PETRACAL

Il aura fallu plusieurs millions d’années pour que l’être humain apprenne à marcher debout. PETRACAL règle cette erreur d’évolution en quelques secondes et nous renvoie immédiatement à quatre pattes dans une grotte sombre. Charles Darwin peut ranger ses notes : le progrès vient officiellement de prendre une tarte dans la gueule. 

Après un accident, le joueur se retrouve coincé dans un réseau de galeries trop étroites pour lui permettre de se tenir debout. Il faut donc ramper, case après case, en explorant les tunnels et en essayant de trouver une sortie avant que les réserves ne disparaissent.

- PLATEFORMES : PC (Steam)

- DÉVELOPPEUR : FeralSquid

- ÉDITEUR : FeralSquid

- DATE DE SORTIE : 15 décembre 2025

PETRACAL mélange dungeon crawler à l’ancienne, survival horror et gestion de ressources. La santé, l’énergie et la batterie de la lampe sont limitées. Chaque déplacement doit être réfléchi, les environs doivent être cartographiés et les bruits servent à repérer les dangers comme les ressources utiles. L’aventure repose moins sur les réflexes que sur l’observation, l’orientation et cette capacité très particulière à paniquer calmement dans un trou humide.

Une claustrophobie simple, mais plutôt efficace

PETRACAL ne possède pas cinquante systèmes ni un arbre de compétences ressemblant au plan électrique d’un immeuble bulgare. Son idée tient en une phrase : avancer péniblement dans des tunnels hostiles en surveillant quelques jauges. Cette simplicité fonctionne plutôt bien, notamment grâce aux déplacements rigides et à la visibilité réduite, qui donnent à chaque détour une petite saveur d’erreur médicale.

La direction artistique rétro participe efficacement à l’atmosphère. Ce n’est pas particulièrement spectaculaire, mais l’obscurité, les parois rapprochées et les sons inquiétants suffisent à installer une tension correcte. Le jeu comprend parfaitement que l’imagination du joueur travaille gratuitement et lui laisse donc une partie du chantier.

En revanche, PETRACAL ne réinvente absolument rien. La gestion de batterie, les ressources limitées, la carte à construire et les couloirs remplis de mauvaises surprises appartiennent déjà au grand mobilier du survival horror. La boucle devient également répétitive assez rapidement : on avance, on vérifie ses réserves, on écoute, on hésite, puis on avance encore en espérant ne pas avoir choisi le tunnel menant directement au service des urgences.

Heureusement, le jeu ne cherche pas à transformer son concept en épopée de trente heures. La fiche Steam officielleannonce une durée comprise entre une et deux heures, ce qui correspond parfaitement à ce que la formule peut supporter. PETRACAL arrive, installe son ambiance, serre légèrement la gorge puis s’en va avant de devenir franchement pénible. Beaucoup de productions plus ambitieuses pourraient prendre des notes, de préférence sans ajouter douze marqueurs sur une carte.

Cette courte durée limite forcément le développement des mécaniques et laisse une impression assez légère une fois la sortie trouvée. Il manque une véritable surprise, une créature mémorable ou une variation capable de transformer cette excursion souterraine en expérience marquante. L’absence de traduction française pourra également gêner certains joueurs, même si le jeu ne repose pas sur des romans entiers de dialogues.

Une petite idée qui connaît sa taille

Heureusement, le jeu ne cherche pas à transformer son concept en épopée de trente heures. La fiche Steam officielleannonce une durée comprise entre une et deux heures, ce qui correspond parfaitement à ce que la formule peut supporter. PETRACAL arrive, installe son ambiance, serre légèrement la gorge puis s’en va avant de devenir franchement pénible. Beaucoup de productions plus ambitieuses pourraient prendre des notes, de préférence sans ajouter douze marqueurs sur une carte.

Cette courte durée limite forcément le développement des mécaniques et laisse une impression assez légère une fois la sortie trouvée. Il manque une véritable surprise, une créature mémorable ou une variation capable de transformer cette excursion souterraine en expérience marquante. L’absence de traduction française pourra également gêner certains joueurs, même si le jeu ne repose pas sur des romans entiers de dialogues.

MON AVIS
PETRACAL n’est ni un excellent survival horror miniature ni une catastrophe découverte au fond d’une mine abandonnée. C’est un petit jeu correctement construit autour d’une idée immédiatement compréhensible. Son atmosphère claustrophobe fonctionne, sa gestion des ressources apporte suffisamment de tension et sa durée raisonnable l’empêche d’user complètement son concept.

Il ne surprend presque jamais, manque de variété et risque de quitter les mémoires aussi rapidement qu’il est arrivé. Pourtant, le parcourir reste sympathique. PETRACAL fait ce qu’il promet, sans génie particulier mais sans accident industriel non plus. Une courte promenade à quatre pattes dans le noir, parfaite entre deux jeux plus ambitieux. Ce n’est pas la découverte de l’année, mais toutes les grottes ne contiennent pas forcément un trésor. Certaines proposent simplement une heure convenable et un léger mal de dos.

SYMPATOCHE

Points forts

  • Une claustrophobie efficace
  • Une formule vite comprise

Points faibles

  • Très peu d’idées nouvelles
  • Une boucle répétitive

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