Test de Colossus – Eternal Blight

Le royaume d’Eireos a un léger problème de moisissure. Dans une location classique, le propriétaire aurait repeint le mur en blanc avant de conserver la caution. Ici, la moisissure dévore les habitants, transforme les animaux en saloperies agressives et menace de condamner le monde entier. On appelle cela le Blight, ce qui possède tout de même davantage d’allure que « champignon noir derrière le canapé ».

Colossus – Eternal Blight est un action-RPG en vue du dessus mêlant combats en temps réel, exploration, progression et narration. Lucian traverse différentes régions d’Eireos, affronte des créatures corrompues, accomplit des quêtes, fouille des ruines et résout quelques énigmes inspirées des anciens Zelda. Les affrontements reposent sur le placement et le rythme : il faut enchaîner les attaques, esquiver, parer au bon moment puis contre-attaquer lorsque l’adversaire laisse une ouverture. Un arbre de compétences et un système d’équipement permettent progressivement d’améliorer le personnage.

Au milieu de cette catastrophe se trouve Lucian, un jeune homme parti à la recherche de son frère Lance, disparu après avoir tenté d’endiguer la corruption. Une affaire de famille, de sacrifice et de créatures à découper proprement avant qu’elles ne viennent salir le pixel art.

- PLATEFORMES : PC (Steam)

- DÉVELOPPEUR : Rustic Panda Games LLC

- ÉDITEUR : LevelUpGaming

- DATE DE SORTIE : 21 juillet 2026 en accès anticipé

Colossus – Eternal Blight est un action-RPG en vue du dessus mêlant combats en temps réel, exploration, progression et narration. Lucian traverse différentes régions d’Eireos, affronte des créatures corrompues, accomplit des quêtes, fouille des ruines et résout quelques énigmes inspirées des anciens Zelda. Les affrontements reposent sur le placement et le rythme : il faut enchaîner les attaques, esquiver, parer au bon moment puis contre-attaquer lorsque l’adversaire laisse une ouverture. Un arbre de compétences et un système d’équipement permettent progressivement d’améliorer le personnage.

La corruption intervient également dans certaines décisions. Des personnages contaminés peuvent être sauvés grâce à des quêtes de purification, abandonnés à leur sort ou devenir la source de pouvoirs plus sombres. Ces choix sont présentés comme permanents et doivent, à terme, influencer l’état du royaume ainsi que le parcours de Lucian. Dans la version actuelle, une seule classe est disponible, avec deux paliers de compétences, plusieurs quêtes secondaires et une section inspirée du roguelite composée de dix niveaux de difficulté croissante.

Colossus possède immédiatement de bonnes sensations. Les coups ont du poids, les déplacements sont suffisamment vifs et la parade apporte cette petite satisfaction primitive qui consiste à attendre qu’un ennemi attaque uniquement pour lui expliquer qu’il a choisi le mauvais moment pour vivre. Le jeu encourage à observer les animations, gérer la distance et profiter des ouvertures plutôt qu’à massacrer la manette comme si elle refusait de rendre la monnaie.

Tout n’est pas encore parfaitement équilibré. Certains groupes d’ennemis peuvent produire des situations confuses, quelques attaques manquent de lisibilité et certains effets visuels gagneraient à être mieux dosés. L’ensemble reste néanmoins convaincant, surtout pour un projet encore en construction. Les fondations sont là et, surtout, elles donnent envie de découvrir les futures classes et les possibilités de spécialisation promises par le studio.

Un combat qui préfère le rythme au massacre de boutons

L’exploration fonctionne selon une formule classique mais efficace : villages, chemins détournés, coffres, ruines et petites énigmes viennent casser le rythme des combats. Colossus ne réinvente pas l’action-RPG en deux dimensions, mais assemble ses influences avec suffisamment de soin pour ne pas ressembler à une simple brocante de souvenirs vidéoludiques.

