Biosock Infinite

INFO
2013 – PC/MAC/LINUX/PS3/360
2016 – PS4
Genre : FPS
Joueur : Solo
Développeur : Irrational Games
Éditeur : 2k Games
PEGI 18
Testé sur PC
Voilà maintenant des années qu’on l’attendait, à coup de gameplay diffusé au compte goutte. Bioshock Infinite est enfin installé sur notre PC pour notre plus grand plaisir. Déchirer doucement le blister, ouvrir délicatement la boîte en métal du jeu et installer les trois DVD de cette grande aventure. Au dessus de nos tête sonne le chant du Songbird, le ciel de Columbia ne sera jamais plus comme avant. La table tremble et notre insolente impatience grandie.

Booker va être booké
« Pile ou Face ? » Telle est la première question posée au cours du jeu. De quel côté êtes vous et surtout qui êtes vous ? Booker est votre nom, retrouver Elisabeth est votre destinée. Après une introduction de jeu des plus glauque, nous replongeons avec plaisir pour la troisième fois dans l’univers de Bioshock.
Plonger n’est pas le verbe exact car nous allons plutôt planer dans les airs avec cet opus. Tous ceux qui ont joué aux premiers Bioshock ne seront pas perdus, ou presque. Columbia est une utopie des plus folle. Cette cité volante et ses habitants vont tour à tour nous faire rêver puis nous faire avoir la bloblote avec ce prophète un peu flippant. Version badass du père Fourras avec des principes plus que douteux, ce fou va vous en faire voir de toutes les couleurs. Heureusement, vous incarnez un détective privé au caractère bien trempé pour en découdre avec la populace locale qui va forcément défendre son prophète adoré. Votre héros est pressé et n’a qu’une chose en tête : « Ramenez nous la fille et nous annulerons la dette ». Chose que vous allez faire, avec quelques complications en cours de route sinon c’est pas marrant. C’est alors dans Columbia que vous allez vous perdre pour la retrouver. La ville flottante est grande et hostile, belle et inquiétante, brute et cruelle. La vu FPS du jeu amplifie l’immersion dans ce conte noir et sans concession.

Utopie en carton
Nous retrouvons ici tout ce qui fait le charme de la série avec une pointe d’humour en plus. Booker est cynique au possible, les personnages secondaires complètement barrés et Elisabeth belle et naïve. L’évolution du joueur va passer par l’acquisition de « toniques » qui donnent des pouvoirs utilisables en combat.
Ces derniers donnent une toute autre dimension au jeu. Faire tournoyer nos ennemis en lévitation, les brûler, balancer des nuées de corbeaux pour les étourdir, le tout se fait avec une rare violence. Il y aussi la possibilité de se déplacer via des rails pour bouger de plateformes volantes en immeubles flottants. Cette nouvelle variation de gameplay change complètement la donne. Les premiers jeux obligeaient le joueur à attaquer de front les ennemis. Ici, on les survolent en les canardant, ce qui ne rend pas pour autant le jeu plus facile bien au contraire. Ils arrivent de partout et une bonne gestion de l’espace est primordial pour éviter de trop se faire voler dans les plumes.
Clé de voûte de cette histoire, Elisabeth, une fois retrouvée, vous sera d’une aide capitale pour les combats. Elle retrouve des munitions pour vous les lancer en pleine action. Ce qui est plutôt pratique quand on est en rade, obligé de se maintenir à couvert. L’autre avantage est qu’elle sait crocheter les serrures. Il faudra être attentif et bien explorer l’univers pour trouver tous les crochets et autres bonus qui étoffent le scénario et l’univers.

Le dernier des Bioshock
Vous l’aurez compris, Bioshock infinite n’est pas un FPS comme les autres ou il suffit d’avancer comme un gros bourrin attardé. C’est un univers qui se déguste avec plaisir et la découverte de Columbia ne se fait pas en courant. La profondeur de l’histoire m’a laissé sans voix. Place à la narration et à l’action, oui ! Mais intelligemment.
Pourtant, on peux remarquer que ce Bioshock a été simplifié à bien des niveaux par rapport aux deux premiers. On passe d’une multitude de pouvoirs à huit, l’évolution de l’équipement ne se voit plus, on ne porte que deux armes à la fois…

Pourquoi une telle régression ? Tout simplement parce que Irrational Games ne voulait pas renouveler une énième fois le concept : changement d’univers, changement d’habitude… Petite déception en ce qui me concerne pour ce déjà grand jeu qui plaira sans nul doute aux plus difficiles d’entre nous.
TRÈS BON

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