible de cuisiner à peu près tout et n’importe quoi pour espérer obtenir un repas qui rapporte des améliorations temporaires où de la régénération de vie. Il sera impossible de ne pas faire de merde les premières fois. Un « plat douteux » sera le résumé de cet échec. Une excellente idée qui apporte encore plus de profondeur à un jeu qui n’en manque déjà pas.

Je pourrai continuer à en parler pendant des heures en radotant comme un connard qui va juste finir par spolier son prochain. En parler comme un aventurier qui a vu bien des merveilles. En parler comme d’une expérience unique. En vouloir à Nintendo de pas avoir proposé de vrai Donjon. Reprocher à la version WiiU de totalement délaisser le gamepad qui aimerait aussi, intimement, participer au gameplay. Y jouer en criant « j’ai foutu le feu à la viande pour la faire cuire! ».

Terminer en citant un vieux sage qui m’a un jour dit : « l’aventure c’est comme une porte fermée qui offre une porte ouverte à toutes les fenêtres », et depuis je ne sais toujours pas ce qu’il a voulu me dire. Les mots me manquent mais une seule phrase me vient : Putain de putain de bon Zelda.
EXCEPTIONNEL

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