God Of War

INFO
2018 – PS4
Genre : Action/Aventure
Joueur : solo
Développeur : Santa Monica Studio
Éditeur : Sony
PEGI 18
Vous cherchez un test avec de l’émotion ? De la vulgarité ? De la violence et pas de spoils ? Vous êtes au bon endroit. Oubliez tout ce que vous avez vécu sur votre console de salon jusqu’ici, le temps est venu. Pleurer devant la beauté des graphismes des deux premier God Of War sur PlayStation 2 et finir tout tremblant devant l’introduction du troisième sur PlayStation 3. Passer des nuits à s’imaginer la suite sur PlayStation 4. Kratos arbore une barbe de bûcheron et un regard noir. Je n’étais pas prêt à recevoir un aussi grand coup dans les valseuses.

Synopsis vite !!!
Kratos et son fils vivent désormais à l’écart des Dieux. Comme Charles Ingalls, Kratos coupe du bois et entretien une demeure. Une vie simple. Mais un événement capital va les obliger à bouger de ce coin douillet. Le long voyage va alors pouvoir commencer. Ne m’en demandez pas plus sur l’histoire. Ce sera brut de décoffrage, sans concession et extrêmement violent. Je suis pourtant chiant sur ce point mais cette épopée m’a tenu la chique jusqu’à la dernière seconde. Beaucoup d’émotions et de larmes. Oui je suis sensible et je n’ai pas honte de dire que God of War a su me viser en plein cœur.

Beau comme une gerbe de sang
La claque graphique est monumentale. La modélisation des personnages est impeccable, les animations chenastres et les lieux sont « oh la putain de sa mère comment c’est beau ». Je n’irai pas jusqu’à dire que c’est le plus beau jeu que j’ai testé mais God of War est sur le podium sans difficulté. Les panoramas sont au pire très beaux, au mieux somptueux. Chaque détail est pensé, peaufiné et animé avec une passion qui transpire comme une motte de beurre sous un soleil de plomb. Je pourrais décrire le jeu pendant des heures. Aucun lieu ne m’a pas surpris et par conséquent j’ai vociféré beaucoup de superlatifs face à mon écran. Bien évidemment, toute cette finesse graphique ne serait rien sans une direction artistique qui fracasse.

Plein les yeux
Les petits gars de Santa Monica Studio nous offrent leur vision de la mythologie nordique. Le résultat est impressionnant. Le petit effet pastel insufflés aux décors enfoncent le clou et je pourrai presque sentir le vent frais me caresser les… Oreilles. Tout est source de contemplation. Les effets de gigantisme donnent le vertige. Un jeu qui se savoure de lieux en lieux. Pas de fausses notes et ce n’est pas faute d’avoir cherché.

Le monde attendra
God of War offre une aventure mi-ouverte mi-linéaire. Un choix qui marche car les environnements vont quand même offrir de quoi farfouiller un peu. Nous ne sommes pas dans la campagne d’un Call of Duty. Avancer sans buter contre des murs invisibles est fortement appréciable. Revenir en arrière sera tout à fait possible pour récupérer ce qui n’a pas été trouvé à l’aller. La progression est donc fluide entre action et énigmes. Tout à sa place et sa raison d’être. Un mot sur le level-disign qui est malin et pertinent. L’ensemble ne ronronne jamais et double d’inventivité au fur et à mesure de la progression.

Tu vas nous parler des combats maintenant ?
Le gros morceau est là. Pas de God of War sans combats qui donnent dans la surenchère. Le choix de cette caméra très rapprochée peut rebuter dès le début et j’ai même été septique. Le premier combat arrive et le verdict tombe comme une massue qui explose un crâne. Ça envoie copieux du pâté de chair humaine. Les coups de Kratos gagnent en intensité avec cette mise en scène. Le petit radar autour de nous, indique la place des ennemis et leur niveau de menace. On s’y retrouve vite et on aime le petit frisson de découvrir qui est dans notre dos en se retournant d’un coup. La jouabilité va mettre à l’épreuve les gâchettes de la PS4. Pas de temps de latences, c’est très réactif et parfaitement fluide. Oui, on pourrait croire que le moteur graphique souffre lors des combats. Il n’en est rien. Les coups de haches sont bien ceux du Dieu de la guerre. Les exécutions sont impressionnantes de barbarie. Toujours pas convaincu par le système de combat ? Attendez d’améliorer votre équipement pour frapper encore plus fort. Un élément essentiel du jeu qui va amener le joueur à croiser des PNJ particulièrement bien écrit.

Nains à grandes gueules et plaisir auditif
Impossible d’améliorer son équipement sans eux. Le duo de nains est particulièrement croustillant avec mille et une conneries à nous raconter. Le doublage français est à la hauteur et leurs répliques vous ferons tiquer plus d’une fois. La musique sera aussi un peu comme un personnage qui va vous suivre tout le long. Je vais expliquer mon ressenti. Elle monte avec les ennemis, elle accompagne les coups de Kratos, elle s’accentue lors des exécutions et autres éviscérations. La musique est pas juste là en toile de fond. Elle réagit à nos gestes à la manière d’un Get Even. Les thèmes sont beau mais pas inoubliable pour autant. Un poil plus de glauque n’aurait pas été de refus. Cette vision des choses est tout à fait subjective.

Je stop mon test brutalement pour ne rien spoiler de cette petite merveille qui est ce God of War. En revoyant sa copie, Santa Monica Studio nous offre beaucoup d’émotions, tout en un immense plan séquence. On rit, on se questionne, on souffre et on aime dans un monde qui change un peu trop vite. Je n’ai volontairement pas parler de certaines choses qui peuvent gâcher la surprise. J’y ai joué vierge de tout et mon expérience fut EXCEPTIONNEL.

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