F1 2019

INFO
2019 – PC/PS4/ONE
Genre – Simulation/Course
Joueur – Solo/Multi
Développeur – Codemasters
Éditeur – Codemasters
PEGI 3
Testé sur PS4

Quand on me parle de formule 1 j’ai obligatoirement cette image dans la tête : une monoplace bleu Renault Benetton qui glisse dans les graviers en attendant de se manger le muret de pneus pour amortir le choc. Nous sommes 1996 et Jean Alesi mange autant de gravier qu’une bétonnière. Il est là mon premier souvenir. Viens ensuite ce 1er mai 1994 avec l’accident mortel de Ayrton Senna sur le tube cathodique de ma grand-mère. « A fond, à fond, a fond » résonne encore avec les visages de Alain Prost, Damon Hill et Schumacher qui n’en finit plus de gagner. Maintenant c’est Hamilton qui est devant moi et que je n’arrive pas à doubler. Mon équipe me hurle dans l’oreillette que je peux le faire. Je veux que le champagne coule sur le podium. C’est l’heure de F1 2019 les petits gars. Ça va chier.

Alesi doucement avec les jeux de mots
Inutile de donner un test mécanique sur le jeu car ce serait chiant, scolaire et donc pas original. La bonne nouvelle c’est que j’ai toujours aimé suivre de près ou de loin la F1, la mauvaise est que le dernier jeu de la licence auquel j’ai joué est Formula 1 sur PSone en 1996. C’est donc avec un bon en avant de 23 ans que vais parler des courses les plus rapide du monde. Une mission que je vais accomplir de ce pas.

Demon Hill have eyes
Un jour je vais poser un brevet pour noter les graphismes d’un jeu de course sur l’échelle de Forza Horizon 4. Une échelle de 1 à 5. Impossible de se tromper en voyant la note et idéal pour se faire une idée. C’est avec un 3,5 que je note ce F1 2019. C’est beau mais sans réelle folie. Les monoplaces sont superbement bien modélisées, les pilotes aussi mais les effets de lumières manquent de punch. Côté fluidité c’est un sans-faute sur notre bonne vieille PS4 à sa mémère. Les temps de chargement ne sont pas trop longs et toutes les interfaces extrêmement claire et simple à parcourir. C’est assez rare pour être souligné. Les doublages sont corrects sans pour autant être transcendant. Donc une partie technique de très bonne qualité.

Hamilton est donné
Je lance le mode carrière avec fougue et entrain. C’est en formule 2 que tout commence. La course bat son plein et il va falloir prendre d’entrée de jeu une décision importante pour la suite. Dois-je laissé gagner mon coéquipier pour avoir plus de point ou savourer l’ivresse d’arriver devant lui ? La tension monte rapidement. L’écurie me harcèle dans l’oreillette. La suite ? C’est à vous, joueurs pleins d’étoiles dans les yeux, d’en décider. Jamais un jeu de course ne m’aura happé comme ça dès les premières secondes. S’en suit des règlements de compte dans les stands et le passage en Formule 1. Notre période en F2 est bien trop courte et je n’aurais pas refusé quelques courses supplémentaires. Mais non, c’est une forme d’introduction particulièrement intense. Courte quand même. Notre agent nous donne rendez-vous pour choisir une écurie de F1. C’est la cour des grands qui ouvrent ses portes.

Ça va Prost loin
C’est avec un vrai planning de champion que nous allons nous lancer dans la saison de F1 et il n’y aura pas que la course à gérer. Relever les mails pour voir ce que deviennent les collègues, participer à des courses historiques, répondre aux interviews ou encore se trouver un rival pour avoir des points bonus lors des courses où on arrive devant lui. Cette variété est rafraîchissante et nous évite d’enchaîner bêtement les courses même si ces dernières sont géniales. Avant de parler d’elles, je vais aborder la réputation dans le paragraphe suivant.

Haters gonna hate, hate, hate hate
Comme dit précédemment, nous allons avoir des interviews de fin de course. C’est toujours la même personne qui interroge et au bout d’un moment il sera de même pour les questions. En revanche, leurs présences nous oblige à avoir des réactions à chaud qui vont déterminer notre « état d’esprit ». En effet, ceci va faire évoluer notre barre de fairplay et d’égoïsme. Cette évolution va permettre de se rapprocher tout au long de la carrière d’écurie qui ont le même état d’esprit que vous. C’est subtil et ajoute du sel à une formule qui ne manque déjà pas de goût. Par exemple Williams va se moquer de vos résultats tant que vous finissez la course alors que Ferrari va exiger du podium. Idéal pour renforcer l’immersion.

« Je te tire mon chapeau »
Mais merde, à quel moment il va parler des courses ?
On va maintenant parler des courses. Un seul mot : sensationnelles. Elles sont stressantes, dynamiques et complexes. L’impression de vitesse est impeccable, l’accès rapide à toutes les informations sur la course est jouissif et arriver sur le podium est spectaculaire. La gestion de l’arrêt au stand est primordiale pour gagner une course tout comme il faut s’entendre avec l’écurie lors des changements de stratégies. La manette vibre à n’en plus pouvoir. Putain maintenant j’ai envie d’acheter un volant. C’est vraiment trop bon. Un seul petit bémol : les voix dans l’oreillette qui peuvent parfois être envahissante en paraphrase. C’est parfois lourd mais quand on est à fond, à fond, à fond dans la course on ne les entend même plus.

Au près de mon arbre
Un détour rapide par l’arbre de compétences. Il est complet et particulièrement bien fait. C’est dit.

D’autres défauts ?
En dehors des graphismes qui mériterait d’être un poil plus fin et les voix dans l’oreillette qui peuvent être envahissante, je ne vois pas d’autres problèmes. Un peu plus de F2 peut-être ? Je chipote.

F1 2019 est la référence du genre. Tout simplement.
EXCEPTIONNEL

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