Resident Evil 7

INFO
2017 – PC/PS4/ONE
Genre : Survival Horror
Joueur : Solo
Développeur : Capcom
Éditeur : Capcom
PEGI 18
Testé sur PC
Je me souviens encore des premiers Resident Evil. Ceux sur PSone, avec la grosse voix qui annonçait le titre, cette voix qui disait “Wézidente Evoule tou”. Ce fut le cas jusqu’au sixième. Une marque de fabrique made in Capcom. Donc on va le retrouver dans le 7 ? Oui, on va enfin l’entendre ! Et bien non, plus de grosse voix, c’est fini. Un silence pesant suivit d’une petite musique dissonante. Le menu principal est sous la forme d’un dictaphone cassette et on retrouve la colorimétrie de Resident Evil sur GameCube. On note aussi au passage, lors du lancement du jeu, le logo du vingtième anniversaire de la Licence. La démo m’avait convaincu, qu’en est-il du jeu ? Vous n’aimez pas les jeux de zombis ? Ça tombe bien, c’en est pas vraiment un. Avoir la trouille, se chier dessus, la pétoche, claquer des dents, ne bander que d’une ou encore serrer les miches, tel est l’objectif de ce jeu. Mon avis va être contrasté sur ce septième opus, surtout que je l’ai fait deux fois. Il n’échappera pas non plus à la comparaison des ténors du genre.

Resident evil 3.0
Le moins que l’on puisse dire, c’est que Capcom a voulu faire évoluer le jeu, le repenser, tout foutre à plat pour mieux le réinventer. C’est réussi, vraiment. D’un TPS on passe au FPS. Un Resident Evil avec une vue à la première personne, c’est désormais une réalité. Elle est très réaliste et offre une immersion totale. Les effets de flous donnent une jolie profondeur et notre personnage à un corps, ce qui est désormais la moindre des choses pour cette génération. Mais est ce bien suffisant ? Oui et non.

Du sang sur les murs
Les graphismes envoient du pâté de tripes avariées coupées au sang frais : c’est beau. Les effets de lumières sont intéressants et les modélisations des lieux visités sont soignés, intérieur comme extérieur. On peut “observer” beaucoup d’objets sous toutes les coutures en les prenant et en les faisant tourner à 360° dans notre inventaire. Pas bien utile la plupart du temps mais une fois de plus l’immersion y est. La dominante jaune pisse du jeu renforce l’ambiance. La jouabilité est des plus classiques, inutile d’user d’un paragraphe supplémentaire dessus. Juste retenir que l’accès à l’inventaire ne met pas le jeu en pause. Idéal pour se faire tuer bêtement quand on ne le sait pas. Le RE Engine est vraiment très prometteur.

Une histoire pas passionnante du tout
Arrêtez de brailler comme des piafs dans le fond, on arrive au plus gros point faible du jeu : son scénario. Les petits gars de chez Capcom ne se sont vraiment pas foulés. Pire, ils ont pris à droite à gauche dans les meilleurs jeux du genre: Silent Hill, F.E.A.R., Amnesia ou encore Outlast pour ne citer que les plus populaires. Ici, nous incarnons Ethan qui décide de retrouver sa bien aimé Mia, disparue depuis un moment mais qui est subitement de retour. Tu la sens l’embrouille ? Un synopsis suffisant comme point de départ il faut le reconnaître, mais à condition qu’il avance par la suite. Ce ne sera malheureusement pas le cas. Le jeu use toutes ses cartouches scénaristiques dès la première heure. Les documents que nous lirons au cours de l’aventure ne seront qu’une maigre consolation face à une histoire qui traîne la patte. En revanche, la dernière heure remonte un peu le niveau. Dommage. La famille Baker aurait pu nous offrir tellement plus. Pour les cinéphiles, les références pleuvent avec des hommages de qualité : The Ring, The Grudge, Halloween, Texas’s Chainsaw…
Je terminerai ce paragraphe en disant que le jeu, au delà de son côté “trash” revendiqué, est bien trop sage. Du mainstream coule dans ses veines. Du sang, mais pas trop au final.

Une ambiance de qualité, heureusement putain
On va alors se rabattre sur l’ambiance ! C’est le principal intérêt de ce genre de jeu. Elle est réussie, très réussie même. Le sentiment de malaise se fait ressentir dès les premières minutes et les choses ne feront qu’empirer par la suite. Le travail sonore renforce ce sentiment avec des orages qui craquent fort, une pluie battante qui résonne dans chaque pièce de la maison. Chapeau. Très très bon boulot. Les musiques sont rares mais diablement efficaces. Pour ma part, dans le genre, j’ai préféré l’expérience d’un OutLast ou même les Condamned. Pourquoi ? Ces jeux n’ont pas de limites, ouvrant ainsi les possibilités les plus folles. Condamned 2 par exemple sombre dans une folie furieuse à l’arme blanche. Dans Resident Evil 7, on passe vite aux flingues, oui avec un x et un s, parce qu’il y en a plusieurs, ce qui le transforme vite en FPS classique. OutLast, pas d’armes, zéro. Attention, une fois de plus, ce n’est que mon point du vue. Resident Evil 7 à son propre charme, rien que pour ça je le félicite chaudement. Le bestiaire, le bestiaire…heu…le bestiaire donc : il est … extrêmement restreint. J’ai compté 4 ennemis différents, hors Boss. Ça fait léger mais ils sont extrêmement bien modélisés. On accepterai presque de se faire bouffer pour les voir au plus prêt. Restreint mais efficace.

Une nuit en enfer
La durée de vie ? Vers8-9h, une nuit. Beaucoup critique cette durée de vie courte, mais c’est logique. Tout le jeu est en temps réel, sur une nuit. Impossible de critiquer ce choix que je trouve pertinent de la part de Capcom. Vaut mieux un jeu court et intense qu’un jeu long et chiant.

Pour conclure, il est difficile de ne pas conseiller cette expérience de qualité. Pas encore complètement mûre, le fruit de Capcom part sur des bases solides pour relancer une licence qui avait besoin d’évoluer. Le résultat est loin d’être sans reproches. Le scénario est nul (ou pas loin), on va pas se mentir, c’est le talon d’Achille du jeu. Il manque une dose de “malsain” pour me convaincre complètement. Passé outre ces tares, le jeu reste un incontournable du genre.
TRES BON

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