Bus Simulator

INFO
2018 – PC
2019 – PS4/One
Genre – Simulation
Joueur – Solo/Multi en ligne
Développeur – Still Alive Studios
Éditeur – Astragon
Testé sur PS4
PEGI 3

C’est le petit matin. Je me suis levé en retard et j’ai pas eu le temps de boire mon café, ce qui m’empêche d’ouvrir correctement les yeux et d’apprécier le paysage. C’est le moment de monter dans le bus. Des resquilleurs tentent leur chance pendant qu’un couple à littéralement sorti l’enceinte Bluetooth pour profiter du « ons à donf ». Ils ont visiblement oublié qu’ils étaient dans un bus privé de la compagnie « Ceci n’est pas un bus » et que l’employée aux cheveux roses guette. D’un coup d’un seul, les resquilleurs paient leur amande sans moufter, l’enceinte Bluetooth passe par la fenêtre et tous les papiers tombés au sol remis dans la bouche de son propriétaire. En ouvrant enfin les yeux, je remarque 8 jumeaux assis dans le bus. C’est quoi ce bruit ? Le bus coupe par un champ de patate pour rejoindre l’autre arrêt. Il faut vraiment que je me calme sur Bus Simulator.

Si Mule à tort, c’est compliqué
Recevoir Bus Simulator pour un test m’a offert un sentiment étrange : de la joie mélangée à de la crainte. Il est vrai que tout ce qui est estampille « Simulator » n’a pas très bonne réputation. C’est souvent la foire au slip en polyester et polystyrène en liquidation totale chez Roger qui est le dernier commerçant à la criée du coin. Je pense notamment à Garbage Truck Simulator, plateforme pétrolière Simulator ou encore Travaux routiers Simulator. Farming Simulator à force de persévérance à fini par se faire un nom, surtout sur PC avec les nombreux mods. Inutile de présenter Goat Simulator qui lui est une excellente parodie avec un nombre de variantes appréciables et délirantes. Ici, Bus Simulator c’est du sérieux. D’ailleurs, la datation à été retirée. Ça fait tout de suite (encore) plus sérieux. Âge de la maturité es-tu là ?

L’arrêt de Montcuq
On passe ici au deuxième problème lié aux jeux « Simulator » : est-ce forcément un mauvais jeu ? Faut-il lui offrir une dernière cigarette avant de lui bander les yeux et tirer dessus sur YouTube avec un bon titre putaclic des familles ? La réponse est non car depuis 2009 beaucoup de chemin à été parcouru et je peux dire sans mal que cette version 2019 est la meilleure année pour la licence. Il faut garder quand même une mesure. C’est pas le jeu du siècle, c’est pas non plus une horreur avec plus de 5000€ de DLC pour en profiter. On va prendre du recul et prendre le temps d’observer cet objet étrange.

Le temps des temps de chargement
Beaucoup de temps de chargement vont ponctuer l’aventure sur PS4. Ils sont incroyablement long et me fait relativiser Tropico 6 sur console. Nous sommes enfin dans les menus pour créer notre société de bus afin de capitaliser et régner sur une ville et sa périphérie où le dictat de la voiture n’a que trop duré. La société se nomme donc « Ceci n’est pas un bus » et je me lance dans l’aventure avec un tutoriel plutôt bien pensé et pas trop long. On pose vite ses itinéraires et on se lance enfin sans assistance. Où est le frein à main déjà ? Pourquoi les portes arrière sont ouvertes ? Des questions légitimes qui vont nous mener au quotidien d’un conducteur de bus.

Sous les pavés, l’arrêt de bus
La première bonne nouvelle va venir de la conduite du véhicule automobile pour le transport en commun des voyageurs dans les villes : le bus. Ce dernier est lourd, au déplacement tout à fait réaliste et au moteur physique cohérent. Prendre son premier tournant permet de se rendre compte du gabarit et tant pis pour l’aile avant gauche. Il faut bien commencer quelque part. Putain j’ai oublié le clignotant, j’y penserai la prochaine fois. Il est possible de foncer pied au plancher en se prenant des contraventions pour excès de vitesse ou au contraire mettre un régulateur et garder son argent pour embaucher quelqu’un et développer l’entreprise. Les CV sont à mourir de rire et pour éviter un long discours, je vous laisse la joie d’observer l’image qui suit.

Resquilleurs, rendu monnaie et clones
Comme il est impossible d’être tranquille dans un bus, ce sera au joueur de faire régner l’ordre dans le bus qui n’a pour but que de faciliter les déplacements des citoyens dans un cadre agréable et convivial. Ma méthode, je stoppe le bus, me lève et va faire la remarque que la musique est trop forte. Le respect règne. Tous les clones qui peuplent le bus retrouvent la sérénité et un incident fut éviter. Je bloque au moins cinquante bagnoles derrière moi. Le premier qui klaxonne je lui offre une minute d’arrêt supplémentaire. J’arrive au prochain arrêt et doit gérer le rendu monnaie des passagers qui se ressemblent tous. Un petit vieux me file un billet de cinquante et c’est malheureusement réaliste.

Quand on sort du bus
On a tous des envies de liberté comme on a des envies de pisser. Alors on sort du bus, laissant nos passagers en plan. Ne vous inquiétez pas, ils ne bougeront pas d’un pouce. À pied, on peut juste courir. Pas de saut, rien. On court à travers la ville qui est modélisée de manière sommaire et on finit par marcher au fond de l’eau car elle n’a pas été codée correctement. On rigole un peu puis on rejoint le bus avec une envie de finir le travail. Toute la ville est bloquée et c’est plutôt jouissif.

Un multijoueur
Pour parfaire mon test, j’ai testé le jeu en ligne avec un partenaire de qualité. Un usager quotidien des bus de Strasbourg. Nous avons testé le mode coopératif qui consiste à jouer en coopération… Chacun son bus et on se suit. Il y a aussi la possibilité d’avoir un seul bus pour deux. Le premier conduit pendant que l’autre fait régner l’ordre. C’est pas inoubliable mais ça rame pas et le serveur est de très bonne qualité. Mon partenaire à d’ailleurs dit : « Ich mochte es, « tut tut » im Bus zu machen. Der Bus ist meine große Leidenschaft. Hurra. »

Un Unreal Engine 2 du tonnerre
Dans un rire sarcastique vous allez vous dire : « Mais diantre que raconte-t-il !? Nous sommes actuellement à l’Unreal Engine 4 ! ». Je ne vais clairement pas m’étendre sur les graphismes. C’est suffisant. Voilà. Évitez juste de sortir du b… Revenez !

La liste des bugs :
– Des clones partout, tout le temps
– On se coince encore dans le décor mais bien moins qu’avant.
– Les conditions météorologiques qui ne modifient pas la conduite
– Des personnages qui glissent, freeze ou disparaissent. Magie !
– Rentrer au dépôt avec encore des usagers dans le bus.

Mon avis
Aussi surprenant que cela puisse paraître, ma conduite et la gestion économique de son entreprise d’autobus n’est pas désagréable. Beaucoup d’effort ont été fait pour améliorer l’expérience et il serait vache de ne pas le remarquer. Attention, ce n’est pas le meilleur, c’est le moins pire. Nuance.

A force de persévérance, la licence ne s’en sort pas trop mal. Je me suis bien pris au jeu. Plaisir Coupable ?
TICKET S’IL VOUS PLAIT/20

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