Redeemer Enhanced Edition

INFO
2019 – PS4/ONE/Switch
Genre – Top down shooter
Joueur – Solo/Multi
Développeur – Sobaka Studios
Éditeur – Good Sheperd Entertainment
PEGI 16
Testé sur PS4

NB : Il s’agit ici du test de la Enhanced Edition de Redeemer. Le jeu original est sorti sur PC en 2017.

Il n’est pas rare que les éditeurs m’envoient les jeux en avance et que mon test tombe grave en retard. Ce n’est pas pour le plaisir de vous faire poiroter en vue de lire mon fabuleux test qui est finalement écrit sur un coin de table mais de trouver les mots et les arguments justes. Tel un metteur en scène qui refait subir à ses acteurs 67 fois un dialogue anodin qui peut finir couper au montage, j’aime prendre mon temps sur les jeux qui me font souffler le chaud et le froid. Redeemer ne peut pas être traiter avec trop de simplicité, trop facile. Il ne peut pas non plus faire l’objet d’une thèse, trop chiant. C’est quand une boule au ventre apparaît qu’il faut prendre du recul et observer l’objet. Cette boule ? C’est le plaisir.

Narres-nous ainsi le scénario s’il-te-plaît
Redeemer à un scénario qui mixe Far Cry 3 Blood Dragon et Rambo qui beugle qu’il ne sait pas qui est Viêtnam mais qu’il va lui péter la gueule. Les dialogues sont à faire mourir de honte un rédacteur des Cahier du Cinéma alors que les mecs de Nanarland prennent note. Pour la faire courte, notre personnage a juré d’arrêter la guerre et de faire par la même occasion la paix avec lui-même. Comme dans Rambo. Mais son frère n’est pas de cet avis. C’est avec une goutte de science-fiction (dose Maïté validé par notre huissier : 1L) que le scénario va partir en vrille et ouvrir les portes d’un massacre sans nom. On emmerde la sagesse et on écrase des boites crâniennes à coup de pieds. La paix attendra. C’est donc la rage au ventre que vous allez sortir du monastère pour distribuer des pains. Inutile de dire que le scénario n’est qu’un prétexte à massacrer tout ce qui bouge. Il est là. Voilà voilà.

Ça se joue comment ?
Soit avec une manette, soit clavier et souris.

Non mais le gameplay espèce de trou du…
Du coup c’est un top down shooter qui, comme son nom l’indique, est un jeu en vue du dessus (top down) où il faut donner des coups de pied de la puissance d’un fusil à pompe (shooter) pour se frayer un chemin. Autant le dire tout de suite, nous sommes loin de la finesse et de l’exigence d’un God’s Trigger dont le test est ici mais d’une simulation de démolition à mains nues, Chuck Norris approuve. Il y aura bien quelques armes mais les munitions qui trouent un assaillant c’est quand même mois marrant que lui éclater la tête contre un évier. Sur console, la jouabilité est impeccable et immédiate. N’importe qui peut se lancer dans l’aventure. Le néophyte appréciera son aspect direct et c’est un excellent point. A condition bien évidemment d’avoir plus de 18 ans. Appréciez la qualité de la transition.

Du sang, des tripes et des oiseaux qui chantent
Ici, pas de cumul d’expérience mais des parchemins à trouver pour augmenter la puissance de ses attaques et c’est tout. Rien de plus ne viendra nous encombrer dans notre progression. Un choix qui une fois de plus ne plaira pas à tout le monde. Il en sera de même pour les actions : attaque rapide, attaque lourde, contre-attaque et roulade. Pas plus pas moins. Pour varier les plaisirs, notre barbare vengeur pourra ramasser tout ce qui peut casser des ratiches à la dizaine. Barre de fer, clef anglaise, bâton, matraque, chaise… Les coups vont donc varier un peu avec des finish particulièrement bien mis en scène. Ça défoule beaucoup.

Complètement flou de toi
Graphiquement, c’est pas formidable. Énormément d’effet de flou viennent essayer de donner du relief aux environnements. Parfois ça marche, parfois ça ne marche pas. Une irrégularité qui nous fait passer d’un lieu extérieur magnifique à une cave dégueulasse dans tous les sens du terme. En revanche, une partie des décors est destructible et il est fort agréable de voir un adversaire le traverser. Les effets de lumières donnent littéralement dans le surréalisme abstrait pas réaliste. En d’autres termess, c’est beau mais pas logique. Le sang gicle avec une facilité déconcertante, rejoignant la logique des lumières. Bref, le jeu sait se montrer efficace graphiquement dans l’ensemble. Bien mais pas top.

Pas bien
Redeemer est incroyablement répétitif, pas toujours très beau, l’intelligence artificielle est dans le bas du panier, les temps de chargements sont inutilement longs et le scénario tient sur un post-it. Cette boule de plaisir est pourtant là. Pourquoi ?

Plus fort que Damidot
Pour se calmer et évacuer toute la tension, il existe des entreprises qui vous proposent de prendre une massue et de démolir un mur avec. Croyez-moi sur parole, c’est pourtant trivial mais ça fait un bien fou. C’est la même chose avec Redeemer. Tous les défauts cités plus haut sont ce que l’on retrouve habituellement sur… Borne d’arcade. Une prise en main immédiate, des touches faciles avec des actions limités et un scénario qui sort d’un chapeau avec un lapin tenant un foulard tenant une colombe. Se prendre à boire en fin de journée en s’y défoulant une petite heure vaut toutes les aspirines du monde. Un jeu qui a conscience qu’il en est un pour s’amuser, sans arrière-pensée. Comme une partie de flipper.

Mon avis
Redeemer est le jeu aperitif par excellence. Accessible et défoulant, il propose peu de chose mais le propose très bien. J’offre une mention supra spéciale à la gestion de la vibration de la manette. Un régal.

Pas forcément beau ni varié, Redeemer est pourtant une excellente surprise pour qui veut se défouler sans se prendre la tête.
TRÈS BON

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