Sakura Wars

INFO
2020 – PS4
Genre – Simulateur de gros relou
Joueurs – Solo
Développeur Sega
Editeur Sega
PEGI 16
Testé sur PS4, en toute logique


Absolument tout va bien. Je suis un homme entouré de femmes et mes deux katanas prouvent infiniment que je suis le sexe fort. Celui qui peut directement demander un rencard dès la première discussion c’est moi. Celui qui fait rougir les filles c’est moi. Celui qui va se prendre un seau d’eau bouillante en pleine gueule en me faisant traité de gros pervers c’est toujours moi. Suis-je un crétin ? Bien sûr que non ! Nous allons gagner les olympiades et gagner le respect de nos pairs. Nous allons être les rois du théâtre. Nous allons tous avoir une demi-molle ! Pardon, je vais avoir une demi-molle.

Putain c’est long comme ma…
Bien arrivé dans un Tokyo steampunk des années 40, notre personnage principal, Seijuro Kamiyama, va réussir à enchaîner les clichés dès les premières secondes. Une bestiole pas belle l’aborde délicatement en défonçant l’épaule de notre héros au coeur fondant au chocolat. Difficile de sortir son gros katana dans une situation aussi fâcheuse. Heureusement, un deus ex machina vient dénouer cette situation fort embarrassante. Un gros mécha débarque en fourrant un gros bourre pif des familles et le tour est joué. Seijuro, sauvé, efface toutes ses vilaines pensées sur la ligne 13 parisienne avant de se rendre compte que son retard va lui valoir un avertissement et la signature des parents. Il doit se rendre au théâtre impérial pour commencer ses fonctions de jeune capitaine de la brigade des fleurs (et non celle des feuilles car la brigade des feuilles c’est celle des chevaliers du fiel). Composée de cinq filles aux caractères bien différents, ce groupe jouent les actrices pour divertir quand elles ne sont pas dans des gros mecha pour faire la justice dans les rues. Par conséquent, nous allons devoir être coach de théâtre et stratège militaire. Ce sera tout pour le synopsis. Le jeu se termine en une vingtaine d’heures et je n’ai divulgué que l’introduction.

Le début du jeu

Visual je vais conclure novel
Sakura Wars décide ici de faire un reboot en gardant l’A.D.N. principal : le visual novel au trilliard de ligne de dialogue avec la possibilité de draguer comme un rouleau compresseur tout ce qui a un sexe féminin et de l’action. Je vais parler ici de la partie drague et des dialogues qui en découle. Vous l’aurez compris, nous allons pouvoir draguer avec nos choix de dialogue. Nous ne sommes clairement pas au niveau d’un Super Seducer mais les moments de malaises sont bien là. Le grand classique du bain des filles et la possibilité de répondre « je suis donc au bon endroit  » n’est clairement pas du meilleur goût. Il existe bien évidemment des réponses plus saines mais qui dans ce genre de cas amènera de toute façon à la même situation. L’ensemble reste assez burlesque mais lourd et sans originalité pour qui connaît les séries Nicky Larson ou encore Love Hina. C’est donc sur ce terrain mainte fois battu par un nombre incalculable de séries ou de mangas que Sakura Wars va faire avancer un scénario poussif cousu d’un fil blanc épais comme de l’amarre. Les dialogues ne sont nippons ni mauvais et il arrivera souvent que les doubleurs voix disparaissent d’un coup pour laisser place à la suite des dialogues en mode Malaise TV. Soit on enregistre tout, soit on propose que les voix pendant les phases animées mais pas un immense patchwork bancal qui donne l’impression que le son à planté. Un niveau de finition douteux qui est en parti sauvé par une bonne traduction dans la langue de Victor Hugo.

Cette capture résume parfaitement l’état d’esprit

Gogo gadgeto caca
Au milieu de ces océans de dialogues, les combats. La licence abandonne l’aspect tactical au tour par tour pour laisser place à du on-fonce-dans-le-tas en temps réel. Comme dirait Arnold Schwarzenegger dans Hamlet : « Monumentale erreur ». Ok, c’est beau et fluide mais on s’ennuie vite au milieu de combats à la difficulté inexistante. J’ai défoncé le premier boss en 20 vraies secondes. A peine le temps de voir sa tronche. Les phases de plateformes sont sympas mais inutilement longues et switcher entre les méchas sera plus formel que stratégique. Un choix incompréhensible. Un ratage total.

Beau, fluide et raté

Des points positifs ?
Les graphismes sont mignons pourquoi ?

Mon avis
Avec ce reboot et enfin des sous-titres en français Sakura wars rate le coche sur de trop nombreux points. Le scénario est bateau, l’humour lourdingue et les combats ennuyeux. Les gros fans de la première heure seront aux anges. Ce qui m’amène à le conseiller exclusivement aux fans.

Un reboot très moyen qui ne s’en donne pas les moyens
TRES MOYEN

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