C’est surtout sa direction artistique qui permet à Colossus de sortir la tête du marais. Les décors dessinés à la main sont détaillés, les animations possèdent une belle fluidité et la corruption transforme progressivement les environnements sans qu’il soit nécessaire de placer trois cadavres et un filtre violet pour signaler que la situation devient préoccupante. Le monde d’Eireos possède déjà une identité visuelle solide, quelque part entre le JRPG classique et l’action-RPG moderne.

La musique accompagne correctement cette atmosphère mélancolique tandis que l’histoire, centrée sur la relation entre Lucian et son frère, évite pour le moment de noyer le joueur sous quarante-sept prophéties, six dieux déchus et un enfant mystérieux parlant uniquement par énigmes. Le récit reste simple, mais il installe efficacement ses enjeux et laisse entrevoir des choix intéressants autour de la corruption. Il faudra cependant attendre les prochains chapitres pour savoir si ces décisions provoqueront de véritables conséquences ou simplement deux lignes de dialogue légèrement contrariées.

Ce test concerne exclusivement la version en accès anticipé lancée le 21 juillet 2026. Cela implique que Colossus n’est pas encore une aventure complète. La version actuelle comprend le prologue, le début du premier chapitre, une seule classe jouable, deux niveaux de compétences, quelques quêtes secondaires, une première mission de purification et un petit donjon roguelite. L’histoire s’interrompt donc alors que le monde commence seulement à dévoiler son potentiel.

Rustic Panda Games prévoit de maintenir cet accès anticipé jusqu’à la fin de l’année 2027. De nouveaux chapitres, classes, donjons et contenus secondaires doivent progressivement rejoindre le jeu, avec un objectif annoncé d’environ quinze à vingt heures pour la version finale. Le studio souhaite également rendre les sauvegardes compatibles avec les futures mises à jour, sans pouvoir encore le garantir définitivement. Le tarif devrait augmenter lors du passage en version 1.0. Ces engagements sont détaillés sur la fiche Steam officielle.

Court mais plein de promesses

Acheter Colossus aujourd’hui signifie donc accepter une aventure courte, certains bugs, des équilibrages provisoires et des systèmes susceptibles d’être modifiés. Ceux qui souhaitent découvrir l’intégralité de l’histoire sans interruption auront tout intérêt à patienter. En revanche, pour les joueurs qui aiment suivre la construction d’un projet indépendant, cet accès anticipé est plutôt rassurant. Les développeurs communiquent régulièrement, prennent en compte les retours et ont déjà retravaillé les tutoriels, la fluidité des enchaînements et plusieurs éléments de confort. Une première mise à jour d’optimisation et de localisation est d’ailleurs arrivée seulement trois jours après le lancement.

Le colosse doit encore grandir

Il ne s’agit pas d’excuser automatiquement chaque défaut en collant l’étiquette « accès anticipé » dessus. Cette mention n’est pas un produit ménager capable d’effacer les bugs. Mais dans le cas de Colossus, elle permet de replacer ses limites dans un chantier qui avance visiblement dans la bonne direction. Le studio ne semble pas avoir abandonné une carcasse devant la porte de Steam avec un écriteau « revenez en 2027 ». Le travail est réel et la progression du projet paraît sérieuse.

MON AVIS
Dans son état actuel, Colossus – Eternal Blight est davantage une promesse jouable qu’un action-RPG pleinement constitué. Son contenu reste limité et plusieurs éléments demandent encore du réglage, mais les combats sont déjà agréables, le pixel art possède une véritable personnalité et l’univers donne envie d’être exploré davantage.

Rustic Panda Games réalise du bon travail et paraît savoir où conduire son projet. La route jusqu’à la version finale sera longue, mais les fondations sont suffisamment solides pour que l’on puisse rester optimiste. Colossus n’est pas encore le géant annoncé par son titre. Pour le moment, c’est un adolescent un peu maladroit, couvert de corruption et déjà capable de mettre une très belle parade. Nous reviendrons vérifier sa taille lorsqu’il aura terminé de grandir.

ÉCHEC ATTACHANT

Points forts

  • Un pixel art particulièrement soigné
  • Des combats dynamiques et techniques

Points faibles

  • Un contenu encore très limité
  • Quelques problèmes techniques

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.