Tomb Raider

INFO
2018 – Roar Uthaug – USA
Casting :
Alicia Vikander – Lara Croft
Walton Goggins – Mathias Vogel
Dominic West – Lord Richard Croft
Genre : Action
Durée : 118 minutes
C’est souvent le problème avec ma montre connectée. Elle m’oblige à me bouger la moelle pour rester en forme. Elle vibre assez fort et m’affiche « Sans activité depuis une heure. Faites quelques étirements et marchez un peu ». Quand je peux, je m’exécute. Pendant la séance de Tomb Raider, je ne l’ai pas écouté. Je l’ai stoppé, la laissant à son triste sort. J’aurais tellement dû l’écouter.

Le vélo de Lara Lambert
Les plans vont vite. Lara tombe puis se relève sur le ring. Les abdos sont là et nous offrent leurs plus beau sourire. Lara est une femme forte qui ne recule devant rien, pas même la première connerie à faire. La production choisie de lui donner une psychologie un peu canaille, voire totalement rebelle. Soit. D’entrée de jeu on devine l’évolution du personnage et la volonté de la rendre proche de nous. Elle n’a pas de tunes et refuse d’admettre que son père soit mort lors d’un voyage. Mais crac badaboom, elle va recevoir en héritage un objet de son père qui va raviver les doutes. J’ai glissé de mon siège face à tant d’originalité. Une introduction version longue du jeu de 2013. Oui, Lara Croft est avant tout un personnage de jeux vidéo et les scénaristes vont s’en donner à cœur joie. Comme des démolisseurs qui jouent avec une grue.

Ce moment où j’y ai cru
Le film commence plus que correctement en nous offrant une course poursuite en vélo complètement folle et bien amené. On comprend que Lara est une casse cou(p) de genou dans ta gueule. La seconde phase d’action bien faite aussi mais totalement inutile à l’histoire. Ce n’est pas grave on va pouvoir enfin passer aux choses sé… Ok, je veux bien encore attendre un peu. On profite alors des dialogues du film. Des échanges dignes d’un film de fion des années 90 doublé par la même personne pour tous les personnages. Le pire arrive quand le film commence à nous répéter toutes les vingt putain de minutes l’histoire de l’île où Lara doit se rendre. J’ai clairement eu l’impression d’être pris pour un con et je n’étais d’ailleurs pas le seul à soupirer dans la salle chaque fois que le film se mettait à radoter. Difficilement tolérable.

Ce moment où le film part en couille
Au bout d’une heure de film, ma montre a donc vibré pour me demander de bouger. J’aurais tellement dû l’écouter et m’enfuir en courant à travers une forêt aussi vierge qu’une VHS retrouvée au fond d’une armoire. Je continue donc le film, ignorant ma montre. De très beaux plans, la colorimétrie du film est exactement la même que dans le jeu. Mais une fois ce court moment de grâce passé… C’est le coup de gourdin, le coup de boule entre les deux yeux, le coup de rangers dans les testicules, la descente aux enfers. Le scénario se barre en courant pour ne plus revenir. Cela imposerai presque le respect.

Tu filmes le Jeux vidéo ?
On ne peut à aucun moment reprocher au film de faire référence au jeu. Des plans entiers sont repris et le résultat est vraiment bon. Les lieux sont pour certains à l’identique et une fois de plus, le travail est intéressant. On repassera pour les personnages secondaires du jeu qui disparaissent dans le film. Allé hop ! Virez-moi tout ça. On s’en fout des personnes qui l’accompagnent. On a que 2h je vous rappelle. L’aspect survie ? Peau de balle. On traverse et on découvre l’île comme dans le jeu ? Non plus. Les producteurs ont préféré regarder « Les aventuriers de l’arche perdu » plutôt que jouer au jeu ? Gagné. L’essentiel du jeu y est, mais c’est clairement fait pour draguer les joueurs. L’autre problème va venir de l’interdiction de moins de douze ans du film quand le jeu arbore fièrement un moins de dix-huit ans sur un fond rouge. Pas une goutte de sang au programme. Le réalisateur s’est bridé en suggérant absolument tout. Le côté trash lié à la montée en puissance de Lara dans le jeu disparaît dans le film.

Quand Lara n’est pas Jolie
Alicia Vikander prend la relève d’Angelina Jolie est c’est une excellente chose. Idem pour Walton Goggins qui se permet même quelques cabotinages. Donc, le problème ne vient pas des interprètes mais bel et bien du scénario. C’est toujours ça de gagné.

Les arrières plans de la peur
Ce petit paragraphe pour préciser que certaines scènes mettant en scène pas mal de figurants à l’arrière-plan peuvent être marrantes. La plupart du temps, nos protagonistes de la figuration ne savent pas quoi faire de leurs mains. Certains vont rester plantés sur place en attendant que ça se passe. Avis aux observateurs.

Et la 3D ? Elle est bien ?
Elle fait le travail sur certain plan avec beaucoup de profondeur. L’ensemble reste très cosmétique et inutile de payer le supplément 3D pour ça.

C’est mon navet ma bataille
Et pourtant j’ai une grande sympathie pour ce film. Ses dialogues d’un autre temps, son scénario qui s’oublie et ses phases d’action m’ont offert un divertissement nanardesque. Idéal à acheter en Blu-ray pour passer une bonne soirée entre potes. Pas de prise de tête. A ranger dans la DVDthèque entre Doom et Silent Hill.

Le joueur crie au scandale mais le cinéphile y voit un film inoffensif et divertissant dans son genre. La première heure se tient très bien et c’est encourageant pour l’éventuel suite, à condition que les scénaristes ne quittent pas le navire en route.
PASSABLE

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