Dirt 5

INFO

2020 – PS4/ONE/PC/PS5/SeriesX
Genre – Course
Joueurs – Solo/Multijoueur
Développeur – Codemasters
Éditeur – Codemasters
PEGI 12
Testé sur PS4 Pro

C’est toujours la même chose avec l’arrivée des consoles nouvelle génération. Les jeux qui vont sortir en cette période de transition vont-ils avoir une réelle différence d’une console à l’autre ? Doit-on attendre ou continuer à faire chauffer la PS4 pro qui nous a couté un bras en 2016 ? Dirt 5 est un jeu cross-gen (PS4 et PS5 pour les deux du fond qui se chauffe à côté du radiateur) mais est-il vraiment meilleur sur les nouvelles consoles de Sony et Microsoft ? Je ne pourrai pas répondre à cette incroyable question pour deux raisons : on n’a pas encore le droit de parler de la nouvelle génération et la PS5 est pas encore arrivée à la rédaction. Cependant, cette version PS4 de Dirt 5 est excellente ! C’est avec cette introduction de qualité malheureusement professionnelle que je vous propose le test du meilleur jeu de rallye-je-tire-la-bourre de sa génération.

On ne reprend pas les même et on ne recommence pas
Dirt 5 n’est absolument pas la suite et encore moins l’évolution de Dirt 4. Terminé les spéciales tout seul avec le copilote qui va te demander de passer par la Dirt Académie. Terminé aussi la gestion de l’écurie et la création de l’avatar que, de toute façon, on ne verra jamais en dehors du véhicule motorisé en vue de rouler en dehors des routes goudronnés. Dans Dirt 5 on tamponne son voisin, on carbure en driftant et on fait des queues de poisson pour arriver premier. On applaudit aussi le retour gagnant du split screen pour pouvoir insulter son voisin de canapé tout en lui donnant des coups de coudes. Dans Dirt 5 on ne prend pas du brocoli cuit à l’eau de Vittel, on prend du plaisir, ce qui ne le rendra pas moins exigeant. Ce nouveau volet débarrasse enfin la table des fioritures pour nous donner l’essentiel et surtout enfin laisser le champ libre à Dirt Rally 2.0. Je m’explique : Dirt 4 et Dirt Rally 2.0 étaient très proche en donnant une plus grande part de réalisme à la version « Rally ». Il était temps pour Codemasters de recréer la scissure entre la version beaucoup plus axée simulation et le second où on s’amuse comme un cochon qui se roule dans la merde sans sacrifier les sensations. Maintenant que nos pendules sont à l’heure, nous pouvons enfin avoir deux jeux complémentaires. Dirt Rally 2.0 c’est pour transpirer en priant que le choix des pneus ne va pas compromettre la course. Dans Dirt 5 on va se foutre sur la gueule en glissant sur un lac gelé.

La vue cockpit toujours aussi impressionnante

Un peu de technique
Dirt 4 n’était clairement pas bien beau. Dirt 5 saura-t-il proposer quelque chose de plus abouti ? La réponse est clairement oui. La modélisation des voitures est plus fine, les environnements bien plus vivants et les projections de d’eau et de boues bien plus naturelles. Ajoutons à cela des effets de lumières bien plus présent et surtout plus dynamique. Chaque course à une ambiance et elle sera la plupart du temps complétement folle. Sur PS4 Pro nous avons les désormais classiques option performance (1080p en 60fps) et résolution (4k en 30fps). Inutile de préciser que pour un jeu de course j’ai privilégié la fluidité. Les deux modes fonctionnent très bien à l’heure où j’écris ces lignes et que le patch day one n’est évidemment pas encore tombé. Je termine ce point graphique avec un mode photo qui est excellent, en voici quelques exemples.

De la variété dans ta gueule
Vous allez voir du pays qu’ils disaient. C’est vrai, ce cinquième opus n’a aucune difficulté à être plus varié que le quatrième. Des aurores boréales de Norvège aux sommets de l’Himalaya en passant par Rio sous l’œil amusé du Christ Rédempteur. On voyage tout le temps au rythme de temps de chargement très court et ça permet de garder le rythme.

La conduite en question
C’est ici un débat qui n’aura pas lieu. Dirt 5 est bien plus accessible que Dirt 4 pour laisser la place à Dirt Rally 2.0. On drift bien plus facilement et les têtes à queues sont beaucoup moins nombreux. Cependant, la technique est toujours là pour se faufiler jusqu’à la première place. Facile à prendre en main mais long à maitriser sera le mot d’ordre. L’impression de vitesse est géniale et on se lance avec beaucoup de plaisir dans toutes les courses quelles que soit leur catégorie. Codemaster veut nous faire sortir des stands avec nos réglages millimétrés pour nous envoyer le plus possible dans des courses à onze concurrents qu’on veut poutrer le plus possible.

On donne de la voix
Les voix-off seront toujours présente pour nous tenir compagnie durant le long et varié mode carrière. C’est mené tambour battant par les acteurs de premier choix tel que Troy Baker (Joël dans The Last of us) ou encore Nolan North (Nathan Drake dans… Vous le savez). Elles ne sont pas aussi envahissantes que dans un Forza et c’est agréable.

Mon avis
Dirt 5 trouve une identité propre et ne vient plus marcher sur les platebandes de Dirt Rally 2.0. Ce choix se traduit par une jouabilité plus accessible mais pas moins exigeante et un plaisir bien plus accès sur le fun que la technique. Les courses sont courtes et intenses et je dois avouer que je ne trouve pas de défaut à cette prestation vidéoludique. J’ai eu du plaisir, c’est fluide et techniquement solide. Que demander de plus ? Que la démarche soit brutale et ne plaise pas à tout le monde ? Pour ceux qui n’ont toujours pas compris je les invite à relire le premier paragraphe de ce test. 

Un virage contrôlé pour Dirt 5 qui offre son épisode le plus varié et le plus débridé.
EXCELLENT

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