Le Tiroir à Jeux

BLISS

Réalisé par Joe Begos

Avec Dora Madison, Tru Collins et Graham Skipper

Voyage au bout de la folie 

INTERDIT AUX MOINS DE 16 ANS

Putain la vache ! C’était trop bien !

C’est les deux premières phrases que j’ai balancé au générique de fin. Suivi d’un puissant « au bordel » puis d’un « comment c’est trash bien ». Et comme on est pas sur le site au téléphone jaune, je vais prendre le temps de m’expliquer.

Le speach

Une artiste peintre en manque d’inspiration va tomber dans une nouvelle drogue. Cette dernière va la rendre plus créative en échange de nuits bien mystérieuses. Le film va proposé une descente au enfer artistique particulièrement violente et graphique. Le tout est bien évidemment interdit au moins de 16 ans.

De peinture et de sang

Dezzy doit absolument fournir son chef-d’œuvre au risque de se voir refuser les galeries les plus prestigieuses. Elle est jeune, fauchée comme les blés et addict aux nuits blanches dans les bars creepy de son quartier. Pressé par son agent, elle décide de débloquer son inspiration en testant une poudre s’appelant Diablo. La descente au enfer va pouvoir commencer. Madison Burge va alors fournir une performance comme rarement vu dans un film de genre. De la folie à la rage en passant par une violence extrême.

Quand Noé rencontre Ferrara

Les deux réalisateurs savent parfaitement filmer la nuit et ses néons éblouissants. Les plans fixes s’entremêlent avec la rage de la caméra à l’épaule. Joe Begos, le réalisateur, ne cache pas ses références. Il marque par son style en 2014 avec le complètement dingue Almost Human, il signe son chef-d’œuvre avec Bliss. Les moments calmes du film font du bruit quand la folie devient assourdissante. C’est aussi par le prisme de l’ivresse créatrice que le réalisateur va approfondir l’abandon de soit au profit de quelques coups de peintures.

Le calme toujours avant la tempête.

La came pour se cramer la tête.

Le crâne en vrac sur la banquette.

Inutile de répéter que l’escalade dans la violence sera un voyage sans retour extrêmement coloré. Les rues, les bars underground ou encore certains extérieurs sont tout simplement sublimes.

Une violence justifiée ?

Si j’encense autant Bliss, c’est pour la légitimité de cette violence qui atteint un climax rarement vu pour son final. J’omet aussi volontairement des éléments qui peuvent gâcher le plaisir de la découverte.

Le spoil, c’est pas le style de la maison.

Pour qui ?

Si vous êtes une petite âme sensible, inutile d’essayer l’expérience. Si vous avez Lux Eterna, Climax ou encore King of New York dans votre collection, Bliss est un incontournable.

Mon avis

Beau, gore, étrange… Les adjectifs ne manquent pas pour décrire cette claque qu’est Bliss.

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