INFO
2022 – PS5/PS4/SERIES/ONE/PC
Joueur – Solo
Editeur – Krafton
Développeur – Striking Distance Studios
PEGI 18
Testé sur PS5

Ce n’est jamais facile d’être objectif quand on test un jeu. De plus, j’affectionne tout particulièrement le genre du survival-horror et Dead Space reste et restera sur ma liste encore longtemps. Vous me le filez sur Xbox 360 sur un petit écran plat HD Ready et c’est le paradis. Quand j’apprends que le papa de Dead Space, Glen Schofield, revient sans EA pour nous proposer une vision bien plus proche de l’original, on est en droit de tester le chose. Ce fut une véritable descente au enfer, au sens propre comme au sens figuré. Récit d’un désenchantement en 4 actes.

C’est quoi ?
The Callisto Protocol est un survival-horror à la troisième personne. Nous allons devoir nous échapper de la prison de Black Iron situé sur la planète Callisto. On ajoute une petite infection bien crado qui transforme les détenus en monstre très agressif et nous obtenons une formule très dégraissée de Dead Space. Pas de puzzle, pas de carte, peu de boss et pas d’esquive manuelle. C’est linéaire et extrêmement classique dans sa proposition. Trop classique.

Acte 1 : les graphismes
Sur PS5, je l’ai testé en performance et en Fidélité. Dans les deux cas, c’est très beau avec une direction artistique complètement folle. La prison est torturée dans son architecture et le cachet est indéniable. On sent l’influence de classique tel qu’Alien (le premier, le seul, l’unique) ou le plus gore Event Horizon en passant par l’incontournable Saturn 3. Je suis resté plus sceptique face à des chutes de frame rate très violente et longue, un temps de chargement réglant le problème. Ça m’est arrivé une dizaine de fois dans l’aventure et passer de 60 à 30fps pendant plusieurs minutes m’a bien cassé l’immersion. J’en profite pour dire que les temps de chargement sont cachés pendant que nous rampons dans des bouches d’aération et vous allez en bouffer des kilomètres.

Acte 2 : l’ambiance
Elle est exceptionnelle dans la première partie du jeu. La découverte et l’exploration de la prison sont un régal portée par des effets de lumières très réussi et des flammes complètement ratées. C’est bien simple, le feu est le pire que j’ai jamais vu sur cette génération. Il est animé à 4fps et donne souvent l’impression que cet élément a été ajouté au dernier moment. Fort heureusement, c’est un élément de décor qui disparaît assez vite et on passe à autre chose. Pourquoi je précise première partie du jeu ? Car nous sommes encore vulnérables avec du corps-à-corps bien gore. Chaque nouvelle victoire peut amener à une fin brutale dix mètres plus loin. La suite, vous la connaissez certainement. J’en profite pour dire que les musiques sont excellentes, nous suivant parfaitement de bout en bout de l’aventure.

Acte 3 : quand le survival devient action
Plus nous avançons dans l’aventure, plus nous allons nous équiper pour survivre et se défendre jusqu’au point de non-retour où la situation va clairement s’inverser. On va devenir progressivement un hachoir à viande bipède et le sentiment d’insécurité aura totalement disparu réduisant The Callisto Protocol en un jeu d’action lambda. Le sentiment de monté en puissance est important dans tous les jeux sauf les survivals surtout quand l’ambiance est aussi sûr-vendue. Certains diront qu’il faut augmenter la difficulté du jeu. Non, car le pire reste à venir.

Acte 4 : les combats
La première partie du jeu sera surtout l’occasion de se défendre à coup de barre électrique afin de faire le plus beau et long collier de dents cassés jamais porté. Ici, pas de touche d’esquive ni de dégagement. Deux touches pour attaquer en mêlée : puissant et faible. Comment ça se passe ? On va taper quand le peux entre deux esquives par mouvement de joystick. Il faut aussi remplir la condition de ne jamais esquiver deux fois du même côté, ce qui peut se traduire par un trivial droite-gauche. On peut aussi reculer face à une attaque plus puissante avant de mieux riposter. Mais alors où est le problème ? Ce système ne fonctionnera que face à un seul ennemi. Quand ils sont deux, c’est déjà plus compliqué car le lock est automatique et nous resterons face au premier monstre en se faisant labourer le dos par le second et même le troisième car le nombre de monstres à casser par zone va augmenter rapidement. C’est là l’un des plus gros problèmes du jeu, les combats deviennent brouillon et les cut-scènes de nos morts ne sont pas zappable. Nous allons devoir composer avec un système de combat plus que bancal et des scènes de morts en boucle. De plus, le gameplay n’a pas de demi-tour rapide, pas d’esquive manuel, pas de coup de pied pour repousser et surtout pas de soin rapide. Il faudra forcément trouver un moment de calme pour se soigner, il faut oublier pendant les affrontements. On fait aussi une croix sur les phases d’infiltration complètement claquéee au sol.

Mon avis
The Callisto Protocol c’est énormément de frustration et de « pourquoi ? » jusqu’à la fin du jeu. Commençant pourtant avec une super ambiance et des combats en un contre un des plus tendus, le système de combat se casse et l’ambiance oppressante laisse place à un jeu d’action des plus basique. Le tout rend forcément le jeu extrêmement répétitif sans jamais aucune variation de gameplay. On avance, on poutre, on avance, on poutre… Le système de sauvegarde manuel ne fonctionne simplement pas en attendant un correctif, la VF est proche de la catastrophe surtout au niveau synchro labiale et les chutes de frame rate font légion quelles que soient les options graphiques de la PS5. Alors que faut-il vraiment en penser ? Si on le prend pour une expérience old-school en faisant beaucoup de concessions pourquoi pas. Si vous voulez de la variété, de l’agilité et quelques énigmes environnementales comme dans le premier Dead Space, passez votre route. Pour les autres, vous êtes prévenu en lisant ce test.

MON AVIS
Version de Dead Space dégraissé jusqu’à l’os se résumant à avancer et à taper, The Callisto Protocol est une proposition étrange avec des combats bancals et une ambiance qui redescend très vite pour un survival-horror. Reste une direction artistique incroyable, des musiques excellentes et des graphismes au niveau. Faites votre choix, pour ma part, je n’y retournerai pas.
MOYEN

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