THE DARK PICTURES: THE DEVIL IN ME

INFO
2022 – PS5/PS4/SERIES/ONE/PC
Joueur – Solo et multi
Editeur – Bandai Namco
Développeur – Supermassive games
PEGI 18
Testé sur PS5

Attention, regardez bien. Je vais faire d’une pierre quatre coups. Fermez les yeux. Et voilà ! Quatre jeux dans un même test ! Mais oui, c’est incroyable ! Sous vos yeux ébahis. La saison 1 des Dark Pictures est enfin compilée ici ! On va surtout parler du chapitre The devil in me avec un rappel important des trois premiers. Qui a crié « remboursé » ? Non pas les tomates ! Ma chemise toute propre !

Bilan de la première saison
Je vais passer en revue les épisodes précédents en m’axant surtout sur l’évolution du gameplay. C’est important pour appréhender la saison et comprendre le chemin parcouru.

Man of Medan
Difficile de passer après le très bon Until Dawn. Il a la lourde tâche de lancer la saison avec un format plus court en se basant sur une légende : Ourang Medan. L’occasion de se renseigner sur cette histoire passionnante après avoir fini le jeu. Le jeu en lui-même est très proche de Until Dawn : caméra fixe, beaucoup de QTE et des fins très différentes. Même s’il est mal aimé, j’adore son ambiance et certaines scènes bien senties.

Little Hope
Incontestablement mon préféré. Une bien meilleure écriture et une ambiance différente. Je le préfère pour son côté gothique et ses angles de caméras très malins. Pas d’évolution dans le gameplay et c’est son plus gros défaut. On reste malheureusement à l’identique avec Man of Medan sur ce point-là.

House of Ashes
A mes yeux celui qui a pour le moment le scénario le plus pauvre. On garde bien quelques pistes de réflexion, mais ce n’est pas plus épais qu’un jambon beurre avec l’inflation. Une vraie nouveauté fait son apparition cependant : on peut naviguer à 360 degrés dans les décors. C’est peut-être futile pour vous, mais pour l’univers des Dark Pictures c’est un grand pas en avant. On pose notre lampe de poche où on veut et le sentiment d’exploration est bien meilleur. Que va nous apporter en plus The Devil in Me ? Réponse dans le test que vous pourrez lire en passant au paragraphe suivant sans oublier de lire le sous-titre de ce dernier.

Élémentaire mon cher Watson
Je vais très rapidement planter le décor. Une équipe de production composée de cinq personnes cherche à faire un scoop en réalisant le meilleur reportage sur H. H. Holmes, le premier serial killer de l’histoire. Ils rentrent alors en contact avec le plus grand collectionneur d’objets ayant appartenu à ce monstre qui a tué, torturé et séquestré plus de 200 victimes. Rien ne va se passer comme prévu.

L’odeur des cookies
Promettant des cookies aux pépites de chocolat et noix de pécans au groupe, le propriétaire de la collection les fait venir sur une île isolée en les privant de leur téléphone portable. L’île dégage une odeur de mort, mais celle des cookies est plus forte. Il manque la moitié de leurs affaires arrivées sur place, mais c’est pas grave, la promesse de ces délicieux cookies annonce un moment de joie intense. Ils ont l’impression d’être surveillés, mais… vous avez compris l’idée.

Ils sont où les cookies ?
Quand sonne l’heure du goûter, les cookies ne sont pas là. Une déception qui va pousser le groupe à s’insurger. Ils veulent la justice. On garde les grandes lignes du slasher et on tente de faire survivre un max de personnes. On prend des décisions tout le long du jeu et l’on en paie ou pas les conséquences à la fin.

Des nouveautés ?
Cette fin de première saison amène trois nouveautés : courir vraiment, un inventaire et de la plateforme. Impossible de ne pas rire devant tous les personnages qui vont se mettre à courir avec un balai dans fion. C’est effectivement plus rapide surtout quand on recommence le jeu pour avoir les différentes fins. En ce qui concerne l’inventaire, nos héros auront chacun un « outil » spécifique. Par exemple, Erin aura un micro-casque pour amplifier les bruits autour d’elle et Mark une perche d’appareil photo pour attraper/faire tomber des objets en hauteur. Pour ce qui sera de la plateforme, nos héros pourront sauter, escalader et même déplacer des caisses sur roulette exactement comme dans Uncharted 4. La comparaison va s’arrêter là avec le jeu de Naughty Dog.

Des nouveautés légitimes ?
À mes yeux, pas vraiment. Si courir est une bonne idée, le reste est plus bancal. Un chapitre entier sera consacré à de l’escalade et des petits sauts et c’est tout sauf intéressant. Est-ce qu’une clef, trouvée précédemment et rangée dans notre inventaire doit être sélectionnée dans l’inventaire pour ouvrir la porte ? Dans les épisodes précédents, c’était automatique et ça prenait logiquement moins de temps. Quand on doit accumuler, combiner ou encore observer les objets dans l’inventaire, c’est légitime. Ici, j’ai vraiment l’impression que l’idée est restée coincée à la version alpha.

Des cookies pas assez cuits
Techniquement, le jeu reste dans la moyenne de ce que propose la série avec certains décors très réussis alors que d’autres sont aussi ratés que le dernier film de Jean-Pierre Jeunet. Les extérieurs sont souvent magnifiques quand les intérieurs manquent trop souvent de finesse. Idem pour les expressions faciales qui vont constamment osciller entre réalisme et vallée dérangeante. La vallée dérangeante est une théorie du roboticien japonais Masahiro Mori, publiée pour la première fois en 1970, selon laquelle plus un robot androïde est semblable à un être humain, plus ses imperfections nous paraissent monstrueuses. Quand nos héros ont le regard dans le vide lorsqu’ils se regardent, c’est glaçant et ça arrive très souvent. Le doublage va aussi partir en vacances de temps en temps avec quelques phrases en anglais original au milieu d’un doublage français très honorable. Vous l’aurez compris, techniquement le jeu à vraiment besoin d’un bon patch pour aller de l’avant.

Mon avis
Avec une technique assez bancale par moment, des regards trop souvent vides et des nouveautés qui ne font pas vraiment avancer le schmilblick, il reste cette tension palpable qui nous fait tenir jusqu’à la fin. Les documents que l’on trouve un peu partout offrent un lore suffisamment épais pour piquer notre curiosité. J’ai clairement vu des influences cinématographiques (Saw, pour ne citer que lui) subtilement glissées. J’ai indéniablement passé un bon moment.

Mon avis sur la saison 1
La structure reste la même pour tous les jeux : garder en vie un groupe de personnages face à une menace qui le dépasse. L’exercice devient forcément difficile quand on le répète chaque année. Si les idées ne sont pas toujours bonnes, on garde une base solide : le slasher. La série a-t-elle vraiment su évoluer ? Plus lentement que prévu. Le plus gros problème vient des expressions des personnages alors que c’est censé être l’atout principal de Supermassive Games. En 2022, c’est difficilement acceptable. Idem pour les bugs de collisions, de doublage ou encore de traduction. Cette saison 1 reste très intéressante dans son ensemble. Une saison dont il faut tirer les erreurs pour aller de l’avant.

MON AVIS
The Devil in me n’est pas parfait, la faute un lot de bugs qu’il faut vite patcher. Cependant, l’histoire et le rythme sont suffisamment bons pour que l’on se laisse prendre au jeu des choix et de la mort.
BON

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